LES DEUX FACES D’UNE MEDAILLE

Cameroun: Tête à tête inédit entre Djotodia et Biya?

Par Pacôme Pabandji à Yaoundé – 20/06/2013

Annoncé à Yaoundé pour le sommet du Golfe de la Guinée, le président centrafricain Michel Djotodia pourrait rencontrer son homologue camerounais Paul Biya

Depuis le 24 mars 2013 date de l’accession par les armes au pouvoir par Michel Djotodia, la République centrafricaine et le Cameroun n’entretiendraient pas de relations diplomatiques prometteuses. La raison annoncée officiellement est l’hospitalité longue et interminable accordée par le président Paul Biya à François Bozizé. En effet, lors de la tournée sous régionale de Djotodia, ce dernier a parcouru les pays de la CEMAC où il a été reçu par les dirigeants, sauf le Cameroun bien que la demande aurait été faite. La présidence centrafricaine avait alors annoncé que «le programme de Biya est trop chargé. Simple refus de réception de l’homme fort de Bangui?


© journaldebangui.com
Le président Paul Biya (g) et le président de Transition de RCA Michel Djotodia (d)

Les faits se sont confirmés lors du sommet de la CEMAC à Libreville où M. Paul Biya s’est délibérément fait représenter par son Premier ministre, histoire d’éviter un tête-à-tête avec le tombeur de son «dauphin» Bozizé. Cette fois, les deux hommes pourraient plus s’éviter: le Cameroun accueille fin juin le sommet du Golfe de Guinée et la République centrafricaine est membre. Michel Djotodia sera dans la capitale camerounaise dans quelques jours. De source proche de la présidence de la République centrafricaine, il devrait même rencontrer la communauté centrafricaine au Cameroun à l’ambassade de la Centrafrique à Yaoundé. La même source annoncée d’autres rencontres diplomatiques entre le président centrafricain et ses homologues dont le président Paul Biya.

Après trois mois, les deux hommes d’Etat de Centrafrique et du Cameroun pourront enfin discuter pour trouver des terrains d’entente étant donné que le Centrafricain ne serait pas trop content de la présence de l’homme qu’il a fait tomber le 24 mars dernier. On voit déjà le dossier Bozizé à l’ordre du jour, surtout que deux mandats d’arrêts ont été lancés contre lui.

L’AMATEURISME POLITIQUE AU POUVOIR

Six cent vingt-deux mille kilomètres carrés

Près de quatre millions d’habitants

Cinquante trois ans d’indépendance

Six chefs d’État

Aujourd’hui un gouvernement de plus de trente membres

Aujourd’hui un Conseil National de Transition de cent trente cinq membres

Bilan :

Un seul hôpital général

Une seule université

Un seul aéroport de « renommée » internationale

Une seule route nationale à moitié bitumée de cinq cents kilomètres

Trois hôtels de plus de cent chambres

Une seule brasserie ( symbolique du développement industriel )

Un seul stade de plus de dix mille places (les férus diront vingt mille places)

Cent cinquante élèves par classe dans le primaire et dans le secondaire

VOILA LE CENTRAFRIQUE GRANDEUR NATURE

Au vu de ces données que beaucoup prendraient pour une présentation pas trop réaliste de la carte postale de CENTRAFRIQUE, en ceci que toutes les données ne seraient pas prises en compte, nul ne mettrait en doute le fait que les seules qui sont fournies ici sont celles que tout centrafricain reconnaît comme réalités palpables.

Ce profil du pays, presque statique depuis des décennies est le résultat d’un laisser-aller dramatique au niveau de la gouvernance du pays. En effet, rares seraient les dirigeants qui se vanteraient d’avoir laissé à la postérité et au bénéfice des centrafricains, des réalisations pouvant prouver leur passage à la direction du pays. Comment peut-on expliquer une telle défaillance étalée sur une aussi longue période qu’est un demi-siècle ?

Les changements politiques se sont faits en CENTRAFRIQUE sur un coup du hasard, concrétisés dans un coup d’État pour la plupart. Cela n’empêche pas qu’on puisse faire un coup d’État et réaliser de bonnes choses par la suite. Mais un coup d’État, c’est souvent une action rapide, qui ne demande pas trop de temps de préparation à cause des fuites qui pourraient tout faire rater.

Donc celui qui arrive au pouvoir par cette voie n’a pas de programme politique arrêté, qui puisse le guider dans ses orientations politiques, économiques et sociales. Tout ce qu’il se mettra à faire sera le fruit de l’improvisation. Et l’on sait ce que produit une improvisation routinière.

De la même façon que les chefs militaires qui se sont emparés, sans le moindre programme politique, du pouvoir en CENTRAFRIQUE, les autres, civils, n’ont pas de leur côté exercé ce pouvoir sur la base d’un programme bien défini, pouvant aider à asseoir les fondations d’un processus de développement économique, social et politique.

