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    Après la manifestation du 4 septembre contre la xénophobie

    Une phrase du préambule constitutif de l’UNESCO me fait réagir : “Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix.”

    On présente ainsi les défenses de la paix comme des barrières ou des murailles qu’il faudrait bâtir dans l’esprit des hommes contre on ne sait quels courants ou forces d’invasion venus des autres ou du fond d’eux-mêmes et qui les pousseraient à la guerre.

    Je ne vois pas les choses ainsi. Les vraies “défenses de la paix” ne sont pas des barrières statiques. Ce sont des forces vives déjà présentes dans l’esprit et même dans le corps des enfants dès leur naissance. Elles s’appellent attachement, empathie, imitation. Ce sont des forces qui les poussent, si elles ne sont pas contrariées et perverties, à entrer en relation avec les autres dont ils ne peuvent se passer, dont ils ont un besoin vital. Ces forces s’appliquent naturellement et préférentiellement aux proches, à l’entourage immédiat, à la famille, à la tribu. Le rôle des parents et des éducateurs n’est pas “d’élever des défenses” ou des barrières, mais de permettre aux enfants, tout en gardant leur inclination naturelle vers leurs proches, de l’étendre à tous les êtres humains. Il leur sera alors difficile d’accepter que d’autres êtres humains puissent être des ennemis ou être considérés comme des sous-hommes.

    Il leur sera par exemple difficile d’accepter que les Roms, les Tziganes, les Gitans et autres étrangers puissent être désignés comme des boucs émissaires et renvoyés manu militari dans leur supposé pays d’origine.

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