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Vous parcourez actuellement les archives du blog Adolphe Pakoua pour juin 2013.

Archive pour juin 2013

UNE TRANSITION CHAOTIQUE

Dans sa jeune histoire, le CENTRAFRIQUE, à part sa transmutation lors d’un événement inouï au cours duquel on l’avait transformé en EMPIRE, n’a pas enregistré d’autres événements qui lui ont valu la quantité d’encre et de salive employées pour relater les douloureuses péripéties que la SELEKA, son chef et leurs « acolytes » ne cessent de répandre chaque jour sur le peuple centrafricain et son territoire.

Peut-on croire que le développement de l’industrie informatique dans la transmission des informations est la raison majeure de ce flot de réactions qui concernent la prise du pouvoir à BANGUI par la SELEKA, avec le cortège d’exactions qui la caractérisent ?

La réponse à cette question peut se résumer par l’affirmative, mais l’ampleur des dégâts de la SELEKA a autant de poids dans la balance de ce jugement.

En effet, n’étant pas toujours rassasiés de leurs exactions, les éléments de la SELEKA continuent de perpétrer, sans la moindre inquiétude, leur razzia sur le CENTRAFRIQUE, à un point tel que le Premier Ministre de la transition, qui aurait dû être une pièce maîtresse de la réussite de ladite transition et de la réussite d’une sortie de crise honorable, s’allonge en toute tranquillité sur un matelas cotonneux de mutisme, de laxisme et de laisser-faire. Certains vont jusqu’à croire qu’il est lui-même membre éminent de la SELEKA.

La crédibilité internationale que lui ont accordée les instances telles que la CEEAC ou l’O.N.U. ne lui a servi à rien, pour trouver une réelle parade afin de contrecarrer les visées de la SELEKA et de ses assassins.

En ayant au départ la confiance des institutions internationales, il aurait pu plier le chef de la SELEKA dans son aventure d’auto-proclamation, pour lui faire comprendre que la situation méritait d’être traitée autrement, avec la supervision d’un homme neutre, aussi bien neutre dans l’armée que dans les partis politiques. Ce qui aurait davantage donné de crédibilité à la politique centrafricaine et permis une bonne assistance des différents partenaires du pays.

Avec la composition du CNT conduite véritablement comme une fête où les invités sont choisis selon les affinités, le Premier Ministre aurait dû faire preuve d’un courage inflexible en usant d’un esprit de créativité. Il y a seize préfectures en CENTRAFRIQUE et la diaspora comprise, il aurait dû demander à chaque entité de lui produire sept membres chacune, ce qui aurait fait cent dix-neuf membres qui n’auraient posé aucun problème quant à leur choix (le peuple) et la composition de leur bureau sis sur des bases démocratiques. Au lieu de cela, il s’est laissé embarquer dans l’application d’un système « mafieux » où il était question de parler de société civile, de confessions religieuses et d’autres terminologies censées brouiller davantage les pistes.

S’il avait adopté un tel schéma, cela lui aurait donné davantage de poids et de crédibilité, et aurait évité au représentant de l’Union Européenne d’intervenir sur un sujet si simple et de bon sens. L’intervention de ce haut fonctionnaire sur un aussi léger dossier est tout simplement la démonstration que ce pays n’arrive pas à placer les hommes qu’il faut aux postes qu’il faut.

Le « chef » des bandes de violeurs, de voleurs, de pillards est incapable de contrôler ses zouaves parce qu’il n’est pas l’homme qu’il faut et peut-être parce qu’il n’est pas aussi violeur, aussi voleur, aussi pilleur que ces aventuriers de grand chemin. Or, un adage prévient chacun en ces termes : « Qui se ressemblent, s’assemblent. » Et s’il était conscient de ce dicton, il aurait commencé par indiquer son orientation, que tous ses suiveurs devaient accepter avant de s’engager dans une aventure qui le rend aujourd’hui insomniaque.

L’insécurité a atteint un sommet tel que le moindre bruit à BANGUI met tout le monde en alerte, la peur d’une contre-offensive aux dépens de la SELEKA étant une réalité urticante. Tout le monde le souhaite, tout le monde le craint.

Voilà le gros fruit d’une transition chaotique, où les chefs ne savent plus que faire, où les partis politiques ont disparu, laissant la place à des individus qui se disent partis politiques tout simplement parce que la confusion a gagné tous les esprits.

Et à l’allure où vont les choses, l’on se demande combien de temps durera la transition, quels hommes doivent conduire cette transition car ce ne sont pas ceux actuels du gouvernement (avec la cohorte de ministres tchadiens) ni ceux au CNT, incapables de débattre des réalités du pays, car la démonstration est faite que plus longtemps ils resteront à leurs postes, plus longtemps durera le calvaire du peuple centrafricain.

Le peuple promet de se venger, lors des prochaines élections générales, des hommes politiques et des partis politiques courbés sous le mutisme devant les massacres, les viols, les vols dont il est victime quotidiennement. Il oublie que ce sont ces hommes qui organisent les élections et les mènent comme ils entendent, avec le cortège de magouilles et d’intimidations que cela suppose et dont ils ne se passeront pas.

