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Littérature
Les mots, nos guides!
On m’a dit que…

    Rencontres en librairie autour des romans “Charnue” et “Tout est fraternel en toi”.

    Rencontre en librairie au sujet de \”Charnue\” (2013).

    Rencontre en librairie au sujet de \”Tout est fraternel en toi\” (2012)

    CLIQUEZ SUR CES LIENS.

    Mon deuxième roman: “Charnue”

    Depuis mai 2013, mon deuxième roman est sorti.

    J’ai choisi un univers très différent: après avoir abordé dans “Tout est fraternel en toi” (mars 2012) la fraternité comme amour et rivalité fusionnelle dans les années 80-90, j’ai choisi de dépeindre le destin d’une femme née en 1940 en Algérie. J’ancre à nouveau le début de mon histoire dans des atmosphères familliales et subversives : Lucie est une orpheline de 2013 qui ouvre le récit alors que Lisa vit avec sa mère et sa soeur pendant la guerre d’Algérie.

    Trouver le lien entre Lucie et Lisa…

    Peut-être même que vous retrouverez Sarah…


    Les citations qui ont inspiré le roman “Tout est fraternel en toi”.

    Citations qui ont inspiré le roman:
    Proverbes 12 : « Celui qui aime la correction aime la science ; Celui qui hait la réprimande est stupide. », La Bible, les Proverbes. 12
    « Etait-elle la Parque, qui aurait moins / A mettre à mort qu’à mener sous des arbres / Où souriante à qui serait près d’elle : / « Ecoute, dirait-elle, les mots se taisent, / Leur son n’est plus qu’un bruit, et le bruit cesse ? » », Yves Bonnefoy, Les Planches courbes, « La Voix lointaine », XI.
    « Jusqu’ici je m’étais trouvé, en face de M. de Charlus, de la même façon qu’un homme distrait, lequel, devant une femme enceinte dont il n’a pas remarqué la taille alourdie, s’obstine, tandis qu’elle lui répète en souriant: «Oui, je suis un peu fatiguée en ce moment», à lui demander indiscrètement: «Qu’avez-vous donc?» Mais que quelqu’un lui dise: «Elle est grosse», soudain il aperçoit le ventre et ne verra plus que lui. C’est la raison qui ouvre les yeux; une erreur dissipée nous donne un sens de plus. », « Sodome et Gomorrhe », La Recherche du Temps perdu, Marcel Proust.
    « Quand il ne serait, comme vous le dites, qu’un exemple du danger des liaisons, en serait-il moins lui-même une liaison dangereuse ? » Choderlos de Laclos, Les Liaisons dangereuses, Lettre XXXII.
    « Au milieu du chemin de notre vie, je me trouvai dans une forêt sombre, la route où l’on va droit s’étant perdue », Dante, La divine Comédie, L’Enfer, Chant 1.
    « Ein holder Jüngling, sanft und Schön”, Mozart, La Flûte enchantée.
    « Mais ce que le petit canard mettra longtemps à comprendre, c’est que la cicatrice n’est jamais sûre. C’est une brèche dans le développement de sa personnalité, un point faible qui peut toujours se déchirer sous les coups du sort. Cette fêlure contraint le petit canard à travailler sans cesse à sa métamorphose interminable. Alors, il pourra mener une existence de cygne, belle et pourtant fragile, parce qu’il ne pourra jamais oublier son passé de vilain petit canard. Mais, devenu cygne, il pourra y penser d’une manière supportable. », Les vilains petits Canards, Boris Cyrulnik.
    « Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée, les soupirs de la Sainte et les cris de la fée », « El Desdichado », les Chim
    ères, Nerval.