Dans ce pli qui est le propre des hommes « politiques » centrafricains, l’on ne peut guère s’étonner aujourd’hui de voir à quel point le chef de la transition politique de CENTRAFRIQUE et son équipe ont du mal à gérer les affaires publiques. Ils ont vécu dans la routine, ils ne peuvent pas sortir de la routine.

Ce n’est donc pas pour du beurre que tout ce qu’ils peuvent faire ne peut consister qu’à faire des nominations : on forme un gouvernement sans savoir qui fera réellement quoi, on donne des grades quand bien même les nouveaux gradés ne savent qu’appuyer sur une gâchette, et pire, parce que la coutume veut qu’on nomme des ministres résidents qui ne servent strictement à rien ( à quoi servent alors les députés ou pour respecter la nouvelle appellation les conseillers nationaux de transition), alors, il faut faire plaisir à ces « sinistres » en faisant d’eux des « ministres résidents » de telle ou telle préfecture. Pendant que les galons fleurissent çà et là, le peuple se fait violer et massacrer.

La politique, ce n’est pas ça du tout. Le pays est malade depuis parce que les hommes ne font pas la vraie politique, dans le sens des responsabilités publiques qu’ils peuvent assumer, mais la politique des manœuvres néfastes, qui ne font rien avancer mais soutiennent plutôt la régression générale ou généralisée. La démonstration est faite quand on voit l’état dans lequel se trouve le CENTRAFRIQUE en ce Dimanche 23 Juin 2013.

C’est dire qu’on attend autre chose de la transition, autre chose de ce que produiront les élections d’après la transition. On n’a plus besoin de partis politiques qui se considèrent comme tels, quand bien même ils sont incapables de produire le moindre programme qui pourrait faire leur originalité, leur spécificité et témoigner de leur crédibilité.

POUR AVANCER, LE CENTRAFRIQUE DOIT EN FINIR AVEC LA ROUTINE ET LES ROUTINIERS.

Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : LIBERTE D’EXPRESSION MENACEE

Publié par Maurice Wilfried SEBIRO le 21 juin 2013
166089_641216429227148_1267626887_nLe journaliste et photo reporterHervé Séréfio, patron de l’entreprise de la presse audio- visuelle Diaspora se trouve actuellement dans les locaux de l’ OCRB ( Office Centrafricain de la Répression du Banditisme) selon une source qui a requis l’anonymat.

Le plus célèbre des photographes Centrafricains est en train de subir des interrogations avant d’être transféré au parquet pour y être auditionné précise la même source.

On ignore encore les motifs de cette arrestation et pour tant, le président Djotodia a promis qu’aucun journaliste ne sera arrêté sous son règne.

M. Séréfio, jeune franco-centarafricain s’est illustré ces derniers temps grâce aux diffusions des images sur la République Centrafricaine. Ce dernier était déjà dans le collimateur de l’ancien régime, avant d’échapper récemment à  un kidnapping  de la part des éléments de l’ex groupe rebelle Séléka.

M. Séréfio interpelle souvent les Centrafricains et les autorités de ce pays à travers la diffusion d’ une diversité des images dignes d’une époque moyenâgeuse sur les réseaux sociaux .

Wilfried Maurice SEBIRO

La SELEKA vient à peine de prendre les rennes  de ce pays et ne laissera pas le temps aux centrafricains pour leur montrer de quel bois elle se chauffe. Après avoir saccagé les édifices publics  et religieux qui ne cadrent pas avec leur plan de transformation islamique de ce pays, après avoir violé les femmes et les filles pour faire courber l’échine aux hommes, après avoir rempli le gouvernement de ministres à tendance musulmane, après avoir épinglé de grades militaires élevés les poitrines de certains rebelles de la même assonance, la SELEKA et son chef autoproclamé s’orientent maintenant dans la chasse aux sorcières. Il va leur falloir étêter les centrafricains pour les faire passer dans leur moule. Toi centrafricain, obéis sans broncher aux commandements de la SELEKA, toi centrafricain courbe l’échine devant un enturbanné SELEKA et respecte les commandements de sa religion, toi centrafricain ferme les yeux devant les supplices de ton frère qu’on égorge ou qu’on émascule sans verser la moindre larme. Toi centrafricain, regarde les yeux écarquillés sans mot dire ta soeur, ta tante, ta mère, ta fille qu’on viole sauvagement sans faire cas de ses complaintes car le CENTRAFRIQUE n’est plus à toi, il est désormais le sucre de la SELEKA. On te promet un, deux ou trois mois de salaire pour te faire oublier toutes ces exactions, on promet de réparer les ponts cassés dans ta ville de BANGUI pour te donner l’illusion qu’elle va devenir coquette avec la SELEKA et sa dictature. Vas-tu continuer à mordre à ces genres d’appâts ? Où sont passés tes vrais droits ? Les ignores-tu ou fais-tu semblant de ne rien y comprendre. Le pays est à toi et tu fais comme s’il ne l’était pas. Est-ce à cause de ton égoïsme, de ton tribalisme, de ton manque de solidarité, de ta cécité face à la réalité des choses, de ton esprit partisan aveugle qui te fait applaudir le bourreau de tes parents ? Comment peut-on être quatre millions et ne pas penser un seul instant qu’on ne peut pas laisser une horde de buffles sauvages détruire tous les champs sans pousser les cris qui les mettraient à la déroute ?