Quand on se montre réfractaire à une nouvelle élection du bureau du C.N.T, dont les membres ne sont plus les mêmes en effectif, il ne faut pas aller loin pour deviner ce qui se projette en ce qui concerne les futures élections.

En attendant, le chaos de la transition est un enfer pour le gentil et pacifique peuple centrafricain, sur qui on déverse des tonnes et des tonnes de malheurs immérités. Ce n’est pas en mettant en berne le beau drapeau dont les centrafricains sont si fiers, parce qu’un grand nombre de centrafricains ont péri en voulant survivre dans des mines de diamant ou d’or, qu’on s’abaisse pour faire amende honorable des viols, des saccages, des pillages répandus sur tout le territoire par les bandits qui vous soutiennent, que le peuple oubliera et vous applaudira. Il n’aurait pas fallu, au départ, faire couler le sang d’un seul centrafricain, violer une seule femme, saccager un seul bâtiment public pour mériter de mettre en berne les couleurs centrafricaines. C’est une plaisanterie de très très mauvais goût dont il fallait vous passer. Les centrafricains savent pleurer leurs morts, vous n’allez pas le leur apprendre aujourd’hui, vous qui avez montré que vous veniez pour mettre ce pays à ras de terre, comme le souhaitent vos maîtres chez qui vous courez chercher du soutien. Vos prédécesseurs vous ont facilité la tâche en démantelant complètement l’armée centrafricaine, ne vous y fiez pas, ce peuple saura se relever.

En attendant, il faut trouver les moyens pour mettre un terme à la politique désastreuse de cette transition, qui ne tue pas, seulement, « à petit feu », mais dont la lame de fond fait un travail de transformation indéniable et progressive du pays.

Adolphe PAKOUA

BIYA-BOZIZE : LES DEDALES D’UN HEBERGEMENT

Trois mois sont déjà passés depuis la prise du pouvoir par la SELEKA le 24 mars 2013.
Que s’est -il passé pendant tout ce temps que certaines personnes considèrent comme un changement ?
Au Cameroun, le Président déchu François BOZIZE qui était de passage dans ce pays, y est encore et cela laisse l’homme fort de Centrafrique en éveil.
Djotodia n’arrive toujours pas à contenir ses troupes aussi bien dans la capitale que dans les autres villes de province et de savoir que l’ancien président Bozizé réside juste dans le pays voisin lui donne l’idée que ce dernier est entrain de préparer sa revanche. Ceci inquiète le chef de la coalition SELEKA qui de surcroît n’a pas eu l’honneur d’être reçu par Paul BIYA, président du Cameroun.
Depuis son entrée en Centrafrique, la SELEKA a posé des actes qui ont fragilisé la population Centrafricaine : pillages en tous genres, séries de viols et de meurtres impardonnables,… Le pays se trouve encore dans l’insécurité totale et au lieu de penser à trouver des solutions immédiates à toutes ces exactions, le nouveau pouvoir de Bangui préfère se pencher sur le dossier Bozizé qui semble être une priorité pour lui. Aurait -t-il oublié que sa prise du pouvoir a été accompagné d’actes considérés de crimes contre l’humanité ? Est ce pendant une période de transition que les dossiers du genre Bozizé doivent être traités? Quel est le rôle du Conseil National de Transition ? Sécuriser son fauteuil de chef d’État serait-il plus important que servir et protéger son pays ?
Des cris s’élèvent de partout : la population est toujours victime de pillages, de viols, d’arrestations arbitraires. Elle n’arrive pas à faire face aux problèmes de santé, d’alimentation et ne parlons pas de l’éducation, où l’on peut déjà penser à une année perdue pour nos enfants et pour l’avenir du pays. Les cinq verbes de la Centrafrique (instruire, nourrir, soigner, loger et vêtir) n’existent plus dans le quotidien des centrafricains, tout comme la constitution a disparu au terme d’une seule phrase. Nos enfants naissent sans espoir d’être nourris, soignés, instruits,…
Combien de dirigeants se sont déjà succédé depuis la colonisation ? Ont-ils vraiment défendu les causes de la population ou ont-ils servi leurs propres intérêts ?
Bozizé arrive au pouvoir par un coup d’état en 2003 : il éjecte de ce fauteuil en or Ange Félix Patassé. 10 ans plutard, c’est son tour d’être éjecté de la même manière (chacun son tour chez le coiffeur). Même procédure de prise de pouvoir : coup d’état avec ses corollaires ; même méthode de gouvernance et de sortie de crise. Les intérêts des populations sont foulés au pied : le président déchu vivait dans un pays  sans en connaître la réalité. Un des dirigeants de ce pays a dit après sa chute : « c’est mon entourage qui m’a induit en erreur ». La lucidité lui est revenue tout d’un coup après coup.
A quand le changement ? A-t-on pensé aux stratégies à mettre en place pour sortir ce pays de ce cycle infernal ?
En Afrique, en général et particulièrement en Centrafrique, c’est le président qui décide de tout ; les ministres et les députés ne font qu’exécuter les commandements qui descendent de sa volonté. Jusqu’où irons-nous si nos dirigeants ne se réveillent pas de cet aveuglement et de ce sempiternel  sommeil. Nous sommes tous enfants de notre pays et tant que nous n’aurons pas tiré les leçons du passé et de notre histoire, ce sera un éternel cycle : même résultat pour une même procédure.
Que vient faire Paul Biya dans tout cela ? Aujourd’hui pour avoir décidé d’héberger aussi longtemps que prévu un sans domicile fixe, ses frères africains veulent unir leur force pour le faire partir de son fauteuil. En tenant compte de l’histoire, nous pensons que Bozizé à Yaoundé , c’est mieux que Gbagbo à la CPI car, il est encore dans nos murs et peut être jugé par les siens à tout moment.
Jacqueline GBANDO

