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    En relisant Alice Miller… 1

    En travaillant, hier, à un article sur Le Jeune Staline, de Simon Sebag Montefiore, article où je compte reprendre ce qui confirme les analyses d’Alice Miller sur l’enfance de Staline, l’idée m’est venue de relire tous les livres d’Alice Miller en notant au fur et à mesure mes réflexions. Chaque fois que je relis une page d’un de ses livres, je suis frappé par la richesse de sa pensée et j’ai l’impression de n’en connaître qu’une faible partie. Je me lance donc dans cette relecture sans savoir si et jusqu’où je la mènerai à bien, mais avec le sentiment qu’elle pourra beaucoup m’apporter.
    J’ouvre donc ce matin son premier livre, Le Drame de l’enfant doué, titre que je ne suis pas sûr de comprendre et qui prête à confusion puisqu’il ne s’agit pas du tout d’un livre sur les enfants surdoués. Le résumé du livre, en page 2 de couverture, précise qu’il s’agit “de l’enfant sensible et éveillé”, qualité dont tous les enfants, je crois, sont dotés. Du moins, il ne me semble pas qu’Alice Miller ait voulu établir une discrimination entre les enfants qui seraient doués et ceux qui n’auraient pas la chance de l’être.
    Je ne me rappelais plus le sous-titre : “A la recherche du vrai Soi”. Voilà bien une formule qui résume d’avance toute l’oeuvre d’Alice Miller. Elle est probablement encore marquée, à l’époque où elle écrit ce livre, par les idées de Winnicott à qui elle fait allusion dans son avant-propos, et qui parlait du Vrai et du Faux-self.
    Toujours à propos de la page de couverture, je note aussi que le livre a été publié dans la collection Le fil rouge qui était dirigée par Alexandre Adler. Alice Miller m’avait dit, avec un sourire un peu moqueur, que c’était lui qui avait publié son premier livre, mais qu’il ne l’avait guère soutenue ensuite et n’a, me semble-t-il pas fait écho à ses autres livres.

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