Les femmes migrantes: Faut-il prévoir un texte spécifique ?

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Je ne fais état ici que de mon expérience à la CIMADE.
Je reçois beaucoup de femmes mariées à des Français dans leur pays ou en France qui du fait de la loi actuelle peuvent bénéficier d’un titre de séjour après quelques années de vie commune. C’est l’un des aspects de ce que l’on appelle Regroupement familial
Il y a parmi ces mariages beaucoup de mariages consentis qui ne posent pas problème tant que le regroupement familial existe.
Mais il y en a beaucoup qui très rapidement se transforment en enfer. Un exemple parmi beaucoup d’autres : Mme X se marie avec un Français natif de son village. Quand elle arrive en France, cet homme refuse qu’elle sorte, ne lui donne pas d’argent, laisse le frigidaire vide, la suit partout dès qu’elle se déplace dans l’appartement, l’accable d’injures, disparait pendant des jours en l’enfermant.
Elle finit par porter plainte pour harcèlement moral puis avec l’aide d’une association de femmes s’enfuit et trouve refuge dans un foyer.
L’époux part alors dans son pays d’origine -dont il a toujours la nationalité- et demande le divorce unilatéralement. Il l’obtient.
Elle de son côté a introduit une procédure de divorce.
Peu de temps après, elle reçoit un courrier du Procureur de la République qui l’informe du divorce unilatéral de son mari et lui demande si elle est d’accord!!!!
La juriste que je suis est scandalisée par cette démarche du Procureur qui en agissant ainsi prend acte d’une procédure de répudiation illégale en France.
Parce que cette femme est courageuse, aidée, travailleuse, j’espère que l’histoire se terminera bien pour elle.
Mais beaucoup d’autres, mariées à des salauds violents se verront retirer leur carte de séjour pour avoir quitté le domicile conjugal et se retrouveront parfois au bout d’années de présence en France en situation irrégulière. Il faudra alors prouver les violences( ce qui est difficile s’il n’y a pas eu plainte) et faire état d’une durée de vie commune suffisante pour pouvoir bénéficier d’un titre de séjour mention salarié par exemple. En l’absence de preuves de travail ou de promesse d’embauche une autre carte de séjour sera impossible à obtenir. Il faut ajouter que l’Accord franco-algérien de 1968 sur le droit au séjour ne prévoit pas que les violences au sein d’un couple permettent d’obtenir un titre de séjour autre que le titre ‘Vie privée et familiale” en cas de fin de la vie commune !
Faut-il alors prévoir une loi spécifique pour les femmes victimes de violences physiques ou psychologiques, qui instaurerait une sorte de droit d’asile ?
Une jeune et brillante ingénieure algérienne me disait :”je ne supporte plus leur regard, leur mépris” et elle ajoutait en souriant :”je supplie Monsieur Macron d’accorder un statut spécifique temporaire aux femmes algériennes.”
Monsieur Collomb, vous pouvez aller chercher ces femmes dans les foyers où elles se sont réfugiées. Je suppose que votre absence totale d’empathie y trouvera son compte. Faudra-t-il qu’elles se cachent dans des greniers ou des placards… comme Anne Frank ?