Aujourd’hui c’est un chasseur d’images qui est en train de  subir des interrogations “certainement amicalement douloureuses” à cause de sa volonté de faire savoir les choses à ceux qui les ignorent. A cause de ce désir de partager avec ses frères, il est en train de passer de très mauvais quarts d’heure. Va-t-on laisser la SELEKA et ses bull-dogs , continuer à arracher de leurs crocs la chaire des centrafricains?

A un moment où les hommes politiques de ce pays ont totalement baissé les bras pour ne rien dire face aux exactions de la SELEKA, il convient de se montrer solidaires dans l’instinct de survie, de ne pas perdre toute lucidité pour trouver la parade et mettre un terme à toute cette série de comportements barbares et d’incompréhensions inimaginables.

Face à cet acte inacceptable que constitue la mise aux arrêts de quelqu’un qui ne fait qu’informer à travers des images soumises à l’appréciation de tout un chacun, et parce qu’il ne fait aucun commentaire de ces images, nous demandons, si l’information est vraie, la mise en liberté totale du frère SEREFIO. Le CENTRAFRIQUE a encore une institution judiciaire chargée de traiter ce genre de problème

FETE DE LA MUSIQUE 2013

En ce 21juin 2013, où tous les lieux publics du monde entier sont animés par des musiciens de tout genre pour égayer les villes et remplir leurs habitants de joie et de plaisir, nous ne pouvons pas nous passer de  mettre en ligne quelques chansons, pour ajouter notre partition à la note générale et ainsi partager ce plaisir aujourd’hui universel.

Avec Georgette Adjie du Cameroun, savourons la musique traditionnelle MPIEMON, cette musique que partagent tous les MPIEMON du CAMEROUN et du CENTRAFRIQUE, et qui met en valeur un folklore qui a bien résisté à l’épreuve du temps. Un folklore qui, nous l’espérons, continuera à faire vivre la langue et l’âme MPIEMON, pour toujours et toujours. Bon vent à toi Georgette et bon vent à la culture et au folklore MPIEMON.

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE

En cours au lycée de M'Baïki - Centrafrique

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE Préface du Professeur François ZONZAMBE Spécialiste de littératures Française et Comparée à l’Université de BANGUI.

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE du Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, est à la fois un roman et une véritable chronique du CENTRAFRIQUE que symbolise GBAZABANGUI, une « chaîne de montagnes pierreuses, verdoyantes et giboyeuses », qui surplombe et encaisse BANGUI, la capitale centrafricaine. Cette chronique de GBAZABANGUI se situe entre les années 1960 et 1996. Le romanesque transpire dans la scène où JOUDA, fille de Tuby DANGAYE, est frappée de mutisme. Phénomène qui se produit dès l’arrestation de son père et qui, à partir de ce moment-là, la rend visionnaire auprès de sa mère qu’elle va diriger jusqu’à recouvrer la parole à la libération de son père. Le romanesque transpire aussi dans la scène où, JOUDA, victime de mutisme, va converser avec sa mère MUNDY à travers des rêves où elle lui fera des révélations sur la vie de son père incarcéré dans la geôle de SARAGBA où un graffiti va apparaître à DANGAYE pour, à son tour, lui faire des révélations à propos de son séjour en prison et de son avenir. Le romanesque culmine enfin dans la scène où le visage d’une fée ou d’une nymphe apparaît à son tour dans le graffiti pour hanter plus tard MUNDY et devenir son double en vue de l’aider à venger son mari Tuby DANGAYE, injustement incarcéré. Ainsi, après avoir aidé l’homo duplex MUNDY, alias OREADE, à régler leurs comptes aux multiples tortionnaires et ennemis de son mari Tuby DANGAYE, la nymphe déclarera : « Mission terminée ». Romancier, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, n’en demeure pas moins un chroniqueur qu’un caméraman. Son œuvre demeure tout objective à l’instar de René MARAN dans « BATOUALA », véritable chronique de la GBAMBA, petit affluent de l’OUBANGUI, qui traverse la ville de GRIMARI, ancien district de KREBEDGE, qu’il symbolise en OUBANGUI-CHARI. Chroniqueur à l’instar de FROISSART et de JOINVILLE, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo restitue fidèlement tous les événements vécus en CENTRAFRIQUE entre les années 1960 et 1996. Ainsi, sa plume se métamorphose en pinceau pour peindre les différents paysages centrafricains qu’il traverse, et ses yeux, comme l’œil d’une caméra, filme tout sur son passage, dans les sentiers de la forêt équatoriale, des savanes, des villages, dans les rues et boulevards de la capitale BANGUI. La photo du bac traversant, en quatrième de couverture du roman, la rivière KADEI à NOLA, symbolise la virginité de cette forêt riche en faune et havre de paix. A travers un style narratoire et pittoresque, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, nous a parlé le SANGHO, le BANDA, le SARA, le MBOUM, le FOULBE et le PYGMEE, toutes langues centrafricaines, en FRANCAIS de MOLIERE, de LA FONTAINE et de Victor HUGO, pour exprimer les joies et les tristesses du peuple centrafricain après l’indépendance.

