TTK 41 Suite

D’après un village, je juge les villages, d’après l’empire, je juge l’empire
La vertu ressemble au nouveau-né qui ne craint rien, ni morsure, ni piqure
Il saisit fermement les objets
Être constant signifie harmonie
Ne pas imiter le tao attire les ennuis
L’indifférence aux honneurs comme à l’ignominie signifie être honorable
Pas trop de lois
Le peuple aime la quiétude
Le malheur est caché dans le bonheur
L’humain éclairé n’éblouit pas

RH 49 Fin de ces récits

On peut remuer la fange, elle reste fange
Sais-tu d’où tu viens, où tu vas ?
Je proviens de cent mille générations d’êtres humains
La voix parle toujours quand nous l’entendons
Suis-je la goutte d’eau dans un vase ?
Tout se résout en poussière
Laisse moi le coeur avec lequel je t’aime
J’ai tout perdu sauf peut-être moi même
La mer vit et s’enfuit
Le vieillissement nous invite à commencer

RH 48

La grâce ne demande qu’à intervenir
Mais elle est sur le tranchant
Amour ! que de crimes en ton nom, que de bonnes actions !
L’amer, soit, méfie-toi de l’acide !
Ne remplis pas ton verre de larmes
Le peuple doit voir les voix
Un n’a qu’un seul sens
Tu ne peux pas rejeter un monde qui n’est pas tien
La thora est faite de nos mauvaises oeuvres
Chaque instant a ses limites

RH 47

J’ai presque tout oublié
Si je ne peux passer par-dessus, je dois quand même passer par-dessus
On n’amène pas ni ne ramène le Messie
Les murs regorgent d’âmes et en sont tapissés
Il est nécessaire d’imposer une frontière à la ténèbre
Si tu as besoin de lunettes, chausse des lunettes
Consulte-toi toi-même
Mets en accord la pensée, la parole et l’acte
Le péché est sans limite et la conscience du péché également
Pécher, c’est aller contre sa propre foi, ses propres convictions

RH 46

Que personne ne louche au dehors de soi, que nul ne guigne chez autrui, qu’aucun ne s’en croie !
Je suis moi, tu es toi
La vérité calomniée, il n’y a pas de paix
La copie de la vérité n’est pas la vérité
Je ne prétends qu’à la copie
Qui augmente sa science augmente sa souffrance
Plus je sais de choses plus je suis tenté de me taire
Il doit être facile de fabriquer un golem
Il ne faut pas se voler soi-même

RH 45

Les enfants ne participent pas à la souffrance des parents
Peut-être ton coeur s’ouvrira-t-il ?
Que tu croies ou non, Dieu ne doit pas être un étranger pour toi
Si tu ne crois pas, il restera bienveillant à ta porte, dans la nature
Bannis la crainte !
La méditation n’est pas une perte de temps
Humainement sain et saint, voilà pour toi la solution !
Le bigot fait de l’accessoire l’essentiel
Le méchant patauge dans son bourbier
Ne tombe pas dans l’esprit de sérieux

RH 44

Les murs ont de la mémoire
On ne peut voir son reflet dans l’eau que de très près
Si tu établis la paix en toi-même, alors tu peux l’élargir au monde entier
Je suis un sot, j’ai la foi et je suis fidèle
La mort s’apprend
Le savoir primaire doit être indiscutable, inébranlable
Le château qui brûle est inoccupé
Les vrais miracles se répètent
L’humain est créé pour rehausser le ciel
Il n’ y a pas d’échelle qui monte jusqu’au ciel

TTK 40

Si je savais quelque chose je marcherais dans la voie de la voie
Je ne crains qu’un seule chose : agir
La voie est une et unique, le peuple préfère les sentiers
Les palais brillent, les greniers sont vides
Les riches se glorifient de leurs richesses, c’est à dire de leurs vols
Celui qui fonde ne craint pas la destruction
A cultiver le tao on devient sincère
Je juge les humains d’après moi-même
A partir de moi je juge l’empire
L’empire n’est pas impérial

TTK 39

Le tao produit les êtres, la vertu les nourrit
Sans le savoir les êtres respectent le tao et la vertu
Le tao produit tout et ne s’approprie rien
Il laisse les êtres libres surtout les humains
Sa vertu est extraordinairement profonde
Le principe du monde est mère et père
La mère s’impose au niveau du tao
La mère est stratège et séductrice
La mère est mondiale et naturelle
Le principe conserve sa faiblesse pour être et paraître fort
La seule chose que je craigne est l’action
Il n’est pas besoin de tout comprendre

TTK 38

Celui qui se livre au tao – le connaissant ne le connaissant pas – perd ses passions
Par le non-agir on peut devenir maître du monde
Le vertueux adopte les sentiments du peuple
Un comble de vertu est de traiter un non-vertueux comme s’il était vertueux
Le vertueux regarde le peuple comme un enfant
Les causes de vie sont vacuité, attachement au non-être, pureté, quiétude, amour de l’obscurité, pauvreté, mollesse, faiblesse, humilité, dépouillement, modestie, souplesse, économie de moyens
Les causes de mort sont contraires
Le vertueux est un étrange étranger