A-t-on le droit de critiquer la compétition ?

Celine Doumerc est capitaine de l’équipe française de basket féminin.Dimanche 30 Juin 2013, son équipe a été “braquée” par les espagnoles : 70 à 69.
Stupéfaction pour votre blogueuse qui a fait de la devise de Churchill son credo :”No sport” et qui a traîné au cours de ses sept années de lycée un terrible (!) épanchement de synovie qui lui a permis de respecter la promesse faite à son corps.
Un point de différence et Le Monde parle d’une cruelle défaite. On voit des visages bouffis de larmes.Pourquoi ne seraient-elles pas ex-aequo dis-je à un interlocuteur de passage. Il me félicite pour ce qu’il suppose être un trait d’humour!
Les coureurs cyclistes sont à la peine : soit ils se dopent pour parvenir à faire ce qu’on leur demande et ainsi éblouir les foules et les experts en tout genre. Soit ils ne se dopent pas et on ne les voit même pas peiner. Au bord de la route on encensera un jour le coureur manifestement dopé et l’on vouera aux gémonies le même coureur qui aura avoué ou aura été testé positif des années plus tard.
Nous passons notre vie à être notés, évalués. Tout y passe: en dehors du sport, la beauté, le leadership politique. On classe aussi les hôpitaux, les universités, les lieux de vacances etc…
Ce discours flirte avec l’idéologie de la décroissance que je ne partage pas du tout.
Je veux juste souligner l’une des conséquences de ces classements/catégorisations, la multiplication des frustrations.
Celles-ci sont au fondement des idéologies fascisantes.
Vous me trouvez excessive ? J’accepte cette critique. Je demande juste que la question soit posée.

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