COMPLOT CONTRE LE PRESIDENT DU CAMEROUN

Complot contre le Cameroun: 5 Chefs d’Etat pour renverser Paul Biya – François Hollande, Idriss Deby, Goodluck Jonathan, Michel Djotodia et Obiang Nguema associés pour faire partir Paul Biya.

Publié par Maurice Wilfried SEBIRO le 21 juin 2013
indexSources: Épervier du Cameroun

Sérail: Un front pour «chasser» Paul Biya d’Etoudi

Les nouvelles en provenance des réseaux sociaux font état de ce que le Cameroun serait dans le collimateur «Franco-sous-régional» dont l’objectif serait de changer ou de provoquer coûte que coûte l’alternance au sommet de l’État du Cameroun.

Ce front qui aurait pour chef de file, le Président français estimerait quePaul Biya constitue un fardeau gênant dans la zone Afrique Centrale. Du fait non seulement de sa longévité au pouvoir, mais aussi de sa position dans la crise centrafricaine.

En effet, après avoir accueilli le Président centrafricain déchu, Paul Biyamalgré les jérémiades de ses pairs de la Cemac refuse de recevoirMichel Djotodia. Une situation qui ne plairait pas à ses pairs de la Cemac qui, de connivence avec le Président français, ficelleraient des plans noirs pour déloger par tous les moyens l’homme fort de Mvomeka’a.

STRATÉGIE

Tout comme Nicolas Sarkozy, Hollande aurait certainement compris que la déstabilisation du régime de Yaoundé serait complexe, s’il ne fait pas recours à la sous-région. Si la Tunisie, l’Egypte, la Lybie et la Côte d’Ivoire font partie des «fines» déstabilisés par Nicolas Sarkozy, François Hollande serait déterminé à faire plus que son prédécesseur, et sa première proie en Afrique, aurait été François Bozizé.

La situation du Cameroun au regard de son invulnérabilité reste préoccupante pour lui. Afrique en miniature, ce front satanique réussira-t-il à en découdre avec un peuple dont la diversité ethnique est un atout incomparable et résolument tournée vers la préservation de la paix.

Les appuis de François Hollande. Conscient de la complexité de la mission, le Président Français pourfendeur sans faille de l’homosexualité dans son pays compterait sur l’appui de Ndjamena, Abuja, Bangui deMichel Djotodia avec sa milice qui a éjecté du pouvoir François Bozizé.

La libération de la famille Moulin des mains des ravisseurs n’aura donc eu qu’un effet de courte durée. Juste le temps pour le Président Français de se rendre compte que Paul Biya, reste pour lui un obstacle dans la Françafrique.

Le sage comme l’appelle certains de ces pairs de l’Afrique, aurait des ennemis même au sein de la Cemac. La preuve après la Guinée Equatoriale, le Gabon où les camerounais ont été embarqués comme du bétail dans les gros camions pour les conduire à la frontière, le Congo Brazzaville de Denis Sassou vient aussi d’inscrire son nom sur la liste avec une dizaine de ressortissants camerounais, refoulée en fin de semaine dernière.

Au niveau des voies maritimes, la Guinée Equatoriale constitue un atout important pour déstabiliser le Cameroun. Cette hypothèse aurait été évoquée. Reste cependant pour le Président français d’infiltrer les compatriotes de Paul Biya dans cet orchestre, ce qui n’est pas impossible compte tenu des mécontentements que l’opération épervier a soulevé dans certaines régions.

La volonté pour d’autres de mettre fin à ce régime fait que le Cameroun compterait déjà des ennemis dans la maison. Ce n’est un secret pour personne, que l’ancien Minatd actuellement incarcéré à la prison secondaire du Sed, avait des connexions très pointues au sein de l’administration française.

L’ancien Président français qui a actuellement des démêlées judiciaires n’a pas caché sa préférence pour le natif de Garoua qui devait selon nos sources, remplacer Paul Biya en 2011 par le fait que ce dernier ne devait plus être candidat à sa propre succession. L’élection avec panache de Paul Biya dans ce scrutin du 09 octobre 2011 n’a pas ravi le Président français qui au lieu de féliciter son homologue s’est contenté de lui donner des leçons de démocratie.