    « Au fond de nos cœurs c’est comme un ghetto, dès qu’il sent l’approche extérieure il se resserre comme un étau », Fabe, Détournement de sons.
    « Votre regard charmant, où je lis tant de choses, Commente vos discours légers et gracieux. Ce que dit votre bouche étincelle en vos yeux. », Victor Hugo, Les Contemplations, A Mme D.G.D.G..
    « On ne descend jamais deux fois dans le même fleuve », Héraclite.
    « Je n’ai connu de vous qu’un univers sonore, où dominait Mozart et votre violoncelle. Vous jouiez. Les voix chantaient. J’écrivais. Votre musique est dans ce manuscrit. A vous entendre, j’ai eu peur de vous aimer. Je vous ai fui. » Valentine Goby, La Note sensible.
    « Conserve la vie… à peine touchée par le redoutable poison, les cheveux d’Arachnée tombèrent, et avec eux, son nez et ses oreilles ; sa tête devient toute petite, et toutes les proportions de son corps diminuent ; à ses flancs se rattachent de grêles doigts au lieu de jambes ; tout le reste n’est qu’un ventre d’où cependant elle laisse échapper du fil ; et, maintenant araignée, elle tisse, comme jadis, sa toile », Ovide, les Métamorphoses.
    Célimène : « Non, vous ne m’aimez pas comme il faut que l’on m’aime », Le Misanthrope, Molière.
    « Ses ailes de géant l’empêchent de marcher », « l’Albatros », Baudelaire.
    « Homme et femme, il les créa », Genèse, Bereshit
    « La connais-tu, Daphné, cette vieille romance / Au pied du sycomore…ou sous les muriers blancs, / Sous l’olivier plaintif, ou les saules tremblants, / Cette chanson d’amour, qui toujours recommence », Les Chimères, Nerval.
    « L’esquive n’est pas un film sur la banlieue mais c’est l’histoire de Momo » Abdel Kechiche.
    « Rosa la Rosse, une petite boule de chair tout en ventre avec des jambes minuscules, chantait du matin au soir, d’une voix éraillée, des couplets alternativement grivois ou sentimentaux, racontait des histoires interminables et insignifiantes, ne cessait de parler que pour manger et de manger que pour parler… », La Maison Tellier, Maupassant.
    « ELOHIM FIT TOMBER UN PROFONF SOMMEIL SUR L’HOMME (Gen.2 :21). Dieu fit tomber le sommeil sur Adam. Cela nous apprend que l’homme ne doit pas continuellement se mettre en colère contre sa femme. Si par hasard, il remarque qu’elle fait quelque chose qui lui déplaît, il doit faire comme s’il ne voyait rien et qu’il dormait », Commentaire sur la Torah, Jacob Ben Isaac Ashkénazi de Janow.
    « Rien de plus beau que de mourir pour ceux qu’on aime ».
    « Fille de Minos et de Pasiphaé », Racine, Phèdre. 98
    « L’homme n’est que poussière… c’est dire l’importance du plumeau ! », Alexandre Vialatte.

