{"id":1438,"date":"2017-06-28T13:44:30","date_gmt":"2017-06-28T13:44:30","guid":{"rendered":"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/?p=1438"},"modified":"2017-06-29T09:37:54","modified_gmt":"2017-06-29T09:37:54","slug":"quand-monte-le-flot-sombre-de-margaret-drabble-un-voyage-passionnant-au-coeur-de-la-vieillesse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/blog\/2017\/06\/28\/quand-monte-le-flot-sombre-de-margaret-drabble-un-voyage-passionnant-au-coeur-de-la-vieillesse\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Quand monte le flot sombre\u00a0\u00bb de Margaret Drabble : un voyage passionnant au coeur de la vieillesse"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-content\/uploads\/sites\/32\/2017\/06\/selfie-de-moi.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-content\/uploads\/sites\/32\/2017\/06\/selfie-de-moi.jpeg\" alt=\"\" title=\"selfie de moi\" width=\"180\" height=\"240\" class=\"alignright size-full wp-image-1439\" \/><\/a><\/p>\n<p>Il y a celle qui continue \u00e0 s&rsquo;agiter, qui fait du b\u00e9n\u00e9volat dans les maisons de retraite, pr\u00e9pare les repas pour son ex-mari tr\u00e8s malade<br \/>\nIl y a celle qui a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s belle et qui s&rsquo;adonne \u00e0 des projets artistiques dans un cadre privil\u00e9gi\u00e9 r\u00e9serv\u00e9 aux personnes fragiles<br \/>\nIl y a ceux qui ont choisi le soleil de Lanzarote pour y terminer leur vie<br \/>\nIl y a ceux qui ne supportent pas la fin de la reconnaissance sociale connue dans leur jeunesse ou leur maturit\u00e9<br \/>\nIl y a ceux qui bard\u00e9s de tuyaux attendent la mort<br \/>\nIl y a les enfants, adultes dispers\u00e9s un peu partout dans le monde et qui ont peu de temps pour voir leurs parents vieillissants<br \/>\nC&rsquo;est un roman qui nous emm\u00e8ne des paysages verdoyants et pluvieux de l&rsquo;Angleterre aux iles volcaniques ensoleill\u00e9es des Canaries <\/p>\n<p>Margaret Drabble a 78 ans. Elle n&rsquo;\u00e9crit pas un roman \u00e0 l&rsquo;eau de rose. Le flot sombre c&rsquo;est celui du processus de vieillissement.<br \/>\nOn suit ses personnages avec inqui\u00e9tude. Ils ont un app\u00e9tit de vivre que m\u00eame la maladie grave ne parvient pas \u00e0 alt\u00e9rer. Mais le handicap, la paralysie, la d\u00e9pendance guettent. Quand vont-ils rattraper ces personnages qui au fil des pages sont devenus des proches, sympathiques ou non.<br \/>\nComme disait Jean Cocteau : \u00ab\u00a0le probl\u00e8me quand on devient vieux, c&rsquo;est qu&rsquo;on reste jeune.\u00a0\u00bb<br \/>\nComment vivre sa vieillesse, ce lent chemin vers la mort. Mais toute notre vie est un chemin vers la mort.<br \/>\nMargaret Drabble n&rsquo;apporte aucune r\u00e9ponse. Elle nous permet seulement de nous sentir exister en tant qu&rsquo;\u00eatres humains \u00e0 part enti\u00e8re, d\u00e9livr\u00e9s du sourire compatissant que posent trop souvent sur nous des adultes qui veulent se persuader qu&rsquo;ils sont encore dans le coup.<\/p>\n<p>Dans une interview \u00e0 Lib\u00e9ration , M. Drabble parlait de l&rsquo;\u00e2ge comme d&rsquo;une grande aventure. Elle racontait \u00e0 ce propos une anecdote dans laquelle beaucoup de vieux se reconnaitront : \u00ab\u00a0L&rsquo;autre jour j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 la BBC, une jeune femme m&rsquo;accueille \u00e0 la r\u00e9ception, m&rsquo;entra\u00eene et fonce dans les couloirs sans m\u00eame se retourner pour savoir si je la suivais. Et je ne pouvais pas, et \u00e7a m&rsquo;a agac\u00e9e! Je me suis dit, vraiment elle n&rsquo;est pas faite pour cet emploi.\u00a0\u00bb <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a celle qui continue \u00e0 s&rsquo;agiter, qui fait du b\u00e9n\u00e9volat dans les maisons de retraite, pr\u00e9pare les repas pour son ex-mari tr\u00e8s malade Il y a celle qui a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s belle et qui s&rsquo;adonne \u00e0 des projets artistiques dans un cadre privil\u00e9gi\u00e9 r\u00e9serv\u00e9 aux personnes fragiles Il y a ceux qui ont&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3756],"tags":[5192],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1438"}],"collection":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1438"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1438\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1441,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1438\/revisions\/1441"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1438"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1438"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1438"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}