{"id":2079,"date":"2019-07-17T13:41:07","date_gmt":"2019-07-17T13:41:07","guid":{"rendered":"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/?p=2079"},"modified":"2019-07-17T13:46:20","modified_gmt":"2019-07-17T13:46:20","slug":"reflexions-primaires-sur-la-solitude","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/blog\/2019\/07\/17\/reflexions-primaires-sur-la-solitude\/","title":{"rendered":"R\u00e9flexions primaires sur la solitude"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-content\/uploads\/sites\/32\/2019\/07\/couple-blog.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-content\/uploads\/sites\/32\/2019\/07\/couple-blog-300x225.jpg\" alt=\"\" title=\"\" width=\"300\" height=\"225\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2080\" srcset=\"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-content\/uploads\/sites\/32\/2019\/07\/couple-blog-300x225.jpg 300w, https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-content\/uploads\/sites\/32\/2019\/07\/couple-blog.jpeg 320w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-content\/uploads\/sites\/32\/2019\/07\/plus-de-couple-blog.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-content\/uploads\/sites\/32\/2019\/07\/plus-de-couple-blog-300x225.jpg\" alt=\"\" title=\"\" width=\"300\" height=\"225\" class=\"alignright size-medium wp-image-2081\" srcset=\"https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-content\/uploads\/sites\/32\/2019\/07\/plus-de-couple-blog-300x225.jpg 300w, https:\/\/auteurs.harmattan.fr\/regine-dhoquois-cohen\/wp-content\/uploads\/sites\/32\/2019\/07\/plus-de-couple-blog.jpeg 320w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><br \/>\n.<br \/>\n    Je connaissais la solitude depuis longtemps au cin\u00e9ma, dans les expositions, sur la plage, au bistrot etc&#8230;mais je savais que quelqu&rsquo;un m&rsquo;attendait chez moi \u00e0 qui je raconterais mes \u00ab\u00a0aventures\u00a0\u00bb.<br \/>\n   Depuis trois mois, Je fais l&rsquo;exp\u00e9rience de la vraie solitude, celle o\u00f9 personne ne vous attend \u00e0 la maison, o\u00f9 personne ne partagera votre repas, ou personne ne vous aidera si vous tombez&#8230;(cf l&rsquo;article o\u00f9 je cite Joan Didion, <em>L&rsquo;ann\u00e9e de la pens\u00e9e magique<\/em>)<br \/>\nIl y a des milliers, voire des millions de gens comme moi.<br \/>\nCe qui m&rsquo;int\u00e9resse dans ce ph\u00e9nom\u00e8ne c&rsquo;est la mani\u00e8re dont Les Autres accentuent volontairement ou non notre solitude.<br \/>\nComme ils sont f\u00e2cheux les gens qui ne supportent pas votre solitude !<br \/>\nIl y a les commer\u00e7ants qui vous regardent avec un vague m\u00e9pris quand vous achetez une sole au lieu des deux habituelles ou du Plateau de fruits de mer&#8230;Il y a quelques voisins \u00e2g\u00e9s avec qui vous \u00e9changiez habituellement des propos sur le climat, qui vous fuient comme si le deuil \u00e9tait contagieux&#8230; Il y a l&rsquo;absence de regards habituelle envers les vieux mais qui blesse encore un peu plus quand on est vraiment seul&#8230;<br \/>\nUn \u00e9crivain norv\u00e9gien Kjell Askildjen a \u00e9crit des nouvelles magnifiques sur la solitude des vieux (Cf Les derni\u00e8res notes de Thomas F., Le Serpent \u00e0 plumes, 2001). Dans une nouvelle intitul\u00e9e :<strong>Les gens des caf\u00e9s,<\/strong> le narrateur tente de sortir de sa solitude en allant dans un caf\u00e9 : \u00ab\u00a0<em>Il y avait longtemps que je n&rsquo;avais pas eu l&rsquo;occasion de parler, j&rsquo;aurais volontiers \u00e9chang\u00e9 ne fut-ce que quelques mots avec quelqu&rsquo;un&#8230;Mais ils semblaient tous d\u00e9pourvus de regard.\u00a0\u00bb<\/em> Au bout d&rsquo;un moment il tente une strat\u00e9gie :il laisse tomber son portefeuille par terre&#8230;.mais personne ne le remarque et il conclut :\u00a0\u00bb<em>A sans cesse vouloir esp\u00e9rer on finit toujours par \u00eatre d\u00e9\u00e7u.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\nMais la rencontre de l&rsquo;autre est le plus souvent d\u00e9cevante voire ennuyeuse :\u00a0\u00bb <em>Je me sens un peu plus seul chaque fois que je rencontre quelqu&rsquo;un.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\nEncore une fois, il n&rsquo;y a pas de solution \u00e0 ce probl\u00e8me qui touche particuli\u00e8rement les vieux. Supporter sa solitude et donc se supporter soi-m\u00eame -cf Shopenhauer- reste la meilleure des r\u00e9ponses.<br \/>\n Sans cela, il y a le smartphone ou si vous y \u00eates allergique, le chien ou le chat qui vous procurent de la compagnie sans vous priver de solitude !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>. Je connaissais la solitude depuis longtemps au cin\u00e9ma, dans les expositions, sur la plage, au bistrot etc&#8230;mais je savais que quelqu&rsquo;un m&rsquo;attendait chez moi \u00e0 qui je raconterais mes \u00ab\u00a0aventures\u00a0\u00bb. 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