LES DEUX FACES D’UNE MEDAILLE

Cameroun: Tête à tête inédit entre Djotodia et Biya?

Par Pacôme Pabandji à Yaoundé – 20/06/2013

Annoncé à Yaoundé pour le sommet du Golfe de la Guinée, le président centrafricain Michel Djotodia pourrait rencontrer son homologue camerounais Paul Biya

Depuis le 24 mars 2013 date de l’accession par les armes au pouvoir par Michel Djotodia, la République centrafricaine et le Cameroun n’entretiendraient pas de relations diplomatiques prometteuses. La raison annoncée officiellement est l’hospitalité longue et interminable accordée par le président Paul Biya à François Bozizé. En effet, lors de la tournée sous régionale de Djotodia, ce dernier a parcouru les pays de la CEMAC où il a été reçu par les dirigeants, sauf le Cameroun bien que la demande aurait été faite. La présidence centrafricaine avait alors annoncé que «le programme de Biya est trop chargé. Simple refus de réception de l’homme fort de Bangui?


© journaldebangui.com
Le président Paul Biya (g) et le président de Transition de RCA Michel Djotodia (d)

Les faits se sont confirmés lors du sommet de la CEMAC à Libreville où M. Paul Biya s’est délibérément fait représenter par son Premier ministre, histoire d’éviter un tête-à-tête avec le tombeur de son «dauphin» Bozizé. Cette fois, les deux hommes pourraient plus s’éviter: le Cameroun accueille fin juin le sommet du Golfe de Guinée et la République centrafricaine est membre. Michel Djotodia sera dans la capitale camerounaise dans quelques jours. De source proche de la présidence de la République centrafricaine, il devrait même rencontrer la communauté centrafricaine au Cameroun à l’ambassade de la Centrafrique à Yaoundé. La même source annoncée d’autres rencontres diplomatiques entre le président centrafricain et ses homologues dont le président Paul Biya.

Après trois mois, les deux hommes d’Etat de Centrafrique et du Cameroun pourront enfin discuter pour trouver des terrains d’entente étant donné que le Centrafricain ne serait pas trop content de la présence de l’homme qu’il a fait tomber le 24 mars dernier. On voit déjà le dossier Bozizé à l’ordre du jour, surtout que deux mandats d’arrêts ont été lancés contre lui.

L’AMATEURISME POLITIQUE AU POUVOIR

Six cent vingt-deux mille kilomètres carrés

Près de quatre millions d’habitants

Cinquante trois ans d’indépendance

Six chefs d’État

Aujourd’hui un gouvernement de plus de trente membres

Aujourd’hui un Conseil National de Transition de cent trente cinq membres

Bilan :

Un seul hôpital général

Une seule université

Un seul aéroport de « renommée » internationale

Une seule route nationale à moitié bitumée de cinq cents kilomètres

Trois hôtels de plus de cent chambres

Une seule brasserie ( symbolique du développement industriel )

Un seul stade de plus de dix mille places (les férus diront vingt mille places)

Cent cinquante élèves par classe dans le primaire et dans le secondaire

VOILA LE CENTRAFRIQUE GRANDEUR NATURE

Au vu de ces données que beaucoup prendraient pour une présentation pas trop réaliste de la carte postale de CENTRAFRIQUE, en ceci que toutes les données ne seraient pas prises en compte, nul ne mettrait en doute le fait que les seules qui sont fournies ici sont celles que tout centrafricain reconnaît comme réalités palpables.

Ce profil du pays, presque statique depuis des décennies est le résultat d’un laisser-aller dramatique au niveau de la gouvernance du pays. En effet, rares seraient les dirigeants qui se vanteraient d’avoir laissé à la postérité et au bénéfice des centrafricains, des réalisations pouvant prouver leur passage à la direction du pays. Comment peut-on expliquer une telle défaillance étalée sur une aussi longue période qu’est un demi-siècle ?

Les changements politiques se sont faits en CENTRAFRIQUE sur un coup du hasard, concrétisés dans un coup d’État pour la plupart. Cela n’empêche pas qu’on puisse faire un coup d’État et réaliser de bonnes choses par la suite. Mais un coup d’État, c’est souvent une action rapide, qui ne demande pas trop de temps de préparation à cause des fuites qui pourraient tout faire rater.

