So 5

La sagesse est la source du bonheur

« Ne pas penser est le charme de la vie »

La vie du sage peut être douloureuse

Le philistin est privé de besoins intellectuels

D’abord les besoins naturels et nécessaires

Ensuite les besoins naturels et non nécessaires

Enfin les besoins ni naturels ni nécessaires

Un bon métier vaut de l’or

Mettez un mendiant sur un cheval ; il le fera galoper à mort

So 4

C’est une folie que de perdre à l’intérieur pour gagner l’extérieur L’inverse est tout aussi vrai

Le bonheur consiste à agir en fonction de ses facultés

L’ennui frappe d’abord les riches

Nous ne devons oublier aucune des trois jouissances, la reproductivité, l’irritabilité, la sensibilité

« Il n’est de vrais plaisirs qu’avec de vrais besoins »

Pas de repos sans étude

Pas de centre de gravité mal placé

La richesse de l’âme est la seule richesse Ailleurs c’est la douleur

Le bonheur est dans le loisir

Celui qui est né avec un talent trouvera le bonheur dans ce talent

Big 15

Certaines croyances ont des résultats amusants
C’est dans cet esprit qu’un sage disciple
Se rendit au marché
Il éclata d’un rire inextinguible
Il expliqua ensuite
Que la dame qu’il avait rencontrée
Giflait un enfant qui autrefois était son père
Le gamin qui joue du tambourin ignore
Que dans sa vie antérieure il fut un boeuf
Qui donna sa peau au tambourin
Quant à ce fils qui sacrifie un boeuf
Pour sauver un père qu’il déteste
Il fut lui-même un boeuf
Son acte est profondément malsain  »
« Crois tu ce que tu dis ? »
« Pas du tout, mais ça m’amuse »

Big 14

Un serpent parfaitement proportionné
Avait une tête et une queue
Malheureusement elles se disputaient
La tête : « Qui voit, entend, boit et mange ?
Quand nous avançons je suis la première  »
La queue : « Justement ll faut que j’ondule
Pour que nous avancions
C’est moi qui donne sens à tout ce que tu fais »
La tête persistant à disputer
La queue s’enroula autour d’un arbre
Ne pouvant plus bouger
La tête reconnut sa défaite
La queue gentiment déclara enfin :
« J’ai gagné mais je te laisse
Prendre la tête »

Lyr 110

Les grenades rouges
Ont éclaté au sol
La robe du paon
Est couronnée d’étoiles

Le ciel est glauque
Plus profond que l’eau du lac
Je tends vers un merveilleux lointain
Je me rends je suis mort

Le monde n’est pas à vendre
Seule se vend l’âme vile
L’âme de la ville se rend
A ses créateurs

L’ombre du fantôme de lune
Ne fait peur à personne
Mon ombre m’écartèle
Sans jamais me lâcher

Lyr 109

Arbre nuage
Fleuve sans rivage
Toute séparation est une mort
Pas nécessairement petite

Nous pleurons la nuit
De douces femmes
Sont gagnées par la folie
L’aube s’annonce immonde

Les fantômes sont en moi
Pour vivre de ma pensée
Une question me fait rougir :
« D’où êtes-vous ? »

La route sans fin chargée
De vent de sable
Nous venons de la guerre
Nous allons à la guerre

Lyr 108

La mélodie est muette
Les endives sont blettes
Etrange mélodie
Au sommet silencieux

Les légumes ne sont pas verts
Il nous faut regarder la plus lointaine étoile
Tu me tiens la main
Nous marchons au travers des bruits

Une séparation minuscule
Peut engendrer deux destinées différentes
Le crépuscule scintille parfois
Sur le lac de mémoire

J’ai trouvé ton ombre
Je cherche en vain ta voix
Les légumes sont secs
Demeure le silence

Lyr 107

Les herbes tendres
Sont nimbées de brume
Un chemin creux
Y conduit dans les bouleaux

Le paysage industriel
Se fond dans la fumée
Mon corps s’enveloppe dans la froidure
Tout dans le bruit semble attendre

Je sens que la nature est grave
Ce qui en reste
La montagne au loin
Recèle ta mélodie

Les grillons se taisent
Au puits un vieillard remplit
Son seau de clair de lune
La nuit se repose-t-elle ?

Lyr 106

En toutes saisons je goûte le vent
J’entends de loin les cloches
Qui montent de la vallée
Vers nos hauteurs

De qui est la voix
A nouveau là ?
Où dois-je aller
Pour la rencontrer ?

Les rizières sont des miroirs
Les oiseaux s’y mirent
L’aurore rose s’y nettoie
Les nuages y crient leur joie

Les buffles lourds aiment les rizières
Ils y entraînent le paysan
Ils fendent l’eau
Tracent des sillons noirs

Lyr 105

Errant de l’azur amoureux de la mer
Ne vivons pas courbés sous le poids du temps
Le chant est vaste et sans ombre
Il est la joie des joies

il manifeste tout puis retourne au rien
Nous vivons figés dans des formes creuses
Nos rêves sont plus réels que la réalité
Plus fluides que l’eau vive

Un esprit jaillissant
Crée mille voies
Par tes yeux nous percevons la beauté
Ne portons pas le masque de la tristesse

Tant de soleils sont foulés aux pieds
Le néant chante
Vol d’oiseaux
Amant de la mer