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    Archive pour la catégorie ‘Poésie’

    Toute une forêt

    Des algues écorchées

    Reprennent vie

    Entre ordre

    Et liberté


    Elles prennent l’allure

    D’arbres nus

    Sans se détourner

    De leur vérité


    Leur essence

    Se retrouve

    Dans les plis et les nœuds

    D’une nouvelle destinée


    Des mains féminines

    Les ont sublimées

    En engendrant

    Toute une forêt

    Maria Zaki (Inédit, 2020).

    Des visages verts

    Entre des fils d’ombre

    Et de lumière

    Un peu de vie

    Se mêle au silence


    Pour que des algues

    Gorgées d’eau de mer

    Connaissent

    La renaissance


    Sur la toile de l’artiste

    Des visages verts

    Les vagues

    Plein les yeux


    Vous observent

    Et vous transmettent

    Le souffle qui les porte

    En temps et lieu

    Maria Zaki (Inédit, 2020).

    Pour naviguer dans le réel

    Rien n’est plus limité

    Que les facultés humaines

    Mais rien ne sert

    De censurer son imaginaire

    Ni de capturer ses rêves

    Pour naviguer dans le réel


    L’idée est peut-être

    De ne pas se laisser

    Traverser de part en part

    Par la vague de la réalité

    Mais celle d’accepter

    De ne pas pouvoir capter

    L’océan dans sa totalité


    Maria Zaki (Inédit, 2020).

    Au sein du jeu du monde

    Des faisceaux de pensées

    Troubles et confuses

    Traversaient l’esprit

    Que des doutes exacerbés

    Par l’image du monde

    Avaient déjà assailli


    Dans le terreau fertile

    De la crainte et de la peur

    La raison bascule

    Et des idées absurdes

    Poussent comme

    Des plantes ensauvagées


    Des personnes touchées

    Dans leur site le plus secret

    Peinent à témoigner

    Après tant de désordre

    De perte de repères

    Et l’impression pénible

    D’avoir perdu pied


    Et pourtant la poésie

    Comme toujours

    S’invite en silence

    Dans ce clair-obscur

    Pour tenter de changer

    La peine éprouvée

    En expérience de vie


    Et faire partie des choses

    Qui donnent du sens

    Au jeu de l’homme

    Au sein du jeu du monde

    Maria Zaki (Inédit, 2020).

    Fêter l’Aïd

    Fêter l’Aïd ici

    Là ou là-bas

    L’âme chantant

    En mesure avec

    L’âme de l’Univers


    Disperser ses mots

    En chemin dans

    La nuit entr’ouverte

    Aussi bien

    Au beau temps

    Qu’aux instants

    À partager

    Sous un ciel couvert


    Ramasser

    Quand le jour monte

    Ce qu’il en reste

    À hauteur de vue

    Et laisser un poème

    Au soleil

    Comme une fleur

    À l’adresse des abeilles


    Maria Zaki (Inédit).


    Le pas du temps

    Le pas du temps

    L’emporte sur

    Le pas de danse

    L’instant de l’oubli avance

    Instaure son rythme

    Entre les plis

    De la mémoire

    Les étoiles filent

    Emportant les souvenirs

    Leurs traces s’effacent

    A grande eau

    C’est la terre du cerveau

    Qui revient à la mer !

    Maria Zaki (Extrait de : Le velours du silence, l’Harmattan, 2010).

    Irréfutable

    C’est le moment de lire

    Le tatouage de la mémoire

    Comme on lit

    Les lignes de la main

    Ce qu’on s’avoue

    A peine

    Nous bouleverse


    Le signe caché

    Qui manifestement

    Coule dans nos veines

    Réclame l’art

    Dans la pensée

    Et de l’infini

    L’ivresse


    D’aucuns

    D’ici et d’ailleurs

    Nous ont cru victimes

    D’autres nous ont pris

    Pour des coupables


    Mais l’ordre spatial

    Du symbolique

    Revient sans cesse

    Irréfutable

    Maria Zaki (Extrait de “Le chant de l’aimance”, 2018).

    De nos ombres dansantes

    Je te convie

    À changer d’esprit

    À ralentir le pas

    À avancer à tâtons

    Comme en pleine nuit


    À troubler les repères

    Des passions troublantes

    Et adoucir les flammes

    Des amours ardentes


    À éviter le vertige

    Des lumières aveuglantes

    Et préserver entre nous

    La place de l’Aimance

    Majestueux compagnon

    De nos ombres dansantes

    Maria Zaki (Inédit, 2020).

    Inventé pour eux

    Une part de bonheur

    Improvisée s’avère

    Tangible depuis

    Que le lac et le bleu

    Se sont réconciliés


    Pour célébrer

    Le retour du printemps

    Les oiseaux entonnent

    Un chant si ancien

    Si romantique

    Si mystérieux

    Qu’il semble remonter

    Aux origines du temps


    On ne sait qui

    Du ciel ou de la terre

    Leur insuffle le début

    De la belle saison


    Les mêmes signes

    Les mêmes manières

    Et les mêmes mélodies

    Fleurissent peu à peu


    Peut-être que

    Le mot « amour »

    A été inventé

    Pour eux !

    Maria Zaki (Inédit, 2020).

    Mais c’est le chemin

    Large est le chemin

    Qui mène à « moi je »

    Étroit est celui

    Qui mène vers l’autre


    Nous faisons

    Le premier pas

    Sur l’un ou l’autre

    Mais c’est le chemin

    Tout entier qui nous prend


    Le désir d’avancer

    N’est pas le même

    Pour celui qui marche

    Vers son nombril

    En ignorant

    Quête et signes

    Et celui qui chemine

    Vers la lumière

    Patient et courageux

    Humble et digne

    Maria Zaki (Extrait de “Le chemin vers l’autre”, 2014).