Ma pétition (à moi toute seule) en hommage à Caroline Fourest

Bravo Caroline . Dès 2004 ton livre sur “Frère Tariq” disait tout sur ce manipulateur/beau gosse, adoré des médias.
Je sais que nous sommes nombreux à admirer ton talent, ta pugnacité, ton sérieux dans l’investigation et ton courage.
En lisant un des multiples articles publiés sur le débat/combat entre Médiapart/Plenel et Charlie Hebdo, j’en ai découvert un qui m’a particulièrement scandalisé. il est signé de Philippe Corcuff, “Maître de conférences à l’IEP de Lyon 2, militant alter mondialiste et libertaire”
L’article est paru le 10 Novembre 2017 dans Libération. Il y dénonce des “intellectuels irresponsables, pris par les passions tristes du “politiquement incorrect”, qui encouragent de graves dérèglements idéologiques.”
Parmi ces intellectuels honnis, il cite :“la galaxie des néocons de “gauche” avec les Caroline Fourest et autres Laurent Bouvet, qui s’agite médiatiquement en consolidant les passages islamophobes entre “Islam”, “islamisme” et “jihadisme”.”
Ce Monsieur ne t’a sans doute pas lu, chère Caroline ou peut-être les subtilités de ta pensée ont-elles échappé à cet éminent penseur!
Comme je ne connaissais pas ce mystérieux concept des “neocons”, je me suis plongée dans le pire et le meilleur d’Internet. Je suis tombée sur le pire.
J’ai atteint les bas-fonds, en l’occurrence le site “Madanya” qui titre : Les nouveaux néocons :une imposture française. On y évoque “la firme BHL”, SOS racisme, la LICRA.. Ces néocons “picorent dans la main de l’inoxydable milliardaire en francs (?) Bernard-Henri Lévy” Plus loin :” Ces droits-de-l’hommistes, thuriféraires du droit d’Israêl à coloniser et réprimer impunément ses indigènes palestiniens…” “Du pain bénit pour les militants islamophobes de tout poil, à commencer par la sulfureuse Caroline Fourest”
Laissons-là ce discours ouvertement antisémite et totalement crétin.
Mais Ce Monsieur Corcuff dont le but est nous dit-il de” dénoncer la négation des individualités niées par les manichéismes concurrents” semble être tombé à pic dans le trou du manichéisme.
Comme disait Prévert : “Vers la fin d’un discours extrêmement important
Le grand homme d’Etat trébuchant
sur une belle phrase creuse
tombe dedans.”

Je ne résiste pas à une citation supplémentaire de ce Mr Corcuff – signataire de la pétition des 160 intellectuels qui soutiennent Mediapart- particulièrement ridicule :” Dans la cafeteria de Sciences-Po Lyon, il y a quelques semaines, j’entends derrière moi une étudiante s’adresser à des camarades à peu près ainsi :” La recherche , c’est vraiment chercher. il ne faut pas partir de réponses dès le départ. Ce serait malhonnête intellectuellement.” Je me retourne : il s’agit d’une jeune femme voilée…”
Tout commentaire de cette phrase lui ôterait sa saveur !
Cours, cours, camarade, la connerie est derrière toi…
Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.” (Albert Camus)
Bravo à toi Caroline pour ta lucidité intelligente. Tu nous trouveras toujours nombreux(ses) à tes côtés.

Les sordides histoires d’héritage témoignent de la médiocrité de la condition humaine

Impossible de raconter les histoires de famille.
Mais j’ai eu envie d’illustrer la petite histoire mesquine que je viens de vivre avec l’une des premières fables de La Fontaine.
La fable peut se conjuguer dans tous les sens : le vieillard peut être le “méchant” etc etc…
Le vieillard et ses enfants
Un vieillard prêt d’aller où la mort l’appelait :
“Mes chers enfants, dit-il (à ses fils il parlait),
Voyez si vous romprez ces dards liés ensemble;
Je vous expliquerai le noeud qui les assemble.”
L’aîné les ayant pris et fait tous ses efforts,
Les rendit en disant: ” Je le donne aux plus forts.”
Un second lui succède et se met en posture,
Mais en vain. un cadet tente aussi l’aventure.
Tous perdirent leur temps; le faisceau résista:
De ces dards joints ensemble un seul ne s’éclata
“Faibles gens ! dit le père, il faut que je vous montre
Ce que ma force peut en semblable rencontre.”
On crut qu’il se moquait; on sourit, mais à tort :
Il sépare les dards et les rompt sans effort.
“Vous voyez, reprit-il, l’effet de la concorde :
“Soyez joints mes enfants, que l’amour vous accorde.”
Tant que dura son mal, il n’eut autre discours.
Enfin se sentant prêt de terminer ses jours :
“Mes chers enfants, dit-il, je vais où sont nos pères;
Adieu: promettez-moi de vivre comme frères;
Que j’obtienne de vous cette grâce en mourant.”
Chacun de ses trois fils l’en assure en pleurant.
Il prend à tous les mains; il meurt; et les trois frères
Trouvent un bien fort grand mais fort mêlé d’affaires.
Un créancier saisit, un voisin fait procès:
D’abord notre trio s’en tire avec succès.
Leur amitié fut courte autant qu’elle était rare.
Le sang les avait joints, l’intérêt les sépare:
L’ambition, l’envie, avec les consultants,
Dans la succession entrent en même temps.
On en vient au partage, on conteste, on chicane:
Le juge sur cent points tour à tour les condamne.
Créanciers et voisins reviennent aussitôt,
Ceux-là sur une erreur, ceux-ci sur un défaut.
Les frères désunis sont tous d’avis contraire:
L’un veut s’accommoder, l’autre ne veut rien faire.
Tous perdirent leur bien, et voulurent trop tard
Profiter de ces dards unis et pris à part.

