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CENTRAFRIQUE : LIBERTE D’EXPRESSION MENACEE

Publié par Maurice Wilfried SEBIRO le 21 juin 2013
166089_641216429227148_1267626887_nLe journaliste et photo reporterHervé Séréfio, patron de l’entreprise de la presse audio- visuelle Diaspora se trouve actuellement dans les locaux de l’ OCRB ( Office Centrafricain de la Répression du Banditisme) selon une source qui a requis l’anonymat.

Le plus célèbre des photographes Centrafricains est en train de subir des interrogations avant d’être transféré au parquet pour y être auditionné précise la même source.

On ignore encore les motifs de cette arrestation et pour tant, le président Djotodia a promis qu’aucun journaliste ne sera arrêté sous son règne.

M. Séréfio, jeune franco-centarafricain s’est illustré ces derniers temps grâce aux diffusions des images sur la République Centrafricaine. Ce dernier était déjà dans le collimateur de l’ancien régime, avant d’échapper récemment à  un kidnapping  de la part des éléments de l’ex groupe rebelle Séléka.

M. Séréfio interpelle souvent les Centrafricains et les autorités de ce pays à travers la diffusion d’ une diversité des images dignes d’une époque moyenâgeuse sur les réseaux sociaux .

Wilfried Maurice SEBIRO

La SELEKA vient à peine de prendre les rennes  de ce pays et ne laissera pas le temps aux centrafricains pour leur montrer de quel bois elle se chauffe. Après avoir saccagé les édifices publics  et religieux qui ne cadrent pas avec leur plan de transformation islamique de ce pays, après avoir violé les femmes et les filles pour faire courber l’échine aux hommes, après avoir rempli le gouvernement de ministres à tendance musulmane, après avoir épinglé de grades militaires élevés les poitrines de certains rebelles de la même assonance, la SELEKA et son chef autoproclamé s’orientent maintenant dans la chasse aux sorcières. Il va leur falloir étêter les centrafricains pour les faire passer dans leur moule. Toi centrafricain, obéis sans broncher aux commandements de la SELEKA, toi centrafricain courbe l’échine devant un enturbanné SELEKA et respecte les commandements de sa religion, toi centrafricain ferme les yeux devant les supplices de ton frère qu’on égorge ou qu’on émascule sans verser la moindre larme. Toi centrafricain, regarde les yeux écarquillés sans mot dire ta soeur, ta tante, ta mère, ta fille qu’on viole sauvagement sans faire cas de ses complaintes car le CENTRAFRIQUE n’est plus à toi, il est désormais le sucre de la SELEKA. On te promet un, deux ou trois mois de salaire pour te faire oublier toutes ces exactions, on promet de réparer les ponts cassés dans ta ville de BANGUI pour te donner l’illusion qu’elle va devenir coquette avec la SELEKA et sa dictature. Vas-tu continuer à mordre à ces genres d’appâts ? Où sont passés tes vrais droits ? Les ignores-tu ou fais-tu semblant de ne rien y comprendre. Le pays est à toi et tu fais comme s’il ne l’était pas. Est-ce à cause de ton égoïsme, de ton tribalisme, de ton manque de solidarité, de ta cécité face à la réalité des choses, de ton esprit partisan aveugle qui te fait applaudir le bourreau de tes parents ? Comment peut-on être quatre millions et ne pas penser un seul instant qu’on ne peut pas laisser une horde de buffles sauvages détruire tous les champs sans pousser les cris qui les mettraient à la déroute ?

Aujourd’hui c’est un chasseur d’images qui est en train de  subir des interrogations “certainement amicalement douloureuses” à cause de sa volonté de faire savoir les choses à ceux qui les ignorent. A cause de ce désir de partager avec ses frères, il est en train de passer de très mauvais quarts d’heure. Va-t-on laisser la SELEKA et ses bull-dogs , continuer à arracher de leurs crocs la chaire des centrafricains?

A un moment où les hommes politiques de ce pays ont totalement baissé les bras pour ne rien dire face aux exactions de la SELEKA, il convient de se montrer solidaires dans l’instinct de survie, de ne pas perdre toute lucidité pour trouver la parade et mettre un terme à toute cette série de comportements barbares et d’incompréhensions inimaginables.

Face à cet acte inacceptable que constitue la mise aux arrêts de quelqu’un qui ne fait qu’informer à travers des images soumises à l’appréciation de tout un chacun, et parce qu’il ne fait aucun commentaire de ces images, nous demandons, si l’information est vraie, la mise en liberté totale du frère SEREFIO. Le CENTRAFRIQUE a encore une institution judiciaire chargée de traiter ce genre de problème