{"id":2570,"date":"2013-11-18T09:31:03","date_gmt":"2013-11-18T09:31:03","guid":{"rendered":"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/?p=2570"},"modified":"2013-11-27T17:35:09","modified_gmt":"2013-11-27T17:35:09","slug":"styles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/blog\/2013\/11\/18\/styles\/","title":{"rendered":"Esth\u00e9tiques"},"content":{"rendered":"<p>Tout est question de styles. Le style est apparence qui rend compte de l&rsquo;apparence. Tout est apparence, tout est hypoth\u00e8se.<br \/>\nLe classicisme cherche avec gravit\u00e9 un retour \u00e0 la nature, au naturel. Le baroque recherche avec joie l&rsquo;exub\u00e9rance de la nature. Le classicisme est probe, le baroque est gentiment escroc qui multiplie les trompe l&rsquo;oeil. Le classicisme aime la raison, le baroque l&rsquo;irrationnel. Ils aiment le m\u00eame Dieu, mais l&rsquo;un est un dieu de raison, l&rsquo;autre une foi, une croyance. Le classicisme appr\u00e9cie la ligne droite, le baroque les courbes. Le classicisme triomphe dans l&rsquo;architecture m\u00eame quand celle-ci est dite baroque \u00e0 Rome au XVII\u00b0 si\u00e8cle avec Le Bernin et Borromini. L&rsquo;architecture est d&rsquo;abord l&rsquo;art du fil \u00e0 plomb. Le baroque triomphe dans la d\u00e9coration qui corrige l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;architecture.<br \/>\nLe mani\u00e9risme r\u00e9alisait en petit ce que le baroque r\u00e9ussissait en grand. Le baroque visait le sublime, le mani\u00e9risme se contentait de la joliesse.<br \/>\nLa modernit\u00e9 cherche \u00e0 \u00e9puiser les possibilit\u00e9s de l&rsquo;art, en recherche l&rsquo;essence. La post-modernit\u00e9 explose les cat\u00e9gories. La post-modernit\u00e9 offre des possibilit\u00e9s inou\u00efes dans le n&rsquo;importe quoi du bazar et du supermarch\u00e9. La modernit\u00e9 est \u00e9litiste, la post-modernit\u00e9 est accessible \u00e0 tous \u00e0 condition de renoncer \u00e0 ce qu&rsquo;on a appris. La post-modernit\u00e9 offre des plaisirs simples, la modernit\u00e9 la plus simple est complexe, dans le lyrisme de Kandinsky comme dans la g\u00e9om\u00e9trie de Mondrian.<br \/>\nLe baroque et le classicisme \u00e9taient des arts de cour et d&rsquo;\u00e9glise. La modernit\u00e9 correspondait \u00e0 la la\u00efcisation du monde. La post-modernit\u00e9 fait \u00e9tat de la post-industrialisation, de la virtualisation du monde r\u00e9el.<br \/>\nO\u00f9 est la beaut\u00e9 l\u00e0-dedans ? Elle est partout.<br \/>\nLe classicisme et le baroque sont des contraires compl\u00e9mentaires. La modernit\u00e9 et la post-modernit\u00e9 sont des contraires qui s&rsquo;excluent. Le baroque explose l\u00e0 o\u00f9 le classicisme implose. La modernit\u00e9 concentre l\u00e0 o\u00f9 la post-modernit\u00e9 d\u00e9concentre \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame. La modernit\u00e9 compose, la post-modernit\u00e9 d\u00e9compose &#8230;<\/p>\n<p>N.B. : Un article sur la \u00ab\u00a0post-modernit\u00e9\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 le 18\/10\/2013<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout est question de styles. Le style est apparence qui rend compte de l&rsquo;apparence. Tout est apparence, tout est hypoth\u00e8se. Le classicisme cherche avec gravit\u00e9 un retour \u00e0 la nature, au naturel. Le baroque recherche avec joie l&rsquo;exub\u00e9rance de la nature. Le classicisme est probe, le baroque est gentiment escroc qui multiplie les trompe l&rsquo;oeil&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":18,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[696,1262],"tags":[1337],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2570"}],"collection":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2570"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2570\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2851,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2570\/revisions\/2851"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2570"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2570"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2570"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}