{"id":31575,"date":"2018-05-30T13:41:09","date_gmt":"2018-05-30T13:41:09","guid":{"rendered":"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/?p=31575"},"modified":"2018-05-31T11:45:53","modified_gmt":"2018-05-31T11:45:53","slug":"hegel-dialectique-du-maitre-et-de-lesclave","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/blog\/2018\/05\/30\/hegel-dialectique-du-maitre-et-de-lesclave\/","title":{"rendered":"Hegel : Dialectique du ma\u00eetre et de l&rsquo;esclave"},"content":{"rendered":"<p>HEGEL : DIALECTIQUE DU MA\u00ceTRE ET DE L&rsquo;ESCLAVE  &#8211;  LA PH\u00c9NOM\u00c9NOLOGIE DE L&rsquo;ESPRIT &#8211;  PREMIER TOME &#8211; TRADUCTION DE JEAN HYPPOLITE, AUBIER-MONTAIGNE, PARIS, PAGE 161<\/p>\n<p>Nous proposons \u00e0 notre habitude, une translation ( traduction-adaptation ).<\/p>\n<p>III ( Ma\u00eetre et esclave ) &#8211; a) &#8211; ( La domination )<br \/>\nCe que nous appelons ma\u00eetre n&rsquo;est autre que la conscience pour soi.<br \/>\nMais cette conscience est en relation avec soi-m\u00eame  par la m\u00e9diation d&rsquo;une autre conscience.<br \/>\nCette autre conscience est synth\u00e9tis\u00e9e avec l&rsquo;\u00eatre ind\u00e9pendant.<br \/>\nLe ma\u00eetre se rapporte \u00e0 deux moments :<br \/>\n    1 ) Il est moi et le moi \u00e9gale moi<br \/>\n    2 ) Il est pour soi par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;un autre<br \/>\nAinsi le ma\u00eetre se raporte :<br \/>\n    a ) Le ma\u00eetre se rapporte \u00ab\u00a0imm\u00e9diatement\u00a0\u00bb aux deux moments, c&rsquo;est \u00e0 dire l&rsquo;objet du d\u00e9sir, la \u00ab\u00a0chose\u00a0\u00bb, et l'\u00a0\u00bbesclave\u00a0\u00bb<br \/>\n    b ) Le ma\u00eetre se rapporte \u00ab\u00a0m\u00e9diatement\u00a0\u00bb \u00e0 chacun par le moyen de l&rsquo;autre.<br \/>\nLe ma\u00eetre se rapporte m\u00e9diatement  \u00e0 l&rsquo;esclave par l&rsquo;interm\u00e9diaire de l&rsquo;\u00eatre ind\u00e9pendant.<br \/>\n    L&rsquo;esclave a son ind\u00e9pendance  dans la \u00ab\u00a0chos\u00e9it\u00e9\u00a0\u00bb, l&rsquo;\u00e9tat-chose de la chose.<br \/>\n    Le ma\u00eetre domine ce qui est pour lui une puissance n\u00e9gative, cette puissance qui domine l&rsquo;esclave.<br \/>\n    Le ma\u00eetre se rapporte m\u00e9diatement \u00e0 la chose par l&rsquo;interm\u00e9diaire de l&rsquo;esclave.<br \/>\n    L&rsquo;esclave se comport\u00e9 n\u00e9gativement vis \u00e0 vis de la chose, mais elle est ind\u00e9pendante de lui. Faute de l&rsquo;an\u00e9antir, il la transforme par son travail.<br \/>\n    En m\u00eame temps, le ma\u00eetre s&rsquo;assouvit dans la jouissance, mais il abandonne l&rsquo;ind\u00e9pendance de la chose \u00e0 l&rsquo;esclave.<br \/>\n    Pour le ma\u00eetre le monde objectif est sans r\u00e9sistance, il est mou. Pour l&rsquo;esclave ce monde, l&rsquo;objet de son travail, est dur.<br \/>\n    A un certain moment la conscience de l&rsquo;esclave se supprime comme telle. Ce qui fait l&rsquo;esclave, c&rsquo;est l&rsquo;op\u00e9ration du ma\u00eetre. L&rsquo;esclave est inessentiel, l&rsquo;essence est du c\u00f4t\u00e9 du ma\u00eetre. A pris naissance  une reconnaissance unilat\u00e9rale et in\u00e9gale.<br \/>\n    Le ma\u00eetre est du c\u00f4t\u00e9 de la conscience inessentielle, de la v\u00e9rit\u00e9 dans la certitude de soi-m\u00eame.<br \/>\n    La v\u00e9rit\u00e9 de la conscience ind\u00e9pendante est la conscience servile. Cette conscience est au d\u00e9part refoul\u00e9e en soi-m\u00eame. il faut un renversement pour une v\u00e9ritable ind\u00e9pendance.<br \/>\n    b) &#8211; ( La peur ) ( apr\u00e8s a ) &#8211; la domination )<br \/>\n    Il y a la domination, donc la servitude. La servitude est conscience de soi, donc en soi et pour soi.<br \/>\n    Pour la servitude, le ma\u00eetre est l&rsquo;essence.<br \/>\n    La conscience du ma\u00eetre est pure n\u00e9gativit\u00e9.