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4ème RENCONTRE FEMIN AUTEURES à Antibes – 2016

Article publié dans Nice-Matin le 3 mars 2016 à l’occasion de la 4ème rencontre, Fémin auteures, organisée à Antibes par la médiathèque Albert Camus, le théâtre du Tribunal et Laurence Dionigi.

BLOG LITTERAIRE DU PTIT ECRIVAIN – AVRIL 2013

Enlivrée : être enceinte d’un livre. La fiction et le réel sont plus proches qu’il n’y paraît. C’est à la grossesse que Laurence Dionigi compare ici le processus d’écriture. Cela vous parle ? Vous avez certainement déjà dû attraper la maladie de l’écrit. Son personnage, Romane, se retrouve du jour au lendemain dans une spirale de mots. Elle devient librophage, ressent une envie effrénée de lire, consomme des mots, voit ce qu’elle croyait savoir chamboulé, les règles établies remises en question… Ecrire est à la fois un trouble (de la page blanche ?) et un remède (exutoire). Où nous mène l’histoire ? On se raccroche à ce que l’on connait intrinsèquement, puis on lâche prise. Ne soyons pas sérieux (“esprit cartésien s’abstenir”). À travers cette métaphore du processus d’écriture, le lecteur glisse progressivement dans l’irrationnel. Un roman très drôle qui a tout de même son mot à dire (puisqu’ici, les livres son vivants). Il est question de la prédominance masculine et de la place de la femme dans les milieux littéraires, du statut d’écrivaine, de la paternité (“maternité”) d’une oeuvre. L’auteur nous expose avec beaucoup d’humour l’enjeu que représente chaque livre “mis au monde”. L’écrivain subit une mutation livresque pour accoucher d’un chef-d’oeuvre (longtemps en gestation). Il s’agit avant tout d’un dialogue avec le monde littéraire, un hommage aux grands de la littérature. Laurence Dionigi s’amuse avec ceux qui l’ont inspirée. Les personnages de son roman ne vous sauront pas si inconnus que cela : Guillaume Naireappoli, Jean-Paul Tresar, André Degi, Marguerite Rasdu, François Laisrabe, etc. (Guillaume Appolinaire, Jean-Paul Sartre, André Gide, Marguerite Duras, François Rabelais…). L’auteur joue avec leurs noms et vous invite à un divertissant jeu de piste. En chacun de nous, un écrivain qui s’ignore… À la fin, rien n’est sûr. Vous êtes peut-être le prochain sur la liste. Personne ne sait à ce jour comment se propage le virus. Vous êtes peut-être déjà contaminé ; Quant à vous Mesdames, vous êtes peut-être sans le savoir, les auteures de futurs chefs-d’oeuvres. Soyez vigilantes, vous êtes peut-être enlivrées.

http://www.le-ptit-ecrivain.fr/presentation-laurence-dionigi-auteure.html

CRITIQUE sur le blog littéraire L’ENLIVREE by Joyce

Merci à Joyce pour sa critique d’ENLIVREE

rédigée sur son blog, L’ENLIVREE

Un matin, une femme découvre sur son perron un étrange paquet qui contient le journal d’une jeune femme : Romane. Cette dernière y relate une étrange expérience, celle des femmes enlivrées. En effet, il apparaît que les chefs d’œuvre ne naissent pas de l’esprit fertile de leurs auteurs mais plutôt… d’utérus de femmes qui les portent à la manière d’enfants pour une durée variable. Le récit de Romane rend compte de la totalité de sa “grossesse” jusqu’à l’accouchement.

Exactement comme une grossesse traditionnelle, la grossesse d’un livre se manifeste par différents symptômes : vomissements de lettres, obsession pour un mot ou une expression liée à la littérature ou encore frénésie de la lecture ou de l’écriture. C’est finalement toute une conception de la littérature et de l’acte d’écrire qui se dégage de cette métaphore filée.