#Lesvieuxsontdesêtreshumains

C’est un scoop : Les vieux/vieilles sont des êtres humains.
Dit comme cela, ça parait évident
Dans la vie quotidienne, ça ne l’est pas
Alors, #je balance : – le médecin qui parle à l’adulte qui m’accompagne comme si j’étais débile, sourde, muette etc
– La dame (un peu) moins vieille que moi (selon elle) qui me couve avec un sourire apitoyé en me cédant sa place dans le bus
– Tout individu à roulettes qui m’effleure alors que je “titube” un peu sur le trottoir
– Tous ceux dont le regard me traverse comme si je n’existais déjà plus
– Tous ceux qui ont tellement peur du vieillissement qu’ils voudraient me voir disparaitre de l’espace public
– Tous les “gentils” qui me regardent avec attendrissement
– Tous ceux qui parlent des vieux comme d’une charge pour la société tout en s’offusquant que l’on ose réclamer le droit de mourir dans la dignité
– Tous ceux qui m’appellent “mamie”
– Tous ceux qui n’ont rien à faire de mon histoire, de mon expérience, bref de ce que je suis en dehors d’être vieille

Les vieux, indignez-vous ! écrivait Monique Pelletier, ancienne Ministre dans le JDD du 16 Avril 2017. Merci à vous
Mais comment s’indigne-t-on quand on est invisible ?

#Ceci(n)’est(pas)moncorps : Retour sur les années 70

Mais mon corps à moi me défend de danser, me gêne quand je marche, se met en boule quand je travaille, interrompt parfois le désir. Faire les choses, oui, mais à mon corps défendant…La peur de son propre corps. Un corps étranger…Ce lieu obscur où se passent tant de choses qui vous dépassent…un corps objet coupé de son propre vécu, vécu toujours sur le mode passif. Être femme, c’est s’attacher le désir de l’homme grâce à ce qui n’est pas soi…Rendre la parole au corps, à mon corps, le reconnaître comme désirant.” (Jeanne Isabel, Les Cahiers du GRIF :”Ceci (n)’est (pas) mon corps”, Juin 1974.

On attendait toujours quelque chose de très précis de moi et je ne savais pas quoi…Je n’ai compris qu’après des années : ce qu’il voulait, ce n’était pas moi, c’était son schéma, une femme. Il ne fallait pas que je dérange le schéma.” ( Anonyme, Le livre de l’oppression des femmes, Belfond, 1972)

La mode ne met pas en valeur le corps réel des femmes: elle les contraint au contraire en les confrontant au corps inexistant d’une femme, de La femme…on dicte à la femme ce qu’elle doit être, ce qu’elle devrait être pour satisfaire à l’exigence de l’Autre (un homme, les hommes ou la société.” (Françoise Colin, Les Cahiers du GRIF, 1974)

Votre libération sexuelle n’est pas la notre :” A lire cette presse “libérée”, les femmes ressentent un décalage, un détournement de leur discours. La sexualité libre y apparait surtout libérée de tout sentiment. Le refus absolu de toute censure libère l’expression incontrôlée de toutes les ambiguités…Ainsi est raciste toute femme qui refuse de faire l’amour avec un arabe..Les femmes se sentent niées, instrumentalisées.” (Françoise Picq, années 70)

Affirmer son désir, quitter le miroir, dépasser (et non pas inverser) le rapport de domination. L’homme doit devenir lui aussi objet de désir et pas seulement sujet. Cette évolution ne sera possible que si les femmes se dégagent de la tyrannie du regard de l’autre à travers le désir et la jouissance de soi, à travers le désir et la jouissance du monde.” (Cahiers du GRIF, 1974)

Toutes ces citations datent de près de 50 ans.
Un pas en avant, deux pas en arrière”, disions-nous dans les manifs du MLF !