Donc celui qui arrive au pouvoir par cette voie n’a pas de programme politique arrêté, qui puisse le guider dans ses orientations politiques, économiques et sociales. Tout ce qu’il se mettra à faire sera le fruit de l’improvisation. Et l’on sait ce que produit une improvisation routinière.

De la même façon que les chefs militaires qui se sont emparés, sans le moindre programme politique, du pouvoir en CENTRAFRIQUE, les autres, civils, n’ont pas de leur côté exercé ce pouvoir sur la base d’un programme bien défini, pouvant aider à asseoir les fondations d’un processus de développement économique, social et politique.

Dans ce pli qui est le propre des hommes « politiques » centrafricains, l’on ne peut guère s’étonner aujourd’hui de voir à quel point le chef de la transition politique de CENTRAFRIQUE et son équipe ont du mal à gérer les affaires publiques. Ils ont vécu dans la routine, ils ne peuvent pas sortir de la routine.

Ce n’est donc pas pour du beurre que tout ce qu’ils peuvent faire ne peut consister qu’à faire des nominations : on forme un gouvernement sans savoir qui fera réellement quoi, on donne des grades quand bien même les nouveaux gradés ne savent qu’appuyer sur une gâchette, et pire, parce que la coutume veut qu’on nomme des ministres résidents qui ne servent strictement à rien ( à quoi servent alors les députés ou pour respecter la nouvelle appellation les conseillers nationaux de transition), alors, il faut faire plaisir à ces « sinistres » en faisant d’eux des « ministres résidents » de telle ou telle préfecture. Pendant que les galons fleurissent çà et là, le peuple se fait violer et massacrer.

La politique, ce n’est pas ça du tout. Le pays est malade depuis parce que les hommes ne font pas la vraie politique, dans le sens des responsabilités publiques qu’ils peuvent assumer, mais la politique des manœuvres néfastes, qui ne font rien avancer mais soutiennent plutôt la régression générale ou généralisée. La démonstration est faite quand on voit l’état dans lequel se trouve le CENTRAFRIQUE en ce Dimanche 23 Juin 2013.

C’est dire qu’on attend autre chose de la transition, autre chose de ce que produiront les élections d’après la transition. On n’a plus besoin de partis politiques qui se considèrent comme tels, quand bien même ils sont incapables de produire le moindre programme qui pourrait faire leur originalité, leur spécificité et témoigner de leur crédibilité.

POUR AVANCER, LE CENTRAFRIQUE DOIT EN FINIR AVEC LA ROUTINE ET LES ROUTINIERS.

Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : LIBERTE D’EXPRESSION MENACEE

Publié par Maurice Wilfried SEBIRO le 21 juin 2013
166089_641216429227148_1267626887_nLe journaliste et photo reporterHervé Séréfio, patron de l’entreprise de la presse audio- visuelle Diaspora se trouve actuellement dans les locaux de l’ OCRB ( Office Centrafricain de la Répression du Banditisme) selon une source qui a requis l’anonymat.

Le plus célèbre des photographes Centrafricains est en train de subir des interrogations avant d’être transféré au parquet pour y être auditionné précise la même source.

On ignore encore les motifs de cette arrestation et pour tant, le président Djotodia a promis qu’aucun journaliste ne sera arrêté sous son règne.

M. Séréfio, jeune franco-centarafricain s’est illustré ces derniers temps grâce aux diffusions des images sur la République Centrafricaine. Ce dernier était déjà dans le collimateur de l’ancien régime, avant d’échapper récemment à  un kidnapping  de la part des éléments de l’ex groupe rebelle Séléka.

M. Séréfio interpelle souvent les Centrafricains et les autorités de ce pays à travers la diffusion d’ une diversité des images dignes d’une époque moyenâgeuse sur les réseaux sociaux .

Wilfried Maurice SEBIRO

La SELEKA vient à peine de prendre les rennes  de ce pays et ne laissera pas le temps aux centrafricains pour leur montrer de quel bois elle se chauffe. Après avoir saccagé les édifices publics  et religieux qui ne cadrent pas avec leur plan de transformation islamique de ce pays, après avoir violé les femmes et les filles pour faire courber l’échine aux hommes, après avoir rempli le gouvernement de ministres à tendance musulmane, après avoir épinglé de grades militaires élevés les poitrines de certains rebelles de la même assonance, la SELEKA et son chef autoproclamé s’orientent maintenant dans la chasse aux sorcières. Il va leur falloir étêter les centrafricains pour les faire passer dans leur moule. Toi centrafricain, obéis sans broncher aux commandements de la SELEKA, toi centrafricain courbe l’échine devant un enturbanné SELEKA et respecte les commandements de sa religion, toi centrafricain ferme les yeux devant les supplices de ton frère qu’on égorge ou qu’on émascule sans verser la moindre larme. Toi centrafricain, regarde les yeux écarquillés sans mot dire ta soeur, ta tante, ta mère, ta fille qu’on viole sauvagement sans faire cas de ses complaintes car le CENTRAFRIQUE n’est plus à toi, il est désormais le sucre de la SELEKA. On te promet un, deux ou trois mois de salaire pour te faire oublier toutes ces exactions, on promet de réparer les ponts cassés dans ta ville de BANGUI pour te donner l’illusion qu’elle va devenir coquette avec la SELEKA et sa dictature. Vas-tu continuer à mordre à ces genres d’appâts ? Où sont passés tes vrais droits ? Les ignores-tu ou fais-tu semblant de ne rien y comprendre. Le pays est à toi et tu fais comme s’il ne l’était pas. Est-ce à cause de ton égoïsme, de ton tribalisme, de ton manque de solidarité, de ta cécité face à la réalité des choses, de ton esprit partisan aveugle qui te fait applaudir le bourreau de tes parents ? Comment peut-on être quatre millions et ne pas penser un seul instant qu’on ne peut pas laisser une horde de buffles sauvages détruire tous les champs sans pousser les cris qui les mettraient à la déroute ?

