{"id":790,"date":"2013-05-23T07:35:39","date_gmt":"2013-05-23T07:35:39","guid":{"rendered":"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/?p=790"},"modified":"2013-11-05T16:10:14","modified_gmt":"2013-11-05T16:10:14","slug":"poesie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/blog\/2013\/05\/23\/poesie\/","title":{"rendered":"Po\u00e9sie"},"content":{"rendered":"<p>Nous l&rsquo;avons dit, la po\u00e9sie est le plus difficile des genres parce qu&rsquo;il combine la musique et le sens, la musique des mots et leur sens. Il est mille fois plus d\u00e9licat que la prose. Verlaine a le mieux exprim\u00e9 cette v\u00e9rit\u00e9 dans son \u00ab\u00a0art po\u00e9tique\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0De la musique avant toute chose&#8230; \u00ab\u00a0. \u00ab\u00a0Prends l&rsquo;\u00e9loquence et tords lui son cou\u00a0\u00bb.<br \/>\nD\u00e8s le XV\u00b0 si\u00e8cle Charles d&rsquo;Orl\u00e9ans montrait des qualit\u00e9s analogues : \u00a0\u00bb Le temps a laiss\u00e9 son manteau \/ De vent, de froidure et de pluie\u00a0\u00bb.<br \/>\nM\u00eame Jean de la Fontaine s&rsquo;\u00e9loigne apparemment de son \u00e9loquence p\u00e9dagogique, non sans malice, par exemple dans \u00ab\u00a0La jeune veuve\u00a0\u00bb : \u00a0\u00bb La perte d&rsquo;un \u00e9poux ne va point sans soupirs, \/  On fait beaucoup de bruit ; et puis on se console\u00a0\u00bb.<br \/>\nPendant ce temps la chanson populaire d\u00e9veloppait ses tr\u00e9sors : \u00ab\u00a0Oh, j&rsquo;ai vu, j&rsquo;ai vu ! Comp\u00e8r&rsquo;, qu&rsquo;as-tu vu ?\u00a0\u00bb.<br \/>\nLa po\u00e9sie romantique fran\u00e7aise du d\u00e9but du XIX\u00b0 si\u00e8cle parait inf\u00e9rieure \u00e0 ses mod\u00e8les allemand et anglais. Citons cependant Musset : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai perdu ma force et ma vie, \/ Et mes amis et ma ga\u00eet\u00e9; \/ J&rsquo;ai perdu jusqu&rsquo;\u00e0 la fiert\u00e9 \/ Qui faisait croire \u00e0 mon g\u00e9nie\u00a0\u00bb. Nous n&rsquo;oublierons jamais le Hugo de la deuxi\u00e8me partie du si\u00e8cle.<br \/>\nUn miracle s&rsquo;est produit avec Baudelaire. La po\u00e9sie fran\u00e7aise est devenue la meilleure du monde. Nous ne citerons pas Rimbaud \ud83d\ude41 \u00ab\u00a0mon paletot aussi devenait id\u00e9al\u00a0\u00bb ), mais Mallarm\u00e9 : \u00a0\u00bb Au seul souci de voyager \/ Outre une Inde splendide et trouble\u00a0\u00bb et, pourquoi pas ?, Laforgue : \u00ab\u00a0Un couchant des Cosmogonies ! \/ Ah ! que la vie est quotidienne&#8230;\u00a0\u00bb.<br \/>\nOutre le d\u00e9licat Toulet ( &#8230; Quand l&rsquo;ombre est rouge sous les roses,&#8230; \u00a0\u00bb ) et bien d&rsquo;autres, Apollinaire s&rsquo;impose : \u00ab\u00a0Les souvenirs sont cors de chasse \/ Dont meurt le bruit parmi le vent\u00a0\u00bb.<br \/>\nLe mouvement a continu\u00e9 avec le surr\u00e9alisme et d&rsquo;autres, dont Ren\u00e9 Char ( \u00ab\u00a0Le marteau sans ma\u00eetre\u00a0\u00bb ), mais, depuis quelque temps, comme en philosophie et en musique dite s\u00e9rieuse, il s&rsquo;\u00e9puise. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous l&rsquo;avons dit, la po\u00e9sie est le plus difficile des genres parce qu&rsquo;il combine la musique et le sens, la musique des mots et leur sens. Il est mille fois plus d\u00e9licat que la prose. Verlaine a le mieux exprim\u00e9 cette v\u00e9rit\u00e9 dans son \u00ab\u00a0art po\u00e9tique\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0De la musique avant toute chose&#8230; \u00ab\u00a0. \u00ab\u00a0Prends&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":18,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[696,168],"tags":[692],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/790"}],"collection":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=790"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/790\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2304,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/790\/revisions\/2304"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=790"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=790"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/guy-dhoquois\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=790"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}