Biographie

Michèle Perret (ép. Jacquier)


Je suis née à Oran et vis depuis 1955 à Paris où j’ai fait mes études supérieures, parfois aussi à Marseille, ville natale de mon mari.

Agrégée de lettres modernes, docteur d’Etat, linguiste spécialiste d’ancien et moyen français, d’histoire de la langue française et de linguistique discursive et énonciative, j’ai, après quelques années d’enseignement secondaire à l’Ecole normale de jeunes filles d’Arras, exercé la presque totalité de mon enseignement universitaire à l’université de Paris X – Nanterre, à l’exception de quelques cycles de courte durée en Espagne, en Finlande, au Maroc, en Tunisie et aux USA. Je suis aujourd’hui professeur émérite des Universités.

Après une thèse sur les déictiques de lieu en moyen français, publiée chez Droz sous le titre de “Le signe et la mention” (1998), j’ai écrit deux ouvrages de vulgarisation à l’usage des jeunes chercheurs : L’énonciation en grammaire du texte (Nathan) et une Introduction à l’histoire de la langue française (Armand Colin), deux traductions de romans des XIIIe et XIVe siècles, Le Bel Inconnu de Renaut de Beaujeu (Champion), dont j’ai aussi proposé une édition critique, et Le roman de Mélusine de Jean d’Arras (Stock). De ce dernier ouvrage, enfin, j’ai tiré une adaptation pour enfants, La légende de Mélusine (Flammarion). Mes recherches ont surtout porté sur l’écriture du récit médiéval.

J’ai été co-fondatrice du Groupe de linguistique romane, Paris VII, à une époque où l’étude de la langue du Moyen Age se cherchait une méthodologie ; co-animatrice d’un séminaire de rencontres internationales sur le thème Approches du Moyen Age et directrice, dans les années 1988-1992 du Centre de Recherches Linguistique de Paris X – Nanterre, ainsi que de la revue LINX. Dans ce cadre, j’avais mis au point, avec quelques collègues, un programme de formation des enseignants en langue française dans les centres d’apprentissage (1988-1992). J’ai ensuite dirigé, aux éditions SEDES, puis Armand Colin, la partie linguistique des collections “Campus” puis “Cursus”.

Je réserve désormais la plus agréable partie de mon temps à l’écriture de fictions.

J’aime tout particulièrement Proust, le Gide de Paludes et du Prométhée, Desnos, Arthaud et… Philippe Claudel, la musique baroque, le piano jazz et toutes les chansons, les plages tièdes en fin de journée, un bon verre de Bourgogne et les repas qui vont avec – et, plus que tout, écouter tomber la pluie, certains dimanches lisses et ennuyeux, en lisant de bout en bout un polar bien mené.