A la recherche…d’une jupe

Il faut la voir portée !
L’indémodable BB, Betty BOOP (ci-dessous) nous rappelle opportunément que certains vêtements ne se démodent jamais. Ils s’adaptent. Comment ne pas penser à la magnifique robe de Marilyn Monroe dans « Certains l’aiment chaud »

Il y a quelques semaines, j’ai été prise d’une envie fulgurante de m’acheter une jupe. Eh oui, même à 70 ans, ça arrive.
Ras le bol des pantalons « slim », qui serrent les cuisses un peu lourdes, les ventres ronds et le reste.
J’ai donc été voir une très belle exposition à Caen (proche de mon lieu de villégiature) sur les Impressionnistes. En effet, à mon âge, il faut un prétexte sérieux pour aller déambuler dans les boutiques.
Je vous résume : « Madame, les jupes qui arrivent au mollet, ça vieillit. » Je m’en fous , je suis déjà vieille.
« Nous avons cette jupe longue, transparente et orange qu’il faut voir portée. » Merci mais je souhaite pouvoir marcher sans me prendre les pieds dedans et si possible ne pas être ridicule.
« Une jupe ? Non, je ne vois pas. A part cette petite jupe en cuir, un peu courte qu’il faut bien sûr porter sur des leggings »

Paris, Bastille : Très belle exposition à la Maison Rouge sur Johannesburg, ses peintres, ses photographes. Mission accomplie, je peux déambuler de Bastille à Nation et manifester mon désir d’une jupe ni trop longue, ni trop courte, ni trop serrée, ni en cuir.

Résumé : « Une jupe ?, non, c’est vrai que nous en avons peu cette année. Ce qui se fait beaucoup d’est la jupe en lurex (un truc qui brille..), pourquoi pas un pantalon? C’est plus cool (la gentille vendeuse mesure 1m50 et ses fesses rebondies sont boudinées dans un pantalon rouge slim). Non, merci, je veux une jupe, vous savez comme on faisait dans le temps.  » Cherchez plutôt chez Damart. » m’assène cette charmante représentante de l’amabilité parisienne.

Ce n’est pas grave me dis-je. Ce ne sera pas la première fois que je marcherais sur ce parcours sans obtenir ce que je veux.

Je me rappelle tout à coup d’un dépôt-vente dans la rue Trousseau. « Le vestiaire de Jasmine ». Et là, miracle, des jupes de toutes les formes, de toutes les longueurs, à ma taille, le tout avec une patronne adorable.

Un conseil aux manifestants : quand vous décidez de déambuler, prenez parfois la tangente.

Merci à Jasmine (pub absolument gratuite) et petit conseil aux décideurs/bureaucrates de la mode : Ouvrez l’oeil sur un autre monde que le votre