WS 59

S’il n’y a rien de neuf, si ce qui est
A été auparavant, nos cerveaux sont trompés,
Qui, travaillant à une invention, portent
La seconde charge d’un enfant précédent !
Ce souvenir pourrait d’un regard en arrière
Egal à cinq cent courses du soleil
Me montrer votre image dans un livre antique
Puisque l’esprit fut d’abord conçu en caractères,
Ainsi pourrais-je voir ce que le vieux monde
Pouvait dire à cette merveille composée de votre cadre ;
Que nous soyons réparés ou améliorés,
Ou si la révolution est la même.
O il est sûr que je suis les esprits des jours anciens
Qui ont donné du prix à de pires sujets.

WS 57 bis

Etant votre esclave je me soumets
Renouvelle ta force sur ses côtés
Le marbre ne te survit pas
La beauté ne déteste pas être ornée
La beauté est embellie par la vérité
Votre substance a des millions d’ombres
Tout riche a un doux trésor
Ton amour est un doux destrier
Il est pénible de chercher ce que je cherche
En attendant je devrais te voir
Quel soin ai-je pris de t’emprisonner ?
Mon oeil cherche mon coeur a trouvé
Evite la guerre mortelle de tous les sens
De tous les éléments
Terne substance !

TWR 162

La colère est une perte de temps
Mieux vaut allumer qu’éteindre
L’idéal est de réaliser sans trop agir
L’amour se doit d’être lucide, extra-lucide
Sois chinois, sois persan, sois français, sois toi-même
Il est parfois difficile de trouver un bon éditeur
Parmi les oiseaux noirs, il est des oiseaux blancs
Bienheureux soit qui n’est pas malade
Il vaut mieux être assis que debout, couché qu’assis
Il vaut souvent mieux se taire que parler
Essaie de savoir ce que tu ne sais pas
Sois généreux même si ça ne rapporte rien
Il vaut mieux avoir plusieurs raisons
Crains de t’arrêter *

* Depuis TWR 159 j’ai adapté des bribes de la sagesse chinoise

TWR 161

Je suis humain, j’aime plus les hommes qu’ils ne me détestent
Le riche a beaucoup à perdre
Bien parler, c’est dire quelque chose
La négligence est mère de l’échec
Si vous cherchez, vous trouverez peut-être
Qui a gagné à la loterie, a joué à lal loterie
Chercher, c’est souvent chercher ce qu’on a déjà
La rosée sert toutes les herbes
La vertu est une bonne habitude
La principale vertu est de laisser le monde tel qu’il est
Le véritable vainqueur n’a pas de vaincu
N’obéis pas à la colère

TWR 160

Les oiseaux volent tu te tais
L’abondance ne suffit jamais
Ne te laisse pas avaler par ta propre cupidité
Quelle chance tu as ! Tu as la santé
Endette-toi, tu seras riche, à bon escient
Parle de ce qui est important, ne parle pas de toi
L’eau sert toujours
Savoir ce que l’on sait ne pas savoir ce que l’on ne sait pas
Fais à autrui ce que tu veux qu’il te fasse
Aime la différence Elle fait de toi autrui pour autrui
Dessine-toi le chemin de la sagesse, puis emprunte-le
Réponds au mal par la justice et au bien par le bien
Avance, lentement s’il le faut, mais avance
Ne compte que sur toi-même

WS 48 quart

En partant pour la bagatelle
Ce temps ne vient jamais
La fin d’un voyage fatigant
L’offensive s’éloigne
La clef est bénie du trésor bien fermé
De quoi êtes-vous fait ? Quelles ombres vous escortent ?
Rien n’est plus beau que la vérité
Certains monuments ont du rythme
Ton appétit se digère
Que dois-je faire pour te faire plaisir ?
Je suis ton esclave, tu le sais,
C’est pour te faire plaisir
Plaisir, te dis-je

WS 48 ter

J’emprisonne la bagatelle
Je n’ai plus de déficiences dont tu sourcillais
Il est pénible de voyager
Mon amour peut excuser l’offense lente
De mon morne destrier quand je m’éloigne
Ignores-tu que j’ai la clef ?
Quelle est votre substance ?
Pour que des millions d’ombres vous escortent ?
Comme la Beauté parait belle associée à la vérité !
Les monuments en marbre ne survivent pas aux rythmes puissants
Il est grand temps que tu renouvelles ta force, doux amour,
Mais je ne suis que ton esclave
Je devrais cependant contrôler votre plaisir !

WS 48 BIS

Là tu seras volé je le crains
La vérité est voleuse elle est surtout volante
Avoir la force des lois pour soi
Ne prouve rien contre l’amour
je crains parfois que ma souffrance ne soit devant
Et ma joie de vivre derrière
Je cours vers toi pour te donner le droit de partir
Quand tu es là tu es notre triomphe à tous deux
Sinon tu es espoir
Je veux être comme toi un coeur fidèle
Je souhaiterais tant que la poésie distille ces vérités
Tu vis sous le jugement le tien
J’aime bien l’hiver je préfère l’été
L’amour ne pense pas à mal
L’amour ne blâme pas le plaisir
La vengeance est douleur

WS 58

Que ce dieu interdise, lui qui fit de moi votre esclave,
Moi en esprit je devrais contrôler vos moments de plaisir,
Ou je devrais vous implorer pour obtenir le compte des heures,
Moi qui suis votre vassal je supporte votre bon plaisir.
O laissez-moi souffrir, je suis à votre merci,
L’absence emprisonnée de votre liberté,
Et la patience, dressée à la souffrance, vérifie
Sans vous accuser d’injustice.
Où vous faites votre site, votre charte est si forte
Que vous par vous même pouvez privilégier votre temps
Tant que vous voulez ; c’est à vous qu’il appartient
De pardonner vous même le crime auto-proclamé.
Je dois attendre, quoique cette attente soit un enfer,
Je ne dois pas blâmer votre plaisir, qu’il soit mauvais ou bon.

TWR 159

Qui s’enrichit a de plus en plus à perdre
Je hais les pauvres
Je souhaite qu’il n’y en ait plus
Un sage découvre le monde sans sortir de chez lui
Confiance sans frontières
Lourdeur lenteur
Méfiance molle et coeur d’enfant
Un sage est paresseux
Le sage des sages voit sans regarder
Mieux vaut agir que subir