    Définition de « définition » dans le Petit Robert: « Opération mentale qui consiste à déterminer le contenu d’un concept » ou « grandeur caractérisant la finesse des détails reproduit par une image de télévision »…
    « De toute façon, j’veux dire, à quoi ça sert de vivre ? J’ai pas de seins, mon acteur préféré est homosexuel, y’a des guerres sans but et des inégalités entre les gens et la cerise sur le gâteau… », Kiffe Kiffe demain, Faïza Guène.
    “Dreams are my reality A wond’rous world Where I like to be Illusions are acommon thing I try to live in dreams Althouh it’s only fantasy”,”Reality”, La Boom, Richard Sanderson.
    « Déménager / Quitter un appartement ; Vider les lieux. Décamper. » Georges Perec.
    « Je ne touche pas ce dé cubique. Non, je touche successivement des arêtes, des pointes, des plans durs et lisses, et réunissant toutes ces apparences en un seul objet, je juge que cet objet est cubique », Alain : Eléments de philosophie.
    « Quatre actions détiennent le pouvoir de changer un décret divin : Tseddaka : faire la charité ; Tephila : la prière ; Techouva : L’amélioration de sa conduite ; Chinouï Chem : le changement de nom. D’aucuns ajoutent : Chinouï Hamakom : le changement de résidence. », Lekh Lekha, le Midrash raconte Berechit.
    « Ce fut comme une apparition », Flaubert, l’Education sentimentale.
    « Roxane : Raillé de quoi ? / Cyrano : mais de… d’un élan !… Oui, mon cœur, / Toujours de mon esprit s’habille, par pudeur.», Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac.
    « What, can you do me greater harm than hate ? Hate me! Wherefore? O me ! What news, my love ! Am not I Hermia ? Are not you Lysander ? I am as fair now as I was erewhile. », Hermia, A Midsummer Night’s Dream, Shakespeare.
    « Une amitié qui se vit comme une erreur est certes une blessure. Mais comment détecter le vrai du faux, le sincère de l’hypocrite ? », Eloge de l’amitié, ombre de la trahison, Tahar Ben Jelloun.
    « Jusqu’ici elle s’était contentée de prendre conscience de ce qui l’entourait avec la curiosité naturelle à une enfant intelligente, mais jamais un regard jeté sur le monde extérieur ne lui avait procuré de plaisir particulier. », Les Chiens et les Loups, Irène Némirovsky.
    « Mais, sachez-le bien – car je ne sais, moi, comment tout finira : il me semble conduire un attelage emporté hors de la carrière ; mes esprits indociles m’entraînent, vaincu, tandis que l’Epouvante est là, devant mon cœur, toute prête à chanter… », Oreste, Les Choéphores, Eschyle.
    « La parfaite dissimulation est le chef d’œuvre de la prudence, et du jugement. », De la Dissimulation et de la Sincérité, Madeleine de Scudéry.
    « Laisse-moi devenir l’ombre de ton ombre, l’ombre de ta main, l’ombre de ton chien » Jacques Brel.
    “imitant en ceux-ci les voyageurs, qui, se trouvant égarés en quelques forêts, ne doivent pas errer en tournoyant tantôt d’un côté d’un autre, ni encore moins s’arrêter en une place, les marchés toujours le plus droit qu’ils peuvent faire un même côté, et de le changer. Pour de faibles raisons, encore que ce n’est peut-être été au commencement que le hasard seul qui les ait déterminés à le choisir, car, par ce moyen, s’ils ne vont justement où ils désirent, ils arriveront au moins à la fin quelque part où vraisemblablement ils seront mieux que dans le milieu de la forêt. » Descartes.
    « Domnei, Dépendance. Figure dans laquelle l’opinion voit la condition même du sujet amoureux, asservi à l’objet aimé. », Fragments d’un discours amoureux, Roland Barthes.
    « J’aimais plus mon père que je ne l’avais jamais aimé. », La Dame aux Camélias, Alexandre Dumas fils.
    « -Père, que cherches-tu ? / – Je suis à la recherche de mon cœur. Il est tombé à terre l’autre nuit. / – C’est par ici que tu vas le retrouver ? / – Où donc alors ? Je me baisse vers le sol comme les paysannes en octobre ramassent les olives. / – Tu ne trouveras que des cailloux ! », « La Lune est-elle tombée dans le puits ? », Chronique de la tristesse ordinaire, Mahmoud Darwich.
    « Je vais te laisser, petit être en devenir, dans la sécurité de la non-naissance. Tu devrais m’en savoir gré ; Je ressens presque de la tendresse pour toi. Je t’agresse avec de l’eau bouillante et d’horribles instruments. Je te combattrai avec patience et ténacité jusqu’à ce que tu sois dissous dans le néant. Alors, j’aurais le sentiment d’avoir accompli une bonne action, d’avoir agi de façon responsable. Je ne peux te donner assez de force, et il y a trop de germes morbides dans cette famille… », Samedi 6 décembre 1941, Journal d’Etty Hillesum
    « Mourras-tu sans chanter, bel arbre solitaire ? / Livre ton corps au vent comme un roseau de verre ; ses amoureuses mains, en courant sur tes branches, / Rempliront le forêt d’un sifflement de flûte. / Bouleau blanc, bouleau blanc, / Tu feras le printemps. » « Bouleau sur la colline », Claude Vigée.
    « Je ne la suis plus, cette Rosine que vous avez tant poursuivie ! Je suis la pauvre comtesse Almaviva, la triste femme délaissée, que vous n’aimez plus. », Le Mariage de Figaro, Beaumarchais.
    « elle le priait de ne pas trouver étrange si elle ne s’exposait point au péril de le voir et de détruire par sa présence des sentiments qu’elle devait conserver ; qu’elle voulait bien qu’il sût, qu’ayant trouvé que son devoir et son repos s’opposaient au penchant qu’elle avait d’être à lui, les autres choses du monde lui avaient paru si indifférentes qu’elle y avait renoncé pour jamais », Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves.
    « El sonarlo solo basta ; / pues asi llegue a saber / que toda la dicha humana, / en fin, pasa como un sueno. », Sigismundo, La Vida es un sueno, Calderon.
    “L’homme n’est réellement libre qu’autant que sa liberté, librement reconnue et représentée comme par un miroir par la conscience libre de tous les autres, trouve la confirmation de son extension à l’infini dans leur liberté. L’homme n’est vraiment libre que parmi d’autres hommes également libres; et comme il n’est libre qu’à titre humain, l’esclavage d’un seul homme sur la terre, étant une offense contre le principe même de l’humanité, est une négation de la liberté de tous.” Mikhaïl Bakounine – 1814-1876 – Catéchisme révolutionnaire
    « Quoique puisse dire Aristote et toute la Philosophie, il n’est rien d’égal au tabac : c’est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n’est pas digne de vivre. Non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit les âmes à la vertu… », Sganarelle, Dom Juan, Molière.
    « Il m’aimerait peut-être, il le feindrait du moins. / Adieu. Tu peux partir. Je demeure en Epire : / Je renonce à la Grèce, à Sparte, à son empire, / A toute ma famille ; et c’est assez pour moi, / Traître, qu’elle ait produit un monstre comme toi. », Hermione à Oreste, Andromaque, Racine.
    « La comtesse en un mot réunissait toutes les apparences du bonheur, mais elle ne survécut que fort peu de temps à Fabrice, qu’elle adorait, et qui ne passa qu’une année dans sa Chartreuse. […]To the happy few. », Stendhal, La Chartreuse de Parme.
    « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; / Mais c’est moi qui vous ai choisi et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure. », Evangile de Saint-Jean XV, 16.


