ATELIER ROMANS et NOUVELLES

Animateur : DANIEL BERNARD  

Les participants ont tenu d’abord à rendre hommage à ceux qui ont organisé ce week end convivial d’échanges et de projets.

Nous avons vu à travers les exposés de Denis et Xavier Pryen combien la maison d’édition l’Harmattan s’impliquait dans le rayonnement de la langue française partout où c’est possible et plus particulièrement en Afrique francophone.
La diffusion du savoir, la préservation des traditions, la reconnaissance des peuples et des minorités ethniques sur tous les continents et de plus dans notre langue constituent l’engagement et la raison même de la création au fil des années du fond de plus de 30 000 livres et expliquent mieux encore l’action de notre maison d’édition en première ligne dans l’élaboration du livre numérique.
Nous l’avons non seulement compris mais nous sommes, nous auteurs de France métropolitaine, très fiers d’amener notre cautionnement à cette vaste entreprise avec nos différences, nos formations et nos cursus qui balayent tous les horizons de la connaissance.   

Dans l’atelier romans et nouvelles que j’animais, tous ont salué la chance d’être édité chez l’Harmattan, tant la difficulté de trouver un éditeur est immense.
Cependant très rapidement les intervenants sont devenus plus pragmatiques, comme si l’ existence et la vie de tous les jours les rattrapaient.  
Comme quoi on a beau être auteur avec la tête dans les nuages on n’en est pas moins homme ou femme.

               1-  Les rapports entre les libraires et l’Harmattan ne sont globalement pas bons. 

                   Il serait judicieux qu’à la demande ponctuelle des auteurs, l’éditeur assouplisse la règle du dépôt chez quelque bons libraires indépendants.  

              2-  Le fameux contrat d’édition, entre les auteurs et l’Harmattan, avec les clauses d’achat des 50 premiers  livres et le non versement des droits d’auteur de 1 à 500, posent problème.

                   Si la grande majorité des auteurs ont compris les explications de fond, stratégiques et financières  de Denis Pryen sur ce sujet, il n’en demeure pas moins que ces mentions au contrat jouent sur  l’image  de  l’éditeur et donc de ses auteurs, et que les détracteurs de l’Harmattan s’engouffrent dans la brèche du contrat présenté souvent  à compte d’auteur.

                   Il  me parait urgent à titre personnel,  de se pencher sur ces deux problèmes  qui polluent les relations autour des auteurs. Ils ne sont pour rien dans la rivalité, l’envie, la jalousie suscitées par le succès grandissant  de leur maison d’édition. C’est autant un problème intérieur français que de relationnel et d’image.
                              A l’époque où nous vivons, nul ne peut faire l’économie de la transparence, de la communication, surtout sur ces sujets sensibles. 

               Cette  France et ses milliers d’auteurs qui sont nés un jour, quelque part dans la rue des Ecoles à Paris  soulevés par l’harmattan, ce vent puissant d’Afrique occidentale, se doivent d’être regroupés autour de leur éditeur, de leur langue et de la pensée des Lumières.

                  Il serait judicieux de mettre en avant les personnalités éditées chez l’Harmattan: 
              les grands scientifiques, les professeurs d’universités, les lauréats de ces prix littéraires glanés à la force du poignet dans la campagne française ( parfaitement, j’en connais).

                  Et ce n’est pas, au moment où tout change dans le monde de l’édition, au moment où les idées de l’Harmattan sont de plus en plus reconnues qu’il faut que ces épines ralentissent l’éditeur sur le chemin de son succès  où continuent à entacher durablement son image. 

              3-  L’éditeur se doit par ailleurs de prendre contact avec les organisations et salons littéraires. Lui seul à le pouvoir d’ouvrir les portes et de signaler les opportunités aux auteurs, sur le site.  

Ce n’est pas si lourd que ça à mettre en place. Bien sûr, c’est à l’auteur, ensuite de faire  les démarches et de gérer peut-être sa mise en place, les retours  etc……

Voila, je pense que ces soucis sont si importants qu’ils doivent  à mon sens être traités sans attendre, en interne. 

    Daniel BERNARD.