Aujourd’hui c’est un chasseur d’images qui est en train de  subir des interrogations “certainement amicalement douloureuses” à cause de sa volonté de faire savoir les choses à ceux qui les ignorent. A cause de ce désir de partager avec ses frères, il est en train de passer de très mauvais quarts d’heure. Va-t-on laisser la SELEKA et ses bull-dogs , continuer à arracher de leurs crocs la chaire des centrafricains?

A un moment où les hommes politiques de ce pays ont totalement baissé les bras pour ne rien dire face aux exactions de la SELEKA, il convient de se montrer solidaires dans l’instinct de survie, de ne pas perdre toute lucidité pour trouver la parade et mettre un terme à toute cette série de comportements barbares et d’incompréhensions inimaginables.

Face à cet acte inacceptable que constitue la mise aux arrêts de quelqu’un qui ne fait qu’informer à travers des images soumises à l’appréciation de tout un chacun, et parce qu’il ne fait aucun commentaire de ces images, nous demandons, si l’information est vraie, la mise en liberté totale du frère SEREFIO. Le CENTRAFRIQUE a encore une institution judiciaire chargée de traiter ce genre de problème

FETE DE LA MUSIQUE 2013

En ce 21juin 2013, où tous les lieux publics du monde entier sont animés par des musiciens de tout genre pour égayer les villes et remplir leurs habitants de joie et de plaisir, nous ne pouvons pas nous passer de  mettre en ligne quelques chansons, pour ajouter notre partition à la note générale et ainsi partager ce plaisir aujourd’hui universel.

Avec Georgette Adjie du Cameroun, savourons la musique traditionnelle MPIEMON, cette musique que partagent tous les MPIEMON du CAMEROUN et du CENTRAFRIQUE, et qui met en valeur un folklore qui a bien résisté à l’épreuve du temps. Un folklore qui, nous l’espérons, continuera à faire vivre la langue et l’âme MPIEMON, pour toujours et toujours. Bon vent à toi Georgette et bon vent à la culture et au folklore MPIEMON.

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE

En cours au lycée de M'Baïki - Centrafrique

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE Préface du Professeur François ZONZAMBE Spécialiste de littératures Française et Comparée à l’Université de BANGUI.

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE du Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, est à la fois un roman et une véritable chronique du CENTRAFRIQUE que symbolise GBAZABANGUI, une « chaîne de montagnes pierreuses, verdoyantes et giboyeuses », qui surplombe et encaisse BANGUI, la capitale centrafricaine. Cette chronique de GBAZABANGUI se situe entre les années 1960 et 1996. Le romanesque transpire dans la scène où JOUDA, fille de Tuby DANGAYE, est frappée de mutisme. Phénomène qui se produit dès l’arrestation de son père et qui, à partir de ce moment-là, la rend visionnaire auprès de sa mère qu’elle va diriger jusqu’à recouvrer la parole à la libération de son père. Le romanesque transpire aussi dans la scène où, JOUDA, victime de mutisme, va converser avec sa mère MUNDY à travers des rêves où elle lui fera des révélations sur la vie de son père incarcéré dans la geôle de SARAGBA où un graffiti va apparaître à DANGAYE pour, à son tour, lui faire des révélations à propos de son séjour en prison et de son avenir. Le romanesque culmine enfin dans la scène où le visage d’une fée ou d’une nymphe apparaît à son tour dans le graffiti pour hanter plus tard MUNDY et devenir son double en vue de l’aider à venger son mari Tuby DANGAYE, injustement incarcéré. Ainsi, après avoir aidé l’homo duplex MUNDY, alias OREADE, à régler leurs comptes aux multiples tortionnaires et ennemis de son mari Tuby DANGAYE, la nymphe déclarera : « Mission terminée ». Romancier, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, n’en demeure pas moins un chroniqueur qu’un caméraman. Son œuvre demeure tout objective à l’instar de René MARAN dans « BATOUALA », véritable chronique de la GBAMBA, petit affluent de l’OUBANGUI, qui traverse la ville de GRIMARI, ancien district de KREBEDGE, qu’il symbolise en OUBANGUI-CHARI. Chroniqueur à l’instar de FROISSART et de JOINVILLE, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo restitue fidèlement tous les événements vécus en CENTRAFRIQUE entre les années 1960 et 1996. Ainsi, sa plume se métamorphose en pinceau pour peindre les différents paysages centrafricains qu’il traverse, et ses yeux, comme l’œil d’une caméra, filme tout sur son passage, dans les sentiers de la forêt équatoriale, des savanes, des villages, dans les rues et boulevards de la capitale BANGUI. La photo du bac traversant, en quatrième de couverture du roman, la rivière KADEI à NOLA, symbolise la virginité de cette forêt riche en faune et havre de paix. A travers un style narratoire et pittoresque, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, nous a parlé le SANGHO, le BANDA, le SARA, le MBOUM, le FOULBE et le PYGMEE, toutes langues centrafricaines, en FRANCAIS de MOLIERE, de LA FONTAINE et de Victor HUGO, pour exprimer les joies et les tristesses du peuple centrafricain après l’indépendance.