Les mouvements de dénonciation actuels vont dans le bon sens.
Mais que de chemin à parcourir encore !

Notre président et la “jalousie française”

“Je ne cèderai pas au triste réflexe de la jalousie française, parce que cette jalousie paralyse le pays”(Macron,Der Spiegel)
Macron lance une nouvelle mode : la jalousie française. L’Allemand, l’Italien, le Brésilien, le Congolais, l’Egyptien etc… ne sont pas jaloux eux !
Seule la catégorie “Français” est jalouse et paralyse ainsi ce pauvre pays.
J’ai retourné cette phrase dans tous les sens avant d’exploser de colère : Elle représente tout ce que je hais, la généralisation et la recherche du bouc émissaire.
Ainsi le cariste, sur son charriot élévateur passerait son temps à envier Bernard Arnault au lieu de se demander :”Quand vais-je créer ma start-up ?” Le chômeur, quant à lui, allongé sur son canapé regarderait en boucle sur son ordinateur quelles sont les plus grosses fortunes de France au lieu d’avoir l’idée géniale qui va lui permettre de s’acheter des Berluti (je crois que c’est des chaussures )
Mais comment peut-on penser et dire des idioties pareilles. Le cariste ou le chômeur sont obsédés par une seule chose : comment vais je payer mes échéances, comment allons nous survivre avec 1200 euros par mois et un loyer de 600 euros ?
Bien sûr qu’il est jaloux des villas avec piscine, des destinations paradisiaques. Qui ne le serait pas ?
La soi-disant élite qui nous gouverne montre ainsi sa méconnaissance de la réalité, de la lutte des classes, et affiche son mépris pour tous ceux qui ne possèdent que leur force de travail, qui n’ont pas eu la chance de faire un héritage…etc Elle ne semble pas se poser la question fondamentale de la valeur travail et d’une rémunération du capital qui dérape.
Face à une gauche inexistante ou démagogique, à une droite qui s’épuise en bagarres d’egos ridicules, il ne nous reste que la dérision, celle de Pierre Desproges par exemple qui proclamait :
“L’élite de ce pays permet de faire et défaire les modes suivant la maxime qui proclame : je pense donc tu suis.”

Le danger des lois symboliques

On parle d’une nouvelle loi sur le harcèlement de rue.
Cela fait des dizaines d’années que les femmes le dénoncent. Ce sont les féministes du MLF qui ont demandé la criminalisation du viol dans les années 70/80. A l’époque , elles se sont fait insulter par les ” camarades gauchistes” notamment dans les colonnes de Libération qui estimaient , en gros, que les hommes- notamment les immigrés- avaient des “besoins”, (comme disait ma mère).
Quand les femmes arrivent au bout de procédures longues et souvent humiliantes, les tribunaux correctionnalisent la plupart du temps le crime de viol en le punissant comme un délit.
Pourquoi ne pas faire une loi contre le harcèlement de rue ? Parce que l’on sait que cette loi ne sera pas appliquée, parce qu’elle n’est pas applicable sans effectifs policiers considérables, parce qu’il y aura des problèmes de preuve etc…
Une loi non appliquée, symbolique, comme l’a plus ou moins reconnu sur France Inter ce matin la Ministre de la Justice, est dangereuse.
Nombre de lois notamment quand elles protègent les personnes dans une situation de subordination (Droit de travail, Droit des étrangers, droit des femmes, droits des enfants…) ne sont pas ou mal appliquées.La raison en est évidente.
Cette ineffectivité de certains textes pourtant fondamentaux relativise l’impact de la loi en général.
Le législateur exerce moins une autorité qu’un sacerdoce. il ne doit point perdre de vue que les lois sont faites pour les hommes et non les hommes pour les lois (…)Il ne faut point de lois inutiles. elles affaibliraient les lois nécessaires (…), disait Portalis le rédacteur du Code Civil au début du 19° siècle.
Que faire ? : Utiliser les textes existants,porter plainte quand c’est possible, dénoncer, crier, frapper (comme vous pouvez) les harceleurs, les ridiculiser. C’est parfois impossible notamment quand il s’agit de mots blessants parce que, dans notre société encore machiste, protester contre des insultes risque de vous mettre du côté de ceux qui “manquent d’humour”.
Il faut parvenir à une situation ou ce sont ceux qui insultent (même sous forme de soi-disant compliments) qui sont pitoyables.
Avis à ceux qui regardent leurs pieds quand une incivilité ou un crime se produisent devant eux
Le monde est dangereux non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.”.
Albert Einstein

Exigeons une loi contre les emballages exaspérants !!!