Une étude sociopolitique réalisée auprès des camerounais ordinaires a permis de comprendre que, ces derniers n’accordent pas trop de crédits à la succession de Paul Biya. Leur Président reste un homme appelé à partir et à être remplacé par un autre compatriote, peu importe ses origines ethniques. Seuls la paix et le fonctionnement de l’État priment.

Ils n’éprouvent donc aucune gêne pour ce qui est de la longévité de leur Chef de l’État au pouvoir. L’arrivée de Paul Biya au pouvoir le 06 novembre 1982, était une grande surprise car il semblait être selon les observateurs, l’homme le plus inattendu pour remplacer Ahidjo, malgré le fait que la constitution en vigueur au Cameroun le prévoyait.

Car nul doute que le charisme et le pouvoir d’Ahidjo, pouvait faire basculer les choses à n’importe quel moment. Et nous connaissons parfaitement le portrait des dauphins à l’époque: Ayissi Mvodo, Maikano Abdoulaye, Samuel Eboua, Tandem Muna, John Ngu Foncha, Félix Sabal Lecco, Sadou Daoudou et dans une moindre mesure Eyinga Abel exilé en France et ressortissant d’Ondondo par Ebolowa.

Alors dans cette perspective, autant dire que Paul Biya a été choisi par les dieux et non pour sa force ou son intelligence. Selon certaines sources de la diaspora, il se raconte dans les chaumières, que tout comme Sarkozy ex-Président français, François Hollande dans son premier quinquennat devrait faire partir certains Chef d’Etat Africains parmi lesquels Paul Biya, dont la longévité selon lui, aurait dévalorisé la France auprès de l’Afrique centrale. D’autres sources annoncent que la France serait derrière Michel Djotodia qui a renversé François Bozizé en RCA dernièrement.

Publié dans MondeVedette
Par ALALENGBI SIMON - Publié dans : Actualités Nationales
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LES RAISONS D’UNE ELIMINATION

ELIMINATOIRES DU MONDIAL 2014 -

LES RAISONS D’UNE ELIMINATION

samedi 15 juin 2013 à 17:13 – à 18:50

Coupe du monde 2014 : la Centrafrique battue au Botswana

L’équipe de la République centrafricaine s’est inclinée 3-2 au Botswana, ce 15 juin 2013 à Gaborone. Nicaise Ozingoni a signé un doublé pour les Fauves du Bas-Oubangui (33e, 50e). Mais les Botswanais ont répondu via Jérôme Ramatlhakwane (41e sur penalty), Mogakolodi Ngele (74e) puis Ofentse Nato (86e). Les Centrafricains ont joué à dix contre onze après l’expulsion d’Ali Calvin Tolmbaye. La rencontre était sans enjeu, les deux sélections figurant dans le groupe A sont déjà éliminées de la course à la qualification pour la Coupe du monde 2014.

COUPE DU MONDE 2014 : RÉSULTATS ET CLASSEMENT DU GROUPE A
2 juin 2012 -
Centrafrique - Botswana 2-0
3 juin 2012 -
Afrique du Sud – Ethiopie 1-1
9 juin 2012 -
Botswana – Afrique du Sud 1-1
10 juin 2012 -
Ethiopie - Centrafrique 2-0
23 mars 2013 -
Afrique du Sud - Centrafrique 2-0
24 mars 2013 -
Ethiopie - Botswana 1-0
8 juin 2013 -
Botswana-Ethiopie 1-2
Centrafrique-Afrique du Sud 0-2
15 juin 2013 -
Botswana - Centrafrique 3-2
Equipes J G N D B C Diff. Pts
1. Ethiopie 4 3 1 0 6 2 +4 10
2. Afrique du Sud 4 2 2 0 7 2 +5 8
3. Botswana 5 1 1 3 5 8 -3 4
4. Centrafrique 5 1 0 4 4 10 -6 3

J : joués ; G : gagnés ; N : nuls ; D : défaites ; B : buts marqués ; C : encaissés ; Diff. : différence de buts ; Pts : points

Source : http://www.rfi.fr/sports/20130615-coupe-monde-2014-centrafrique-battue-botswana