COMPLOT CONTRE LE PRESIDENT DU CAMEROUN

Complot contre le Cameroun: 5 Chefs d’Etat pour renverser Paul Biya – François Hollande, Idriss Deby, Goodluck Jonathan, Michel Djotodia et Obiang Nguema associés pour faire partir Paul Biya.

Publié par Maurice Wilfried SEBIRO le 21 juin 2013
indexSources: Épervier du Cameroun

Sérail: Un front pour «chasser» Paul Biya d’Etoudi

Les nouvelles en provenance des réseaux sociaux font état de ce que le Cameroun serait dans le collimateur «Franco-sous-régional» dont l’objectif serait de changer ou de provoquer coûte que coûte l’alternance au sommet de l’État du Cameroun.

Ce front qui aurait pour chef de file, le Président français estimerait quePaul Biya constitue un fardeau gênant dans la zone Afrique Centrale. Du fait non seulement de sa longévité au pouvoir, mais aussi de sa position dans la crise centrafricaine.

En effet, après avoir accueilli le Président centrafricain déchu, Paul Biyamalgré les jérémiades de ses pairs de la Cemac refuse de recevoirMichel Djotodia. Une situation qui ne plairait pas à ses pairs de la Cemac qui, de connivence avec le Président français, ficelleraient des plans noirs pour déloger par tous les moyens l’homme fort de Mvomeka’a.

STRATÉGIE

Tout comme Nicolas Sarkozy, Hollande aurait certainement compris que la déstabilisation du régime de Yaoundé serait complexe, s’il ne fait pas recours à la sous-région. Si la Tunisie, l’Egypte, la Lybie et la Côte d’Ivoire font partie des «fines» déstabilisés par Nicolas Sarkozy, François Hollande serait déterminé à faire plus que son prédécesseur, et sa première proie en Afrique, aurait été François Bozizé.

La situation du Cameroun au regard de son invulnérabilité reste préoccupante pour lui. Afrique en miniature, ce front satanique réussira-t-il à en découdre avec un peuple dont la diversité ethnique est un atout incomparable et résolument tournée vers la préservation de la paix.

Les appuis de François Hollande. Conscient de la complexité de la mission, le Président Français pourfendeur sans faille de l’homosexualité dans son pays compterait sur l’appui de Ndjamena, Abuja, Bangui deMichel Djotodia avec sa milice qui a éjecté du pouvoir François Bozizé.

La libération de la famille Moulin des mains des ravisseurs n’aura donc eu qu’un effet de courte durée. Juste le temps pour le Président Français de se rendre compte que Paul Biya, reste pour lui un obstacle dans la Françafrique.

Le sage comme l’appelle certains de ces pairs de l’Afrique, aurait des ennemis même au sein de la Cemac. La preuve après la Guinée Equatoriale, le Gabon où les camerounais ont été embarqués comme du bétail dans les gros camions pour les conduire à la frontière, le Congo Brazzaville de Denis Sassou vient aussi d’inscrire son nom sur la liste avec une dizaine de ressortissants camerounais, refoulée en fin de semaine dernière.

Au niveau des voies maritimes, la Guinée Equatoriale constitue un atout important pour déstabiliser le Cameroun. Cette hypothèse aurait été évoquée. Reste cependant pour le Président français d’infiltrer les compatriotes de Paul Biya dans cet orchestre, ce qui n’est pas impossible compte tenu des mécontentements que l’opération épervier a soulevé dans certaines régions.

La volonté pour d’autres de mettre fin à ce régime fait que le Cameroun compterait déjà des ennemis dans la maison. Ce n’est un secret pour personne, que l’ancien Minatd actuellement incarcéré à la prison secondaire du Sed, avait des connexions très pointues au sein de l’administration française.

L’ancien Président français qui a actuellement des démêlées judiciaires n’a pas caché sa préférence pour le natif de Garoua qui devait selon nos sources, remplacer Paul Biya en 2011 par le fait que ce dernier ne devait plus être candidat à sa propre succession. L’élection avec panache de Paul Biya dans ce scrutin du 09 octobre 2011 n’a pas ravi le Président français qui au lieu de féliciter son homologue s’est contenté de lui donner des leçons de démocratie.

