If 41 et fin *

Notre volcan est vieux
Il bouillonne de laves
Ma plume trahit ma mémoire
Il faudrait la hurler de vive voix

Tant qu’il y aura la terre
Le volcan ne peut mourir
Il peut s’endormir à tes côtés
Je me cherche un linceul

Serre ta main contre la mienne
L’arc-en-ciel a la même robe
Depuis l’été dernier
Certaines roses sont puantes

Hommage à la résurrection des orphelins perpétuels
L’amour est voyageur sur les continents féminins
A l’aube de la tempête la rue est veuve
Comme un poisson dans l’oeuf

La pitié est heureuse si l’humain résiste
Le marteau est lyrique de l’enfance martyre
Tant de choses ont disparu au temps de la neige noire
Djinn mon djinn navigue au jugé *

* Adieu noble Ridha ….

If 40

L’humain est paresseux
L’humain est miraculeux
Au réveil des branches mortes
A l’aube le ciel se venge

Ce que tu vois jaillit
La rue ne respire qu’à ton réveil
Je suis un éternel cadavre
Je berce mes rêves

Le ciel a pris fin
L’hiver a les yeux ouverts
L’humain n’est ni étranger ni mort
Son cerveau s’est arrêté

L’ombre inclinée de l’arbre
Séculaire et solitaire
Est si sévère que l’humain
Abandonne son coeur aux chiens

If 39

Les roses des rosiers me regardent méchamment
Les rosiers sont brutaux
J’ai un djinn C’est mon djinn
Mon génie personnel

Un petit ange sans ailes
Me délivre des cigales ivres
Les mots sont fantasques
Les ruines humaines pleurent

Notre terre est semée de sel
L’ombre du dieu blessé
Gît à terre par là
Nous sommes las

L’ombre du souvenir de l’humain
Vit dans des tombes funestes
La nature est égoïste
La marche du guerrier piétine

TT 24

Pas trop d’artifices
Ne soyons pas artificiels
Je suis comme une vague humaine
Déplacée par le vent

Je connais un type
Qui connait une chose pas deux
Par exemple il gouverne l’interne
Ne fait rien pour l’externe

Nous utilisons toujours des méthodes
Dignes du chaos
Nous allons à l’océan
Pour le remplir

En fait l’océan n’est jamais vide
N’est jamais plein
Pour les avisés un doigt levé un clignement d’oeil
Et le peuple vient

TT 23

La vertu s’identifie à l’origine
Donc au vide
Le vide est grandeur
Comme l’oiseau qui chante

Le chant de l’oiseau la planète l’univers
Sont identiques
Cette identité ressemble à de la stupidité
La confusion est fertile

Peut-on séparer dans une pierre blanche
Le dur du blanc ?
Nombreux sont ceux qui ont une tête
Sans yeux et sans oreilles

D’une personne qui oublie tout
On dit qu’elle atteint le ciel
Ecartez les flatteurs et les égoïstes
Le mieux est de ne pas savoir
Pourquoi on est vertueux

TT 22

A l’origine était le couple
Le couple fondamental
De la vie et de la mort
Du savoir et de l’ignorance

Le peuple ne connaît pas la générosité
Pas la vertu
Les châtiments ont été rétablis
Le peuple est furieux

A l’origine était le néant
C’est à dire l’innommé
L’unité en sortit
L’unité sans formes
L’unité informe

Des êtres en sortirent
L’unité informe se scinda
Sans que rien se rompe
Le vide est grandeur

TT 21

La voie réside au fond des gouffres
Elle est limpide au fond des eaux
Les humains s’en tiennent aux esprits
Leur savoir est celui des esprits

Conserver sa forme c’est crucial
Toujours affairée elle aspire au repos
Elle est souvent surprise
Le pouvoir est un danger

Enfants fortune vieillesse
Sont source de tracas
Une personne avisée se pose comme la caille
Reçoit la becquée comme un poussin

L’oisiveté n’est pas la voie
Elle monte sur un nuage blanc
Il m’arrive de me fondre dans un nuage noir
Mon corps n’échappera pas aux malheurs

TT 20

On ne peut observer toutes les voies
Il est déjà difficile de connaître la sienne
Il est des choses qui n’ont pas d’intérêt
Mais qui font parler

Dès que l’unité triomphe
Les tâches s’accomplissent
Nous n’existons que par des paraboles
Qui sont de l’autre côté de la rue

C’est la voie qui soutient les êtres
C’est le tao qui soutient les êtres
C’est l’Être qui soutient les êtres
Qui soutient quoi ?
Quoi soutient quoi ?

Le sage ne se réjouit ni ne s’afflige de rien
Il cache de l’or dans la montagne
Des perles au fond de la mer
Il sait que la vie et la mort sont la même chose

TT 19

L’enseignement ressemble à une ombre, un écho
Chaque question a une réponse
L’humain libre agit sans but
Se déplace dans l’infini

Le grand tout est
Et n’existe pas
Il n’a pas d’existence
Comment pourrait-il exister ?

Les choses sans valeur
Demandent à exister
A poursuivre leur cours
Tel est le peuple esclave

Tu as tellement pris le soleil
Qu’on ne voit plus que tu le prends
Qui ne baigne pas dans la voie
Ne peut réussir seul

So 24

Une chose ne convient pas à tous

Se soigner soi-même

Nous disposons de principes innés et concrets

L’humain prudent prévoit le changement

Ce qui ne se produit pas en un an peut arriver en un instant

Il faut du jugement pour prévoir ce qui peut arriver

J’ai ressenti tant d’émotions ….

Il y en a qui invoquent Dieu pour une morsure de puce

N’oublie jamais la condition humaine

Tout ce qui arrive arrive par nécessité