Jeter son masque n’importe ou : une illustration du fil ténu entre la banalité (ou la connerie) du geste et la destruction de la nature

Depuis une quarantaine d’années je réfléchis sur les phénomènes banals et quotidiens d’exclusion de l’Autre. j’ai fait l’hypothèse d’un lien même ténu entre l’exclusion banale et quotidienne et les massacres les plus odieux.
Ces masques qui trainent un peu partout dans Paris permettent d’établir un autre lien entre nos comportements individuels de grossièreté, de bêtise, d’irresponsabilité et la destruction de la nature.
On pouvait observer ces comportements pendant le confinement : des personnes bien élevées par ailleurs et peu habituées à la désobéissance civile se vantaient de n’avoir pas respecté les règles en vigueur et déjoué les contrôles policiers !
Comment leur faire comprendre que la résistance à l’Autorité, à la loi, si elle peut être héroïque dans certains cas (Rosa Parks par exemple) est simplement débile dans d’autres cas.
La question est : votre désobéissance est-elle utile à la société ? Dit-elle quelque chose d’essentiel ? Si ce n’est pas le cas, non seulement elle ne sert que votre narcissisme mais, si elle devenait collective, elle serait dangereuse pour le maintien du lien social ou la lutte contre une pandémie ou contre les automobilistes inconscients.
La dernière facétie de Trump obligeant une entreprise à jeter sa production d’écouvillons parce qu’il ne portait pas de masque en est une illustration effrayante.

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