Rom 46

Où te cachais-tu hier ?
Avec l’armée
De tes amis
Etais-tu blessé ?

Le bonheur est là pourtant
Sans que la beauté ne se dévoile
Le chagrin est là
Où tu n’es pas

Je me promenais gémissant
Par un chemin qui mène à l’aube
En passant par la roseraie
Pleine de roses

Tu es l’ombre de la lumière
Je suis l’ombre de mon ombre
Je ne me reconnais pas
Je suis un chien ou un léopard

Rom 45

Une plaie dans la main ?
Ta barbe est un collier
La mienne est un souvenir
Dont je ne me souviens pas

La terre ne refuse aucun tremblement
Les nouvelles sont mauvaises
Le firmament refuse tout net
D’effectuer sa révolution

Ton âme est une préface
Pas de sourire sur ta pauvre face
Tu es à la fois joyeux et un peu triste
Enlève le coq du cou de l’âne

Flamme de l’esprit
Tu n’illumines rien
Tu vois bien
Qu’il n’y a rien

Rom 44

On ne vit pas pour mourir
On meurt parfois pour vivre
Personne ne me donne d’audience
Même pas ta voix qui revit

Une rose embaumée
M’attire vers la dernière roseraie
A peine abandonnée
Je suis l’esclave des aubes

Les gazelles courent au loin
Le coeur est trompeur
Il divulgue mes secrets
Personne n’en a rien à faire

Il y a des causes
Quelle est leur origine ?
La cause des causes ?
Un mélange de bien et de mal ?

Rom 43

Aie le courage d’avancer
Même victime de cécité
L’homme des discours
Sait-il le prix du silence ?

Je prie nos morts
Sur des siècles et des siècles
D’agir pour la vérité
Ils sont miroir

Le village est déserté
Je danse en tourbillonnant
Je parle en pleurant
Tout est de ma faute

Le confident ne me confie rien
Je mendie une gorgée à la source
Ce n’est pas moi l’initié
Je ne suis rien trois fois rien

Rom 42

O coeur ensanglanté !
Intelligence endormie !
Si la porte est fermée
Traverse le mur

Ma chérie au visage rayonnant
Tu es l’eau qui court
Mon âme est pleine de discours
Viens sans lèvres et sans paroles

Nous sommes dans la caverne
Nous sommes les compagnons
Nous sommes les convaincus
Je ne suis pas Mars tu es Vénus

Je suis le fléau
Mon silence est infiniment précieux
Mes mains sont les feuilles de l’arbre
A toi le sabre !

ROM 41

L’espoir est une brindille
Nous y tenons beaucoup
L’ivresse anéantit le chagrin
Mon coeur est une meule qui tourne

Mon arbre ne donne qu’un fruit, vous
La flûte est douceur
Nous sommes des pauvres des indolents
Nous sommes charmants

Ne déchirons pas les voiles
Nous préférons la pluie
Nous buvons le silence
Vous êtes des ruines

La montagne est autoritaire
Elle n’a pas d’autorité
L’éloquence est un tambour
La roseraie comble le rossignol

Avertissement du premier novembre

Depuis le 01 / 03 / 2013 j’écris avec un grand plaisir ce blog
J’invite tous les lecteurs à visiter les années 2013, 2014, 2015. Ce blog ne s’est pas écrit seulement en 2016, 2017, 2018….
J’aimerais changer de formule, malheureusement je n’ai pas d’idée …
$$
££
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++
°°
)))
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Récapitulatif au 2 / 11 / 2018 :
8911 visiteurs
354 en octobre
47 le premier novembre

TWR 258

Il est mort
C’est le moment qu’il choisit
Pour regarder comme s’il voyait
Il veut nous faire croire

Toutes les cages s’ouvrent
Pour libérer les oiseaux
Je suis un oiseau
Je suis libre

Par quel chemin sort-on
Du monde visible ?
Ce que je sais : il n’est pas visible
Je n’arrive pas à dessiner de cercle

La parole n’est qu’un tambour vide
La mort n’est que la fin de la vie
Depuis le temps que je le dis
Le silence est une plénitude

TWR 257

Je ne me souviens plus de moi
Sauf quelques images simplettes
Ma poussière n’est pas un trésor
Mon intelligence n’est pas un échelle

Le monde possède une sonde
A découvrir les perles de l’océan
Rien n’est rien sinon rien
Le néant est le néant néantifié

L’esprit guérit
Il n’est pas guérisseur
La grâce et la justice
Lui appartiennent en propre

Le maître du temps
Offre d’étranges présents
Il barre le chemin des amants mystiques
Il est lourd comme une ancre dans l’eau salée

TWR 256

Les jarretelles éternelles
Ne m’intéressent pas
Elles ne m’ont jamais intéressé
Depuis que je suis né

La vie s’écoule dans l’espoir du lendemain
Ton temps n’est qu’un présent
Qui t’offre des cadeaux aussi prestigieux ?
Chacun de nos souffles nous enlève la vie

L’amour est tendre
L’âme est le mystère de la vie
Sous le soleil de la connaissance mystique
Elle ouvre le firmament

Atome par atome
Nous nous approchons
Des secrets de l’invisible
Nous envisageons des transmutations