“Nous construisons trop de murs et pas assez de ponts” (Newton): quand les féministes sombrent dans des idéologies sectaires

Le communiqué ci-contre, attire l’attention sur la censure au sein même du Mouvement féministe universitaire. En annulant un débat à l’Institut Emilie du Chatelet sur le thème :”Conditions et contours d’un féminisme universaliste, aujourd’hui”, qui devait être introduit et animé par Christine Le Doaré et Fatiha Agag-Boudjahlat, auteure entre autres de :”Le grand détournement” (Cerf, 2017) et cofondatrice du Mouvement :”Vivre la République”, La Direction de l’IEC affiche un sectarisme qui se cache derrière une nouvelle idéologie à la mode : l’INTERSECTIONNALITE.
Celle-ci permettrait d’intégrer les différences entre les femmes, d’aller au delà de la notion même de féminisme. Elle serait un nouvel espace de visibilité aux femmes qui subissent à la fois le sexisme, le racisme, le classisme, l’homophobie etc…
Fatiha Boudjahlat qui dans son livre précité s’attachait à montrer derrière cette nouvelle théorie, un communautarisme qui ne dit pas son nom, s’est vue également écartée du 8° Congrès international des recherches féministes dans la francophonie qui doit avoir lieu à Nanterre entre le 27 et le 31 Aout 2018.
Dans un article paru dans Le journal, Le Parisien du 18 aout, elle s’exprime en ces termes :” L’intersectionnalité, qui prétend reconnaitre le cumul de discriminations, fonctionne comme une intersection routière : il y a toujours une priorité et un Cédez le passage. Avec l’intersectionnalité, ce sont toujours les femmes qui cèdent le passage aux intérêts du groupe ethnique et religieux auquel on les assigne. Houria Bouteldja (Les indigènes de la République), explique qu’une femme noire violée par un Noir, ne devrait pas porter plainte contre cet homme pour ne pas nuire à sa communauté…. Je considère que ma couleur de peau, mes croyances ne me rendent pas différente de mes compatriotes blanches. Que ces nouvelles féministes me contestent le droit à la parole, parce que je ne reste pas à la place qu’elles me destinent, voila le racisme. Celui des bons sentiments qui livrent les femmes au patriarcat oriental. Voilement, excision, mariages précoces et/ou forcés, tryptique imposé aux femmes de la viginité, de la pudeur et de l’humilité.”

L’auteure de ce blog (femme, juive, petite,vieille, frisée…(sic)), est indignée par cette nouvelle censure, au sein même de l’université qui devrait être un lieu de débats libres.
Par ailleurs, ce nouveau concept d’intersectionnalité me semble à la fois évident ( nous sommes tous plusieurs, nous avons tous plusieurs identités) et dangereux.
Je suis de celles (ceux) qui se battent pour les Droits de la personne universels.
L’Universalisme permet de tenir compte de tous les aspects d’une réalité. Ce sont ceux qui sectionnent qui affaiblissent nos combats pour la conquête de droits minima universels, dont le droit à la dignité et à la liberté qui ne nuit pas à autrui , sont des piliers.

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