Archive pour avril 1989

LA NOUVELLE REPUBLIQUE, jeudi 25 mars 1989

 

     MICHEL DIAZ DANS LA COUR DES GRANDS

     A Langeais, le théâtre a réussi a se faire une place enviable, grâce au patient travail entrepris tant au collège, avec l’Autruche Théâtre, qu’au club des jeunes. Ceci permet à trois groupes de monter des spectacles, à un festival amateur d’avoir un public fidèle et jeune.

     Mais le collège est décidément fortement marqué par cet art, au niveau des professeurs de français, puisqu’un autre, Michel Diaz, a choisi, quant à lui, l’écriture.

     Depuis près de 20 ans, il s’exprime au travers de la poésie et du théâtre. Dès 1976, l’une de ses pièces est jouée à la Maison de culture d’Orléans, puis en 1977 le Théâtre du Pratos, à Tours, accueille “Le Verbe et l’hameçon“. En 1981-1982,  le poème “Cristaux de nuit”, mis en musique par Jean-Marie Gibellini, est donné en concert à Tours, Rouen, Paris. Radio France-Culture produit “L’Insurrection” et s’intéresse à d’autres de ses textes.

     Mais c’est cette année que Michel Diaz entre par la grande porte dans ce monde du théâtre avec “Le Dépôt des locomotives”. En efffet, il a la chance d’être joué par une artiste de grand talent, Maria Casarès, accompagnée de François Perrot et mis en scène par Georges Vitaly au Théâtre Moufferard , à Paris.

     Maria Casarès a relevé l’écriture très personnelle de Michel Diaz comme un défi à son expérience et elle a voulu redonner toute la poésie, la musique de cette langue de notre temps.

     Mélange de tragédie et de comédie que cette histoire d’un vieux couple qui, attendant la mort dans une maison de retraite, réinvente la vie au cours d’une dernière nuit.

     Voilà donc le professeur de collège de Langeais arrivé dans la cour des grands, situation que beaucoup d’autres ont connue avant de devenir des auteurs consacrés.