    Lecture-signature le 31 mai à L’Espace L’Harmattan à partir de 19H.

    Quelques passages du roman “Tout est fraternel en toi” seront lus et ponctués par quelques morceaux de violon.

    (21Bis Rue des Écoles, métro Maubert Mutualité!)

    Extrait de la postface de Tout est fraternel en Toi par Pauline Bruley.

    Postface de Pauline Bruley:

    Initiation pour des adolescents, ce roman est aussi une initiation à l’adolescence. Les portes d’un domaine que l’on force souvent, ou que l’on ignore, nous sont de nouveau simplement ouvertes. Elles le furent il y a presque un siècle par Alain-Fournier, sur les brumes d’une Sologne habitée par le rêve exigeant de deux adolescents. Et ici pourtant, à travers les rues de banlieue, la cruauté sociale et une tout autre atmosphère, se retrouvent le même refus des compromis, la même gravité du cœur. La pureté d’attachements aussi, qui ne doivent d’être purs qu’à leur charité. Amour ressenti immédiatement par Sarah envers ceux qui l’entourent. Amour d’une narratrice qui connaît intimement ses personnages, comme leurs modèles, puisque son histoire est aussi la leur. Christelle Abraham Valette s’est penchée avec tendresse et lucidité sur une expérience douloureuse, révélatrice d’un âge encore plein de radicalité enfantine. Si son récit n’est pas complètement autobiographique, du moins touche-t-on ici à la vérité par une connaissance intime des êtres et de leur milieu. Une connaissance qui trouve sa juste autorité entre savoir, compassion et humour. Savoir : le prisme de la littérature et de ses mythes permettent d’aborder la diversité religieuse, le mélange des origines, la « massification » avec ses ambiguïtés, ses échecs et ses chances, le brillant et la vulgarité qui cachent la misère et la solitude. Compassion alors : la descente aux enfers de Steff… Ou même, compassion grammaticale, à travers les changements de point de vue et le discours rapporté, dispositifs ouvrant à l’autre. Humour : la distance protectrice, la métaphore immémoriale, biblique. Le sourire des maîtres, des adultes ou des amis prêts à l’entraide, soucieux de ne pas blesser l’amour-propre de l’autre.

    Les changements de point de vue alternent en effet selon les expériences et les aventures. Celles de Steff qui n’a pas le tempérament de Mouchette, celles de Hakim, celles de Sarah, celles d’Olivier. Compréhension et compassion habitent une narratrice qui peut dès lors habiter chacun des êtres qu’elle recrée, avant de glisser sans heurt vers l’omniscience. Délicate omniscience qui fait aussi comprendre la patience : ce roman nous fait entrer dans la conscience du temps, dans la durée mystérieuse des métamorphoses. Entre d’une part les dialogues ou le point de vue limité, et d’autre part le récit maîtrisé avec ses explications, l’écart n’est jamais neutre. Il y règne la présence d’une narratrice qui sait – et qui attend.

    Cette omniscience se manifeste également dans les choix de langue, au cœur du tissu narratif aussi. Se replonger dans les incompréhensions de l’adolescence, les scories et les malentendus, c’est inversement choisir des mots adaptés, reformuler à mesure que l’on grandit – tandis que d’autres régressent dans un verbiage codé, comme Willy, dissimulant la pauvreté intérieure sous la rutilance extérieure.

    Bonjour tout le monde !

    “Tout est fraternel en toi” a été écrit en 2007. Il a longtemps attendu que j’aie l’audace de l’envoyer à M. Cohen chez L’Harmattan.