Au vu du tableau des éliminatoires de la coupe du monde Brésil 2014, la République Centrafricaine occupe le dernier rang de son groupe de qualification, en d’autres termes, la confirmation d’une élimination trop certaine. Cette élimination est venue à la suite de deux matchs disputés, l’un au Cameroun à cause de l’insécurité en Centrafrique où devait avoir lieu le match-retour Centrafrique-Afrique du Sud, et l’autre au Botswana, que le Centrafrique avait battu par un score de deux buts à Zéro au match aller. A cette époque-là,  le Centrafrique avait trois matchs à jouer avec des chances de qualification certaines. Malheureusement, la situation politique du pays est venue effondrer tous les espoirs. Il va sans dire que cette situation était déjà très chancelante lorsque l’équipe centrafricaine faisait des pieds et des mains pour montrer que la jeunesse de ce pays avait des armes à faire valoir. Que ceux qui demandent qu’on arrête de faire participer l’équipe centrafricaine aux diverses compétitions auxquelles elle pourrait participer prennent un peu de temps pour réfléchir. Avec les éléments qui composent l’équipe nationale aujourd’hui, prendre une telle mesure serait les pousser au découragement et pousser d’autres à ne pas s’aventurer un jour à porter le maillot de Centrafrique, vu l’expérience de leurs aînés. Ce serait une grave erreur que de prendre une telle décision. On ne peut pas condamner les joueurs centrafricains pour les deux défaites qui les ont écartés du mondial du Brésil. Quand vous avez des dirigeants politiques qui changent à tout va, quand ceux qui arrivent laissent derrière eux les viols de vos soeurs, de vos mères, de vos tantes, de vos cousines, de vos fiancées, et se permettent de piller, de voler tout ce que vos pères ont gagné durant toute leur vie, comment pouvez-vous avoir le coeur et la volonté de hisser le drapeau de ceux-là mêmes qui sont vos propres bourreaux ? Il faut encourager la jeunesse centrafricaine en dépit de ce qui leur arrive aujourd’hui, car les fossoyeurs de la République centrafricaine ne sont qu’au début de leur destruction de ce pays, les défaites sportives faisant partie de cette destruction programmée, comme on a déjà vu avec le saccage des églises et des temples. Nous ne demandons pas seulement aux jeunes sportifs centrafricains d’avoir de l’espoir pour leur pays, mais de ne pas tourner le dos à ce pays, tout comme nous adressons cette demande à toute la jeunesse car le pays, c’est elle. Elle n’est pas l’avenir du pays, elle est le pays. Les vautours, les charognards, et les hyènes d’aujourd’hui passeront un jour, le pays restera toujours. Et tant que le pays restera, la jeunesse sera toujours là. Courage à vous jeunes, merci les sportifs centrafricains.

Adolphe PAKOUA

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE

Préface du Professeur François ZONZAMBE

Spécialiste de littératures Française et Comparée à l’Université de BANGUI.

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE du Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, est à la fois un roman et une véritable chronique du CENTRAFRIQUE que symbolise GBAZABANGUI, une « chaîne de montagnes pierreuses, verdoyantes et giboyeuses », qui surplombe et encaisse BANGUI, la capitale centrafricaine. Cette chronique de GBAZABANGUI se situe entre les années 1960 et 1996.

Le romanesque transpire dans la scène où JOUDA, fille de Tuby DANGAYE, est frappée de mutisme. Phénomène qui se produit dès l’arrestation de son père et qui, à partir de ce moment-là, la rend visionnaire auprès de sa mère qu’elle va diriger jusqu’à recouvrer la parole à la libération de son père.

Le romanesque transpire aussi dans la scène où, JOUDA, victime de mutisme, va converser avec sa mère MUNDY à travers des rêves où elle lui fera des révélations sur la vie de son père incarcéré dans la geôle de SARAGBA où un graffiti va apparaître à DANGAYE pour, à son tour, lui faire des révélations à propos de son séjour en prison et de son avenir.

Le romanesque culmine enfin dans la scène où le visage d’une fée ou d’une nymphe apparaît à son tour dans le graffiti pour hanter plus tard MUNDY et devenir son double en vue de l’aider à venger son mari Tuby DANGAYE, injustement incarcéré.

Ainsi, après avoir aidé l’homo duplex MUNDY, alias OREADE, à régler leurs comptes aux multiples tortionnaires et ennemis de son mari Tuby DANGAYE, la nymphe déclarera : « Mission terminée ».

Romancier, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, n’en demeure pas moins un chroniqueur qu’un caméraman. Son œuvre demeure tout objective à l’instar de René MARAN dans « BATOUALA », véritable chronique de la GBAMBA, petit affluent de l’OUBANGUI, qui traverse la ville de GRIMARI, ancien district de KREBEDGE, qu’il symbolise en OUBANGUI-CHARI.

Chroniqueur à l’instar de FROISSART et de JOINVILLE, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo restitue fidèlement tous les événements vécus en CENTRAFRIQUE entre les années 1960 et 1996. Ainsi, sa plume se métamorphose en pinceau pour peindre les différents paysages centrafricains qu’il traverse, et ses yeux, comme l’œil d’une caméra, filme tout sur son passage, dans les sentiers de la forêt équatoriale, des savanes, des villages, dans les rues et boulevards de la capitale BANGUI.

La photo du bac traversant, en quatrième de couverture du roman, la rivière KADEI à NOLA, symbolise la virginité de cette forêt riche en faune et havre de paix.

A travers un style narratoire et pittoresque, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, nous a parlé le SANGHO, le BANDA, le SARA, le MBOUM, le FOULBE et le PYGMEE, toutes langues centrafricaines, en FRANCAIS de MOLIERE, de LA FONTAINE et de Victor HUGO, pour exprimer les joies et les tristesses du peuple centrafricain après l’indépendance.

