Bg

Chapitre XIII

Quand tu t’échappes
Du dédale de l’illusion
Tu n’as nul besoin d’apprendre
Même du texte le plus sacré

Comment celui qu’on nomme sage
Se lève-t-il ? Comment marche-t-il ?
Quoiqu’il advienne, si l’esprit reste serein,
Si la soif de plaisirs a disparu
De même que l’envie la colère la peur
Celui qui s’est détaché de tout
Ne ressent ni joie ni peine
Est inébranlable en sa sagesse

La tortue dans sa carapace
Détache ses sens de leurs objets
Elle est inébranlable dans sa sagesse

Lorsque l’esprit chasse sans cesse
Les sens qui vagabondent
La sagesse est le vent
Qui pousse le vaisseau hors de sa course

La tentation demeure
Les sens turbulents torturent l’esprit
Puis l’emportent
Tes sens sont bridés tu te concentres sur toi
Le vrai toi ton en-soi ton soi
La manifestation du Soi à travers toi

Libre des passions des pensées
Libéré du moi du je du mien
Le sage est divin
Et si humain

Bg

Chapitre XII

Ton coeur est bon ta douleur est illusion
On ne déplore ni la mort ni la vie
Je t’ai toujours connu
Le Soi traverse les âges de la vie
Les sensations vont et viennent sans se lasser
Endure-les
Qui est impassible et indifférent
Est mûr pour l’immortalité
Le non-être ne peut être
L’être ne peut pas ne pas être
L’essentiel est de voir la vérité

Lt 5

On reconnait un cheval à ses nerfs
Ses tendons ses muscles ses os
A sa robe bref à l’ensemble de son corps
Mais le connaitre parfaitement
Exige de saisir quelque chose d’insaisissable

Lt 4

Un brigand fut un jour charitable
Le bénéficiaire mangea d’abord
Se fit vomir ensuite
Il s’était aperçu que son bienfaiteur
Etait un brigand
Nourrir un humain n’est pas un acte de brigandage
il ne faut pas confondre un nom général
Avec une chose particulière

Bg

Chapitre XI

Le jour nous avons la lumière du soleil
Le soir la lumière de la lampe
Qu’est-ce que la lumière spirituelle ?
Les lumières du soleil et de la lampe
La lumière

Si mille soleils se levaient
Faisaient resplendir l’azur
Leur éclat aurait la féroce splendeur
Du Soi qui est En-soi

L’En-soi c’est tout l’univers
Avec ses milliards de milliards
D’êtres vivants ne faisant qu’un

Ceux qui ont foi et amour
Même les plus humbles
Esclaves mendiants prostituées
Atteignent la loi suprême
Nul humain qui aime
Vraiment et sincèrement
Ne se perd

Médite sur l’inconcevable
Sur le poète primordial
L’univers plus petit qu’un atome
Plus radieux que le soleil

Les politiques noirs de peau

Quelque chose dont on parle très peu, c’est qu’un nombre restreint, mais en forte augmentation, de députés de la nouvelle assemblée nationale ont la peau noire et même du plus beau noir, manifestant ainsi peut-être une proche origine africaine.
A côté du rajeunissement, de la féminisation, du renouvellement, il y a là un phénomène intéressant et sympathique.

Lt 3

Un homme se prétendait immortel
Le prince l’envoya quérir
L’homme mourut entre temps
Il ne put rendre service au prince
Il en est qui détiennent un secret
Qu’ils sont incapables de communiquer
Ne serait-ce qu’à eux mêmee

Bg

Chapitre X

Sur le chemin il n’est pas d’effort vain
Nul gain n’est repris
Tu as un droit sur tes actions
Mais tu n’en as pas sur leur fruit sur leur effet
Agis pour agir
Ne pense surtout pas à l’inaction
L’équanimité c’est être ouvert
Tant à l’échec qu’au succès
Le sage se détache des résultats
Il vit au delà de la douleur

Bg

Chapitre IX

Indifférent à la victoire
Indifférent à la défaite
Après une sagesse de lettrés
Prépare-toi à une sagesse supérieure
Il n’est pas d’effort vain sur ce chemin

Les pensées des indécis
Sont un labyrinthe sans fin
Les sots parlent de religion
En des termes fleuris mais creux
Soumis aux plaisirs et au goût du pouvoir
Soumis aux rites ils s’entichent des textes
Ils ne se purifient pas par la méditation
Un puits est inutile près du fleuve
Un texte saint est inutile à celui qui a vu la vérité

Lt 2

Un homme gagnait péniblement sa vie en mendiant dans un marché
Les commerçants exaspérés finirent par ne plus rien lui donner
il devint assistant-vétérinaire
Il assura désormais que rien n’est plus honteux que de mendier

Un homme donnait un banquet. Il fit un petit discours. “Le ciel est généreux. Il nous donne les cinq céréales, les poissons et les viandes…”
Son fils, âgé de douze ans, se leva et prétendit, à haute et intelligible voix, que les animaux ne sont pas faits pour l’homme, sont égaux en principe. Il n’y en a pas de nobles ou de vils, mais que certains sont supérieurs par la taille, la force ou la ruse. Il n’y en a pas qui soient créés pour les hommes de même que ceux-ci ne sont pas créés pour les moustiques.

Dans une région la coutume était d’offrir des pigeons ramiers sauvages. Au passage beaucoup mouraient. La coutume fut interdite.