{"id":341,"date":"2011-06-08T20:45:10","date_gmt":"2011-06-08T19:45:10","guid":{"rendered":"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/michel-diaz\/?p=341"},"modified":"2011-06-19T20:28:02","modified_gmt":"2011-06-19T19:28:02","slug":"reflets-du-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/michel-diaz\/blog\/2011\/06\/08\/reflets-du-temps\/","title":{"rendered":"Reflets du Temps"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center\"><span style=\"font-size: medium\">SEPARATIONS\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><span style=\"font-size: medium\">&#8211; Nouvelles, Editions L&rsquo;Harmattan, 2009 &#8211;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00a0\u00ab\u00a0Nous ne vivons que de s\u00e9parations\u00a0\u00bb pr\u00e9vient l&rsquo;auteur! \u00ab\u00a0Comme autant de mutilations successives. M\u00eame salutaires. D&rsquo;amputations. De quelqu&rsquo;un, de quelque \u00eatre, ou de quelque chose, qui a fait partie de nous-m\u00eames, s&rsquo;est d\u00e9tach\u00e9 de nous&#8230; de quelque chose qui, peut-\u00eatre bien, n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 l\u00e0&#8230;\u00a0\u00bb Mais avant, \u00e0 un moment ind\u00e9finissable, celui des arcanes o\u00f9 se m\u00ealent histoire et contre-histoire, on pense qu&rsquo;il est encore temps de recoudre la coupure, de rectifier la trajectoire, de se persuader que les pens\u00e9es peuvent toujours se clarifier. Sinon, \u00e0 quoi bon avoir planch\u00e9 aussi longtemps sur la Renaissance italienne et les peintres flamands pour en arriver \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de vide int\u00e9rieur que conf\u00e8re la vente de billets \u00e0 des touristes et les visites guid\u00e9es qu&rsquo;un des personnages d\u00e9bite devant des tableaux qui leur ferme la bouche et, sans doute aussi, les yeux?<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">A quoi bon encore toutes ces ann\u00e9es consacr\u00e9es \u00e0 une th\u00e8se de doctorat sur les influences de l&rsquo;Expressionnisme europ\u00e9en, allemand surtout, sur le nouveau th\u00e9\u00e2tre des ann\u00e9es cinquante (appel\u00e9 Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Absurde), alors que tel autre personnage, professeur de litt\u00e9rature, se s\u00e9pare de sa compagne, insidieusement, immanquablement?&#8230; Les coups de pinceaux sur une toile s\u00e9parent peu \u00e0 peu le peintre de son sujet initial, l&rsquo;orientent vers un second, qui en sera une sorte de copie am\u00e9lior\u00e9e ou d\u00e9grad\u00e9e. En d\u00e9finitive, elle s&rsquo;av\u00e8rera son autoportrait. Il ne le sait pas encore, quand sa compagne, par simple contact d&rsquo;une main \u00e9trang\u00e8re, banale dans un parc, ressent les pr\u00e9mices d&rsquo;un profond bouleversement dont les cons\u00e9quances la conduiront \u00e0 se s\u00e9parer de lui&#8230; Elle et lui, lui et elle, c&rsquo;est un couple en d\u00e9liquescence, ce sont deux amants en mal de mots, mais encore une m\u00e8re et son fils en souffrance relationnelle, ou un ma\u00eetre et son chien agonisant&#8230; Toutes ces nouvelles sont \u00e9crites d&rsquo;une \u00e9criture distill\u00e9e avec pudeur, avec humour aussi, mais d\u00e9rision jamais. Il y a toujours, en chacune d&rsquo;elles, une touche d&rsquo;esp\u00e9rance, dissimul\u00e9e dans le langage de l&rsquo;auteur que l&rsquo;on entend comme un dialogue, jamais un monologue.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Michel Diaz a enseign\u00e9 la litt\u00e9rature et l&rsquo;art dramatique. Il a \u00e9crit des textes po\u00e9tiques (Mise en demeure, \u00e9d. Pierre-Jean Owald, Atelier des silences, \u00e9d. Hesse, pr\u00e9face d&rsquo;Yves Bonnefoy) et dramatiques (th\u00e9\u00e2tre: Le Verbe et l&rsquo;hame\u00e7on, \u00e9d. P.-J. Oswald, Le D\u00e9p\u00f4t des locomotives, \u00e9d. Jean-Michel Place, et L&rsquo;Insurrection, Cahiers de Radio-France). Il a travaill\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre avec Maria Casar\u00e8s, Georges Vitaly et Michel Vitold.\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Chistian MASSE, r\u00e9dacteur \u00e0 Reflets du Temps<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SEPARATIONS\u00a0\u00a0 &#8211; Nouvelles, Editions L&rsquo;Harmattan, 2009 &#8211; \u00a0 \u00a0\u00ab\u00a0Nous ne vivons que de s\u00e9parations\u00a0\u00bb pr\u00e9vient l&rsquo;auteur! \u00ab\u00a0Comme autant de mutilations successives. M\u00eame salutaires. D&rsquo;amputations. 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