TWR 241

L’hypocrisie est préférable à la méchanceté
A condition qu’elle ne soit pas méchante
L’hypocrisie doit être un lubrifiant
Qui permet aux organes de fonctionner

L’hypocrite doit être prudent
Et modeste
Il court de grands risques
Le premier : être démasqué

L’hypocrite ne doit pas avoir des buts
Graveleux voire obscènes
La mer n’a pas de dents
Mais les requins si

Le véritable citoyen
Doit être hypocrite
Pour être politique
Il doit cacher en partie ce qu’il sait

TWR 240

Je suis comme une coupe
Je me sens vide à l’intérieur
Je me remplis du monde
Je reste seul

On change les humains
On garde leur politique
De planteurs de choux
Je marche

La fille n’était pas jolie
Elle avait du caractère
Elle n’avait qu’un seul travers
Elle était ailleurs

Je n’écris pas de poésie
Parce que je ne suis pas poète
Sinon par intermittences
Est-ce possible ?

TWR 239

Je suis né
J’ai espéré
Je vieillis
J’espère encore

Je suis vieux maintenant
Je ne me porte pas comme un chêne
Je me déglingue
Lentement mais sûrement

Il faudrait se magner
Sinon le monde va changer
Sans nous
Pas forcément pour le pire

De l’ombre à la lumière
Il n’y a pas un pas
De la jeunesse à la vieillesse
Je ne sais combien il y a
De pas

KGI 17

Au milieu d’entre nous
J’étais comme un lac
Au milieu des montagnes
Je reflétais vos troupeaux

Les ruisseaux des enfants
Les rivières des jeunes gens
Tous chantaient
Personne ne pleurait

Votre part d’infini
Le satyre nain
Devenu géant
En quête de néant

Pas le néanderthal non
Pas le néant de l’Être
Pas une soi-disant néantitude
L’humain immense dépasse les limites

C’est en étant immenses
Dans l’humain immense
Que vous retrouvez la route
De la bravoure d’être

KGI 16

Sous la neige ton coeur est un rêve
Qui s’attarde dans l’éternité
Brefs sont les jours
Brefs sont mes mots

L’humain met beaucoup d’intelligence
A être bête
J’essaie de me faire comprendre
Tu es con ou quoi ?

Je partirai avec le vent
Mais pas pour sombrer dans le néant
Que chaque jour soit la promesse
D’un autre jour !

Les humains changent
Mais pas leur soif d’amour
Je reviens du grand silence
Je ne suis qu’une part d’ombre

Je parcours des rues
J’entre dans des maisons
Vos battements de coeur étaient miens
Vos rêves étaient mes rêves

KGI 15

Je voudrais t’interroger sur la mort
Vous devez chercher ce secret
Au profond de la vie
Force de la mort et de l’esprit

Les yeux de la chouette percent la nuit
Sont aveugles le jour
Mystère de la lumière
Quel rapport avec la mort ?

Voir l’esprit de la mort ?
La vie et la mort s’unissent
Comme le fleuve et la mer
Comme ton coeur et sa fin

Au coeur de l’espoir et du désir
Gît votre connaissance silencieuse
De l’au delà qui n’existe pas
Votre coeur attend le printemps

KGI 14

Parlons nous d’amour
Et auparavant parlons de l’amour
Sois fidèle en amour
La fidélité est suprême

La fidélité est trop belle pour être galvaudée
Tu passes avec elle un contrat
Vous pouvez vous permettre
De petites infidélités

La fidélité suprême
Dans l’amour-amitié
Te laisse ta liberté
Te permet d’innover

Tu n’es pas dans l’ennui
La répétition stupide
Le ressassement bestial
Une prison sans nom

KGI 13

Ne me quitte pas déjà
Il est là tu dois partir
Tu écoutes mon sommeil
Entre la naissance et la mort

Nous sommes des plantes vivaces
Je suis un cactus condamné
Je reviendrai dans le grand silence
Peut-être peut-être pas

Avant de trépasser
je me couvre d’une floraison luxuriante
Notre quête n’est jamais vaine
Ce que je dis est vrai

Un copain disait : « J’ai raison »
Les besoins des humains changent
La brume se dissipe
Elle abandonne la rosée

KGI 12

Nous sommes une goutte minuscule
Dans un vaste océan
J’aimerais assez être
Un arbre couvert de fruits

Pour certains l’aurore est un crépuscule
Un jour de séparation est pour d’autres
Un jour de retrouvailles
Je suis vide et obscur

Je suis plein de petites erreurs
Je me contente de mes grosses vérités
Ma vérité est erreur
De façon partielle mais importante

Grâce à ta jeunesse
Nous avons rêvé
Ne cherchons pas l’absolu
Hors du relatif

KGI 11

Je n’aime pas tellement les personnes
Qui prennent un air entendu
Ouvre bien grand les portes de ton coeur
Je te supplie dans le silence de mon âme

Je n’ai jamais quitté une ville
Sans une blessure à l’âme
Je laisse derrière moi
Souffrance et solitude

Je ne retire pas un habit
J’arrache ma peau
La mer appelle toutes choses
Moi aussi je dois embarquer

Une voix abandonne
La langue le palais les lèvres
L’aigle ne vole pas au delà du soleil
Crie crie mais crie donc