Sans commentaires

Ca m’énerve!!!!!!!! (Extraits)


Dessin de Goya

Dans le désordre :
- Les journalistes qui pensent qu’interrompre leurs interlocuteurs est une preuve de leur liberté de penser.
- La Ministre de la santé qui murmure dans le micro à propos du droit de mourir dans la dignité :”C’est un sujet délicat”! Et la vie (l’avis) d’un vieux dépendant et qui ne souhaite pas l’être, c’est pas délicat ?
- Les gens qui prétendent ne pas haïr les terroristes qui ont tué leurs proches et leur pardonner !
- Les nantis qui nous gouvernent, pour qui la notion de responsabilité personnelle semble être un absolu et non un concept à géométrie variable selon les origines sociales, les accidents de la vie, le parcours scolaire. “Selon que vous serez puissant ou misérable…”
- Les gens qui ignorent le sens et l’importance du concept juridique de responsabilité personnelle, quelle que soit leur situation, même s’il leur est difficile de la mettre en oeuvre.
- Les gens qui sont sûrs ” de faire le bien” et font passer leur cause avant toute réflexion plus globale sur les limites du Vivre-ensemble, sur la nécessité d’un Droit forcément fondé sur des compromis.
- Les gens qui dès qu’ils arrivent dans un groupe, une association, prennent le pouvoir (dérisoire) et pour ce faire instaurent le règne du blabla interminable.
- Certains agents de certaines administrations (notamment celles en charge des étrangers) qui en interprétant le droit de manière restrictive et punitive remettent en cause l’état de droit et favorisent ainsi les discours extrémistes dans les deux sens.
- Les gens qui ne doutent jamais.
- Tous ceux qui pensent que le monde est noir ou blanc et qui ne comprennent pas cette phrase de Camus dans “Les Justes” : l Il est plus facile de mourir de ses contradictions que de les vivre.”
- Le gauchisme, le “remède” dangereux et inutile à la maladie sénile du capitalisme. (clin d’oeil à Daniel Cohn-Bendit)

A suivre et à développer…

Les médecins de Molière

Je me souviens du mois de septembre 2003
Je me souviens de m’être évanouie et d’avoir séjourné dans les couloirs de l’hôpital Saint Joseph pendant 48 h
Je me souviens que chaque fois que je voulais descendre de mon brancard, une extrême faiblesse s’abattait sur moi jusqu’à la chute
Je me souviens des cinq pages d’analyses réalisées par le labo de la médecine interne de l’hôpital où tout semblait normal et où aucune analyse de la thyroïde n’apparaissait
Je me souviens de ces heures passées dans mon lit sans savoir ce qui me mettait dans cet état de fatigue immense
Je me souviens de mon adorable gastro-entérologue que j’avais réussi à atteindre en vacillant me disant que tout allait bien
Je me souviens de sa secrétaire m’assénant à la sortie : vous avez vieilli de dix ans
Je me souviens des médecins de SOS me regardant d’un air vaguement méprisant et décrétant que tout ces maux étaient d’ordre psychologique
Je me souviens d’une amie me conseillant d’aller au laboratoire sans ordonnance me faire faire une analyse (dite TSH) du fonctionnement de la thyroïde
Je me souviens de l’endocrinologue consultée par téléphone en urgence devant les résultats alarmants de l’analyse
Je me souviens du Lévothyrox qui m’a permis après un mois de quasi coma de revivre
Je me souviens de mon médecin qui, il y a quelques jours lors du renouvellement de mon ordonnance, déclarait que les réactions au nouveau Lévothyrox étaient de “l’hystérie collective”
Au secours Monsieur Molière, vos médecins sont toujours parmi nous