CENTRAFRIQUE : L’OEIL DU CYCLONE

TEXTE DU 14 06 13

Dans un billet que nous avions intitulé « La CEEAC et la CEMAC ne survivront pas sur les ruines du CENTRAFRIQUE », nous avons mis le doigt sur le fait que ces deux institutions ne pouvaient pas se passer du CENTRAFRIQUE, si les états de la sous région d’Afrique centrale voulaient voir leurs peuples connaître un développement réel. De l’anéantissement du CENTRAFRIQUE, découle inéluctablement l’anéantissement de l’ensemble des pays de la sous-région, quand bien même les dirigeants de ces pays feraient des pieds et des mains pour défendre le bilan de certaines réalisations qu’ils ont assurées çà et là dans leur pays. Pour que le CAMEROUN avance dans la voie du développement, il faut que les camerounais aient confiance en eux-mêmes, aux institutions du CAMEROUN et aux autorités de ce même CAMEROUN d’abord. Et cette attitude de bon sens est sans aucun doute partagée par les congolais de Brazzaville et les gabonais. Les tchadiens ne la remettraient certainement pas en cause.

Aujourd’hui, le CENTRAFRIQUE est presque mis sous tutelle militaire du TCHAD, financière du CONGO. Et si la crise qui secoue le CENTRAFRIQUE et humilie son peuple depuis des années est le fruit d’une gouvernance calamiteuse d’une partie de l’élite politique centrafricaine, il faut aussi aller ailleurs, pour trouver les raisons de l’effondrement rapide de l’État centrafricain. Le peuple centrafricain peut être fier d’avoir le cœur sur la main, mais cette louable qualité ne doit pas le faire passer pour un peuple imbécile, qui n’a rien à « f…. » de ses propres intérêts. Sur leur sol, les centrafricains ont toujours vécu en bons termes avec les camerounais, les congolais, les gabonais, les tchadiens, pour ne pas parler d’autres africains venus de plus loin.

Et jamais un conflit n’a ébranlé l’entente, la convivialité entre centrafricains et camerounais, congolais ou gabonais depuis que ces populations ont choisi de passer un long séjour dans le pays.

L’on notera au passage que la population tchadienne n’a pas été citée dans le dernier cas. En effet, les tchadiens qui vivent en Centrafrique, en dépit du fait qu’ils comptent parmi les rares qui tirent leur épingle du jeu économique centrafricain, sont ceux qui, à plus d’une fois, ont eu maille à partir et ont eu de sérieux problèmes avec la population banguissoise en particulier. A bien y réfléchir, ceci n’est pas de leur fait. Le Président du TCHAD, I. DEBY, y est pour quelque chose.

En effet, en Afrique centrale, c’est lui le seul président à s’impliquer personnellement dans les affaires centrafricaines en matière de coup de force. Par deux fois, il a aidé à renverser les pouvoirs de Bangui. C’est grâce à lui que BOZIZE a pris le pouvoir en Mars 2003 des mains de PATASSE, et c’est encore grâce à lui que DJOTODIA et la Seleka se sont installés au siège présidentiel de Bangui. Et la présence militaire tchadienne accrue dans Bangui, a eu pour effet de changer le comportement des uns et des autres : les centrafricains n’ont pas apprécié cette présence massive armée, et les tchadiens de la place se sont senti pousser des ailes. Le résultat a été les conflits dans lesquels des personnes ont perdu leur vie.

Aujourd’hui, pendant que les centrafricains souffrent encore de leurs blessures occasionnées par les viols, les assassinats, les pillages de la part d’un grand nombre d’éléments de la Seleka, le Président du Tchad jubile et a le sourire jusqu’aux oreilles, de savoir qu’une deuxième « plantation » de pétrole allait lui donner les moyens de sa politique hégémonique.

Lors de sa campagne pour un deuxième mandat, BOZIZE avait promis le chemin de fer et le pétrole au peuple centrafricain. Pour les âmes avisées, en période de campagne électorale, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent et les prennent pour pièces sonnantes et trébuchantes.

Il est vrai que le nouveau pouvoir en place actuellement à Bangui n’a pas la tête à se pencher sur ce genre de chose, tant il est occupé à faire des nominations tous azimuts dans l’armée et au gouvernement.

En intervenant par la force en CENTRAFRIQUE, pour favoriser la formation d’un gouvernement à travers lequel les centrafricains ont beaucoup de mal à se reconnaître, le président du TCHAD ne rend service à personne, à plus forte raison aux centrafricains et partant à la sous-région toute entière. La modestie de certains devrait inspirer beaucoup d’autres. Le CENTRAFRIQUE, tout comme la CEEAC a besoin de paix et de sérénité, et cela ne passe pas par le soutien de coups d’État hasardeux. Il est encore temps de se ressaisir et d’aider réellement le CENTRAFRIQUE à se remettre en marche, en permettant aux centrafricains de gérer eux-mêmes leurs affaires. Ce qui se passe actuellement à Bangui est ahurissant, nous ne le souhaitons pas pour le CONGO, le GABON, le CAMEROUN, à plus forte raison pas pour le TCHAD non plus.

