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Le dernier poême de Guy trois semaines avant sa mort

Non je ne suis pas Ubu ni ubuesque
Un peu grotesque peut-être
Je ne suis ni heureux ni content
Je prends mon temps qui fuit aveuglément

Tu as le bonjour d’Alfred
J’ai un macule sur mon blason
Ton blouson est tâché
Le prince se croit premier en tout

Je me sens mieux assis que debout
Je me sens mieux couché qu’assis
Ma vérité a l’air de vous déplaire
Je jette sur elle mon dévolu

La syntaxe n’est pas dilatoire
Les poings tapent sur les tables
Ce n’est pas honnête ni convenable
Les justes sont souvent des parvenus

La route poudroie La campagne verdoie
Le prince en pince pour une princesse
Le tort tue le sort sue
La mort mue le mort remue

L’éternelle sagesse du TAO – A la recherche de la sagesse

Pendant que mon matérialisme explose dans ce blog et se concentre sur un quotidien plus ou moins tristounet, Guy Dhoquois transcrit sur son blog depuis plusieurs années des poèmes inspirés par le Taoïme chinois, confirmés par le confucianisme et le Bouddhisme, celui-ci confirmé par la tradition japonaise. Cette recherche de sérénité est apaisante. J’en publie un ci-dessous transcrit le 17 Aout 2017 d’après le joli ouvrage ci-contre, écrit par Tchouang-tseu, sage chinois ( 369-286 av JC) (auteurs.harmattan.fr/guy-dhoquois)

Libères-toi de la réussite
Réjouis-toi de la vie quotidienne
Ta vie est fluide anonyme et sans but
La barrière est proscrite entre l’entraînant et l’entraîné
Seras-tu un maître dans l’art de la paix ?
C’est grâce à nos perspectives limitées que nous avons des projets
Pas de journées sans petites surprises
Le tao de tous les jours
Ne sois pas rationnel au delà du raisonnable
Nous dépendons des regards qu’on nous jette
Tout ne va pas si mal que ça
Paris est une fête
Les nuages sont mortels
Les fruits sont périssables
Nous faisons ce que nous voulons dit-on
Entre grands mensonges et petits mariages
N’en veux pas à la terre entière
La vie est pleine d’obstacles