On se prend au jeu
Rien ne se réduit à l’argent
Pour RH l’édition sous-jacente est : Martin Buber, Les récits hassidiques 2, Editions du Rocher, 1978
Pour TTK l’édition sous-jacente est : Lao-Tseu, Tao-te-king, Le livre de la Voie et de la Vertu, traduction de Stanislas Julien, Collection Librio, Editions J’ai lu, Paris, 2012
L’édition juive évoque la Lithuanie, l’édition chinoise évoque l’empire chinois. Insistons sur ce dernier point : Comme d’habitude je gomme les noms propres et les spécificités historiques pour libérer le flux poétique. Mais dans ce cas-ci, il est important de signaler que la poésie chinoise et celle de Lao-Tseu sont hantées par la dignité impériale qui existe en Chine depuis le III° millénaire !!
RH 43
Je n’ai jamais eu peur de la vérité
Pas de haut-le-coeur devant l’argent
Tu es si grand que tu atteins le septième firmament
Je suis si petit que les firmaments reposent sur moi
En hiver achète une pelisse pour toi et du bois pour tous
Chante la gloire !
Son château est en flammes, le seigneur est là
Pour quelle raison l’humain existe-t-il ?
Où habites-tu ? – Là où l’on me fait entrer
Les sables ne sont pas tous mouvants
RH 42
Essaie de tout faire bien
Crainte et tremblement ne seront pas pour toi
La majorité a souvent tort
Lis le livre de la splendeur
As-tu les clefs de tous les firmaments ?
Apprend à mourir pour vivre, non pour mourir
Ne laisse entrer personne
La mer rouge était la mer des roseaux
Je veux être bon
Je ne veux pas d’un maître fût-il d’un autre monde
RH 41
Je suis un enfant Je dénature les textes
Un vieil enfant
C’est moi
Je me sens comme le fragment d’un pot cassé
Je joue au pasteur caché ignoré
Un coeur brisé te prépare au combat Pas la mélancolie
La paix est en toi-même
Je suis un sot j’ai la foi
Il n’y a point de paix dans mes os à cause de ma sottise
Il vaut parfois mieux ne pas écrire
RH 40
Ne te dispute avec les feuilles des arbres !
Le monde demeure à l’état de création
Il a besoin du verbe créateur du verbe originel
Ne retournons pas à l’état de chaos
Le serpent mange ce qui lui convient, de la poussière
Notre monde est aussi celui de la mort
Mais tu as droit à l’arbre de vie
Que l’esprit se joigne la matière
Tu serviras autant de fois qu’il le faudra
C’est moi et je ne te sortirai pas de ta crasse
RH 39
Souffle sot que tu es ! mais souffle donc !
Avant de commencer il faut finir
Ah ! Si seulement j’avais de bonnes chaussures !
Un péché est pardonné quand on ne le commet plus
Il est des voitures qui volent de ville en ville
Ne te retourne pas quand les honneurs te poursuivent
On ne se réfugie pas au désert si c’est pour guetter les visiteurs
Il est impensable de rendre un sacrifice aux idoles
Dans un labyrinthe laisse des repères
Apprend à redresser un jeune arbre qui pousse de travers
RH 38
La vie cachée du monde est en toi
Le vrai goût du pain
Réveille tous tes os
Pour l’amour de toi je compte poudre et cendre
Je me tords les mains, je me ronge, je me désole
Tu me fais penser à une âme cherchant son corps
Amour, philanthropie, intelligence
Le miel de la foi
Je ne sais pas qui je suis
Est-ce la peine de te revoir ?
RH 37
Médecine des corps médecine des âmes
Il est bon de connaître la musique
Méfie-toi de tes disciples
Un bon berger peut dormir sans crainte
Il est bon souvent de coûter cher
Ton trésor est tout proche
Fais attention à ce qu’il reste à la maison
Ne perds pas ton temps c’est tout ce que tu as de précieux
Le rire est le paradis sur terre
Ce que tu donnes à tous est pris à chacun
Chaque grain de sable est à sa place
RH 36
Où va-t-on si tout se corrompt ?
Je vous exhorte
Je m’avance de carrefour en carrefour dans la voie sans limites
Sais-tu réparer les montres ?
Ceux qui te saluent sont-ils morts ?
Le jeu d’échecs est indien, persan, arabe, européen ….
Mon récit provient de plus bas que le puits de l’abîme
Croire en l’humain vaut toute croyance
Une affiche n’est pas le spectacle
Aucune maison n’est maudite
RH 35
Ce n’est pas le savoir, mais la pratique qui importe
Si j’en ai besoin, je prends un bain de pureté
Il est parfois nécessaire d’agir sans comprendre
Tout humain est corruptible
De génération en génération il s’échine
On voudrait bien ne pas mélanger le bien et le mal
Est impur qui n’aime que les siens
L’amour est un devoir source de devoirs
Il est des justes qui sont juifs sans être juifs
Nous n’avons pas besoin de miracles