<br \/>\n    Le ma\u00eetre ressent la peur de la mort ; la mort, le ma\u00eetre absolu.<br \/>\n    Le pur \u00eatre-pour-soi est pure n\u00e9gativit\u00e9.<br \/>\n    En servant, la conscience devient universelle et r\u00e9alise la n\u00e9gativit\u00e9.<br \/>\n    c) &#8211; ( Culture ou formation ) &#8211;<br \/>\n    Le sentiment de puissance absolue est seulement dissolution en soi.<br \/>\n    La crainte du ma\u00eetre est le commencement de la sagesse.<br \/>\n    A ce stade, la conscience est pour elle-m\u00eame, mais elle n&rsquo;est pas encore l&rsquo;\u00eatre-pour-soi.<br \/>\n    Elle vient \u00e0 soi par la m\u00e9diation du travail.<br \/>\n    Le travail est d\u00e9sir refr\u00e9n\u00e9, disparition retard\u00e9e : le travail forme.<br \/>\n    Il manque au d\u00e9sir la subsistance.<br \/>\n    Le rapport n\u00e9gatif \u00e0 l&rsquo;objet devient forme de cet objet lui-m\u00eame.<br \/>\n    L&rsquo;objet devient permanent et ind\u00e9pendant. Dans l&rsquo;op\u00e9ration formatrice s&rsquo;exprime la singularit\u00e9 ou le pur \u00eatre-pour-soi de la conscience.<br \/>\n    La conscience travaillante en vient \u00e0 l&rsquo;intuition de l&rsquo;\u00eatre ind\u00e9pendant comme intuition de soi-m\u00eame.<br \/>\n    La conscience servante, comme pur \u00eatre-pour-soi, devient \u00e0 soi-m\u00eame l&rsquo;\u00e9tant.<br \/>\n    Elle supprime la forme qui lui est oppos\u00e9e. Cet \u00e9l\u00e9ment n\u00e9gatif et objectif est l&rsquo;essence \u00e9trang\u00e8re devant laquelle la conscience a trembl\u00e9. En d\u00e9truisant ce n\u00e9gatif \u00e9tranger, la conscience, dans l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment de la permanence, devient pour soi-m\u00eame quelque chose qui est pour soi.<br \/>\n    Autrement dit, la conscience servile avait l&rsquo;\u00eatre-pour-soi dans le ma\u00eetre. Le ma\u00eetre faisait peur. En faisant l&rsquo;objet, la conscience servile se cr\u00e9e son propre \u00eatre pour soi qui ne lui fait plus peur.<br \/>\n    Pour le ma\u00eetre la conscience servile a l&rsquo;\u00eatre-pour-soi comme autre. Dans la peur l&rsquo;\u00eatre-pour-soi est dans la conscience m\u00eame. Gr\u00e2ce \u00e0 la formation, l&rsquo;\u00eatre-pour-soi devient l&rsquo;\u00eatre propre de la conscience.<br \/>\n    La forme ext\u00e9rioris\u00e9e ne devient pas pour autant la conscience travaillant un autre qu&rsquo;elle. Cette forme est son pur \u00eatre-pour-soi qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve ainsi \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9.<br \/>\n    La conscience servile, se d\u00e9couvrant elle-m\u00eame par elle-m\u00eame, devient sens propre.<br \/>\n    Sans le service et l&rsquo;ob\u00e9issance, la discipline qui les accompagne, la peur reste formelle. sans la formation la peur reste int\u00e9rieure et muette.<br \/>\n    Si la conscience n&rsquo;a pas \u00e9prouv\u00e9 la peur primordiale absolue, son sens propre est vain.<br \/>\n    Quand tout le contenu de la conscience naturelle n&rsquo;a pas chancel\u00e9, cette conscience appartient encore en soi \u00e0 l&rsquo;\u00eatre d\u00e9termin\u00e9, le sens propre est simple ent\u00eatement d&rsquo;une libert\u00e9 qui r\u00e9side dans la servitude.<br \/>\n    On aboutit \u00e0 une habilet\u00e9 particuli\u00e8re qui domine quelque chose de singulier, mais ne domine pas la puissance universelle et l&rsquo;essence objective dans sa totalit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>HEGEL : DIALECTIQUE DU MA\u00ceTRE ET DE L&rsquo;ESCLAVE &#8211; LA PH\u00c9NOM\u00c9NOLOGIE DE L&rsquo;ESPRIT &#8211; PREMIER TOME &#8211; TRADUCTION DE JEAN HYPPOLITE, AUBIER-MONTAIGNE, PARIS, PAGE 161 Nous proposons \u00e0 notre habitude, une translation ( traduction-adaptation ). 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