Adolphe PAKOUA

Les raisons d’un blog

Une génération sacrifiée, qui se bat

Chers amis,

La République Centrafricaine traverse depuis la fin de l’année 2012 une de ces crises que très peu de pays africains en général ont connues. Une crise née de l’entêtement d’un homme entouré d’une équipe de conspirateurs et de traîtres de la République, à vouloir à tout prix gouverner le pays comme bon leur semblait, en toute impunité en dépit des exactions dont certains des membres étaient devenus vedettes, des détournements des deniers publics au vu et au su de tout le monde, de la dégradation généralisée de tous les services publics, entraînant une réelle coupure entre la capitale et tout le reste du pays, de l’effondrement ou plus précisément de la mise à mort de ce qui restait et qui faisait office d’armée nationale, sans compter la mise en place d’une Assemblée Nationale fantomatique. Toutes ces extravagances ont conduit  au mécontentement de la classe politique d’opposition qui a dû mettre en place un organe appelé FARE 2011, pour tenter d’atténuer et de ralentir la course effrénée du pouvoir vers la dictature. Les actions de cette coalition politique n’ayant pas eu assez rapidement les résultats escomptés par les uns et par les autres, les branches rebelles armées, dispersées çà et là sur tout le territoire, ont saisi l’opportunité d’une coalition pour réussir là où les partis politiques d’opposition n’ont pas été efficaces. Aujourd’hui, la République Centrafricaine et son peuple sont à la merci de ces groupes armés, avec à leur tête un chef au passé obscur et aux desseins réellement insaisissables. La SELEKA, puisque telle est la dénomination de cette coalition hétéroclite, ne s’est, depuis que le pouvoir est entre ses mains, jamais positionnée comme une force de défense du pays et de son peuple. Ceci se comprend facilement quand on sait que des éléments tchadiens et soudanais composent une bonne partie de cette armée qui n’a rien d’une vraie armée à part le fait de porter des armes. des éléments donc, qui n’ont rien à “f……” de la protection du Centrafrique et de son peuple.  Il n’est donc pas surprenant qu’ils poursuivent leurs exactions, leurs pillages, leurs viols et leurs assassinats sur des populations qui leur sont étrangères, quand bien même ces populations seraient chez elles. Et voilà qu’on se trouve dans une situation d’invasion, et d’agression par des forces extérieures. Le patriotisme voudrait donc qu’on défende la patrie pour la libérer de ces envahisseurs. Sans parler des accords de Libreville qui consistaient à trouver une issue honorable à la crise du Centrafrique, nous assistons aujourd’hui à une dérive politique où il est bien difficile de savoir dans quelle direction va le pays. La raison est toute simple : le bicéphalisme. Et Boganda, en son temps, avait fermement condamné ce système de gouvernance qui selon lui conduisait droit à l’échec. Aujourd’hui, nous avons d’un côté le chef d’Etat de la transition, que d’autres ne voudraient pas appeler Président de la République à cause des conditions dans lesquelles il est parvenu à cette posture, et de l’autre le Premier Ministre qui réellement devrait être l’homme de la situation, vu la reconnaissance internationale qu’on lui a conférée et dont il n’a pas su tirer avantage pour s’affirmer en tant que tel et prendre des décisions fermes et déterminantes pour la réussite de la transition. L’une des conséquences néfastes de ce bicéphalisme pour le pays est bien la concurrence que se livrent, de manière larvée, les deux hommes : quand l’un ramène un troc du Tchad, l’autre gagne un prêt du Congo, et dans cette course à qui ramènera au pays le plus gros lot, la composition d’un nouveau gouvernement en paie lourdement le prix et tarde à se faire jour. Ainsi va le Centrafrique, ainsi va la transition, objectif élections dans quelques mois. Pauvre pays dont les enfants doivent savoir qu’il ne leur reste plus que la solidarité et la détermination à vouloir à tout prix survivre, et tout faire pour arriver à survivre, sinon, ils n’auront plus que les yeux pour pleurer.

Ayant déjà écrit un grand nombre d’articles sur la situation centrafricaine et encouragé par beaucoup de lecteurs, nous avons décidé de donner le jour à ce blog, pour leur permettre de continuer à nous lire et d’apporter leurs commentaires et suggestions dans les analyses que nous faisons. C’est avec un plaisir indicible que nous recevrons leurs réactions, pour  constructives qu’elles seront, comme nous aussi, essayons d’apporter notre contribution à la construction d’un nouveau Centrafrique.

Avec mes amitiés, en toute fraternité.