Une étude sociopolitique réalisée auprès des camerounais ordinaires a permis de comprendre que, ces derniers n’accordent pas trop de crédits à la succession de Paul Biya. Leur Président reste un homme appelé à partir et à être remplacé par un autre compatriote, peu importe ses origines ethniques. Seuls la paix et le fonctionnement de l’État priment.

Ils n’éprouvent donc aucune gêne pour ce qui est de la longévité de leur Chef de l’État au pouvoir. L’arrivée de Paul Biya au pouvoir le 06 novembre 1982, était une grande surprise car il semblait être selon les observateurs, l’homme le plus inattendu pour remplacer Ahidjo, malgré le fait que la constitution en vigueur au Cameroun le prévoyait.

Car nul doute que le charisme et le pouvoir d’Ahidjo, pouvait faire basculer les choses à n’importe quel moment. Et nous connaissons parfaitement le portrait des dauphins à l’époque: Ayissi Mvodo, Maikano Abdoulaye, Samuel Eboua, Tandem Muna, John Ngu Foncha, Félix Sabal Lecco, Sadou Daoudou et dans une moindre mesure Eyinga Abel exilé en France et ressortissant d’Ondondo par Ebolowa.

Alors dans cette perspective, autant dire que Paul Biya a été choisi par les dieux et non pour sa force ou son intelligence. Selon certaines sources de la diaspora, il se raconte dans les chaumières, que tout comme Sarkozy ex-Président français, François Hollande dans son premier quinquennat devrait faire partir certains Chef d’Etat Africains parmi lesquels Paul Biya, dont la longévité selon lui, aurait dévalorisé la France auprès de l’Afrique centrale. D’autres sources annoncent que la France serait derrière Michel Djotodia qui a renversé François Bozizé en RCA dernièrement.

Publié dans MondeVedette
Par ALALENGBI SIMON - Publié dans : Actualités Nationales
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LES RAISONS D’UNE ELIMINATION

ELIMINATOIRES DU MONDIAL 2014 -

LES RAISONS D’UNE ELIMINATION

samedi 15 juin 2013 à 17:13 – à 18:50

Coupe du monde 2014 : la Centrafrique battue au Botswana

L’équipe de la République centrafricaine s’est inclinée 3-2 au Botswana, ce 15 juin 2013 à Gaborone. Nicaise Ozingoni a signé un doublé pour les Fauves du Bas-Oubangui (33e, 50e). Mais les Botswanais ont répondu via Jérôme Ramatlhakwane (41e sur penalty), Mogakolodi Ngele (74e) puis Ofentse Nato (86e). Les Centrafricains ont joué à dix contre onze après l’expulsion d’Ali Calvin Tolmbaye. La rencontre était sans enjeu, les deux sélections figurant dans le groupe A sont déjà éliminées de la course à la qualification pour la Coupe du monde 2014.

COUPE DU MONDE 2014 : RÉSULTATS ET CLASSEMENT DU GROUPE A
2 juin 2012 -
Centrafrique - Botswana 2-0
3 juin 2012 -
Afrique du Sud – Ethiopie 1-1
9 juin 2012 -
Botswana – Afrique du Sud 1-1
10 juin 2012 -
Ethiopie - Centrafrique 2-0
23 mars 2013 -
Afrique du Sud - Centrafrique 2-0
24 mars 2013 -
Ethiopie - Botswana 1-0
8 juin 2013 -
Botswana-Ethiopie 1-2
Centrafrique-Afrique du Sud 0-2
15 juin 2013 -
Botswana - Centrafrique 3-2
Equipes J G N D B C Diff. Pts
1. Ethiopie 4 3 1 0 6 2 +4 10
2. Afrique du Sud 4 2 2 0 7 2 +5 8
3. Botswana 5 1 1 3 5 8 -3 4
4. Centrafrique 5 1 0 4 4 10 -6 3

J : joués ; G : gagnés ; N : nuls ; D : défaites ; B : buts marqués ; C : encaissés ; Diff. : différence de buts ; Pts : points

Source : http://www.rfi.fr/sports/20130615-coupe-monde-2014-centrafrique-battue-botswana

Au vu du tableau des éliminatoires de la coupe du monde Brésil 2014, la République Centrafricaine occupe le dernier rang de son groupe de qualification, en d’autres termes, la confirmation d’une élimination trop certaine. Cette élimination est venue à la suite de deux matchs disputés, l’un au Cameroun à cause de l’insécurité en Centrafrique où devait avoir lieu le match-retour Centrafrique-Afrique du Sud, et l’autre au Botswana, que le Centrafrique avait battu par un score de deux buts à Zéro au match aller. A cette époque-là,  le Centrafrique avait trois matchs à jouer avec des chances de qualification certaines. Malheureusement, la situation politique du pays est venue effondrer tous les espoirs. Il va sans dire que cette situation était déjà très chancelante lorsque l’équipe centrafricaine faisait des pieds et des mains pour montrer que la jeunesse de ce pays avait des armes à faire valoir. Que ceux qui demandent qu’on arrête de faire participer l’équipe centrafricaine aux diverses compétitions auxquelles elle pourrait participer prennent un peu de temps pour réfléchir. Avec les éléments qui composent l’équipe nationale aujourd’hui, prendre une telle mesure serait les pousser au découragement et pousser d’autres à ne pas s’aventurer un jour à porter le maillot de Centrafrique, vu l’expérience de leurs aînés. Ce serait une grave erreur que de prendre une telle décision. On ne peut pas condamner les joueurs centrafricains pour les deux défaites qui les ont écartés du mondial du Brésil. Quand vous avez des dirigeants politiques qui changent à tout va, quand ceux qui arrivent laissent derrière eux les viols de vos soeurs, de vos mères, de vos tantes, de vos cousines, de vos fiancées, et se permettent de piller, de voler tout ce que vos pères ont gagné durant toute leur vie, comment pouvez-vous avoir le coeur et la volonté de hisser le drapeau de ceux-là mêmes qui sont vos propres bourreaux ? Il faut encourager la jeunesse centrafricaine en dépit de ce qui leur arrive aujourd’hui, car les fossoyeurs de la République centrafricaine ne sont qu’au début de leur destruction de ce pays, les défaites sportives faisant partie de cette destruction programmée, comme on a déjà vu avec le saccage des églises et des temples. Nous ne demandons pas seulement aux jeunes sportifs centrafricains d’avoir de l’espoir pour leur pays, mais de ne pas tourner le dos à ce pays, tout comme nous adressons cette demande à toute la jeunesse car le pays, c’est elle. Elle n’est pas l’avenir du pays, elle est le pays. Les vautours, les charognards, et les hyènes d’aujourd’hui passeront un jour, le pays restera toujours. Et tant que le pays restera, la jeunesse sera toujours là. Courage à vous jeunes, merci les sportifs centrafricains.

Adolphe PAKOUA

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE

Préface du Professeur François ZONZAMBE

Spécialiste de littératures Française et Comparée à l’Université de BANGUI.

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE du Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, est à la fois un roman et une véritable chronique du CENTRAFRIQUE que symbolise GBAZABANGUI, une « chaîne de montagnes pierreuses, verdoyantes et giboyeuses », qui surplombe et encaisse BANGUI, la capitale centrafricaine. Cette chronique de GBAZABANGUI se situe entre les années 1960 et 1996.

Le romanesque transpire dans la scène où JOUDA, fille de Tuby DANGAYE, est frappée de mutisme. Phénomène qui se produit dès l’arrestation de son père et qui, à partir de ce moment-là, la rend visionnaire auprès de sa mère qu’elle va diriger jusqu’à recouvrer la parole à la libération de son père.

Le romanesque transpire aussi dans la scène où, JOUDA, victime de mutisme, va converser avec sa mère MUNDY à travers des rêves où elle lui fera des révélations sur la vie de son père incarcéré dans la geôle de SARAGBA où un graffiti va apparaître à DANGAYE pour, à son tour, lui faire des révélations à propos de son séjour en prison et de son avenir.

Le romanesque culmine enfin dans la scène où le visage d’une fée ou d’une nymphe apparaît à son tour dans le graffiti pour hanter plus tard MUNDY et devenir son double en vue de l’aider à venger son mari Tuby DANGAYE, injustement incarcéré.

Ainsi, après avoir aidé l’homo duplex MUNDY, alias OREADE, à régler leurs comptes aux multiples tortionnaires et ennemis de son mari Tuby DANGAYE, la nymphe déclarera : « Mission terminée ».

Romancier, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, n’en demeure pas moins un chroniqueur qu’un caméraman. Son œuvre demeure tout objective à l’instar de René MARAN dans « BATOUALA », véritable chronique de la GBAMBA, petit affluent de l’OUBANGUI, qui traverse la ville de GRIMARI, ancien district de KREBEDGE, qu’il symbolise en OUBANGUI-CHARI.

Chroniqueur à l’instar de FROISSART et de JOINVILLE, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo restitue fidèlement tous les événements vécus en CENTRAFRIQUE entre les années 1960 et 1996. Ainsi, sa plume se métamorphose en pinceau pour peindre les différents paysages centrafricains qu’il traverse, et ses yeux, comme l’œil d’une caméra, filme tout sur son passage, dans les sentiers de la forêt équatoriale, des savanes, des villages, dans les rues et boulevards de la capitale BANGUI.

La photo du bac traversant, en quatrième de couverture du roman, la rivière KADEI à NOLA, symbolise la virginité de cette forêt riche en faune et havre de paix.

A travers un style narratoire et pittoresque, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, nous a parlé le SANGHO, le BANDA, le SARA, le MBOUM, le FOULBE et le PYGMEE, toutes langues centrafricaines, en FRANCAIS de MOLIERE, de LA FONTAINE et de Victor HUGO, pour exprimer les joies et les tristesses du peuple centrafricain après l’indépendance.