PZ 176

Les fleurs comme poussières jolies vivantes
N’allons pas trop loin dans le pessimisme même critique
Dans le silence n’oublions pas le sens des mots
L’esprit merveilleux brille de pureté et de netteté
Comme le noble visage de la lune comme le miroir de la rivière
Comme la neige sur les pins comme les nuées sur les cimes
L’illumination silencieuse est parfaite
Certaines rivières deviennent des fleuves
Les montagnes donnent des pics Les abeilles butinent le pollen
Juste une fleur dans un vase

PZ 175

La vérité est dans le flot Ne restez pas sur la rive
L »humain est la source de l’humain
Suivez votre propre lumière
Une seule fleur fait le printemps
Dans le rêve on ne sait pas qu’on rêve
L’éveil est un rêve
Ne pas se chercher en dehors de soi-même
Toute prospérité est vaine et fausse
Je dérive librement
Les fleurs ne sont que des poussières du monde

PZ 174

Un rayon de lumière traverse l’univers
La joie remplit le ciel
Les doux chemins des jeux vagabonds
La magie de la continuité ne laisse pas de trace
Le corps entier est une bouche suspendue dans le ciel vide
Il faut marcher seul pour rencontrer partout l’esprit
Egaré l’ordinaire, illuminé l’ordinaire
L’hirondelle ne laisse pas de trace et ne perd pas son chemin
Si le vent ne chasse pas les nuages, le soleil ne se montre pas
La connaissance est aussi ignorance

PZ 173

Il est rare de contempler la vérité les yeux nus
On ne sait où mène la voie
On confond souvent la voie et un chemin de détour
N’ajoutez pas à la confusion
Le plus petit des phénomènes est une vérité éternelle
L’éveil respecte le mouvement spontané des choses
L’idéal serait sûrement d’oublier son petit « moi »
Se discipliner c’est aussi oublier
Être au coeur de la vérité les nuages chimériques disparaissent
Essayons de réaliser l’unité

PZ 172

Je suis bien incapable de réaliser l’irréalisable, de saisir l’insaisissable
Qui est limpide et tranquille ? Pas moi, je doute trop ou pas assez
En dehors de l’esprit il n’est pas de méthode
Le meilleur est un vide béant
L’éveil est réalité et vérité
L’éveil est pur
On ne trouve rien dans l’éveil qu’on n’ait déjà trouvé
Dans la vallée les sources sont pures
La montagne est froide et blanche
Si l’on contemple le vide l’objet est tranquille

PZ 171

L’éveil ne demeure nulle part ne s’appuie sur rien
On ne peut pas faire confiance à l’éveil
Dès son commencement la voie est parfaite
L’imagination est imparfaite
L’océan inclut tous les fleuves
Un humain bien vivant inclut tous les courants
Tout finit en cendres certaines sont froides et mouillées
L’un s’enchaîne dans l’autre
Quand la fleur s’épanouit l’éveil est proche
Quand le fruit est mûr l’univers approche

PZ 170

On ne dit jamais toute la vérité
On ment même quand on ne ment pas
Rien n’est plus beau dans l’humain que la quête de la vérité
Attache-toi avec détachement aux objets des sens
L’illusion factice est la pire des illusions
L’éveil remplit les mains de son vide propre
Quand on se dépouille, l’infiniment subtil peut apparaître
La voie de l’éveil est comme une lampe inépuisable
L’éveil dépasse notre entendement
L’éveil en lui-même n’a qu’une valeur relative
L’éveil ne repose sur rien

PZ 169

L’esprit tranchant brille à travers l’univers
Quand un côté s’éclaire l’autre reste dans l’ombre
La lune éclairant l’eau n’est pas mouillée
L’éveil nécessite le cosmos
Tu ne viens pas à l’éveil l’éveil vient à toi
L’éveil refuse l’imagination
Mon monde est éphémère mais je suis joyeux
L’éveil est dépouillement
La plupart des maladies sont des illusions sur un corps sain
Le diamant incolore reflète toutes les couleurs

PZ 168

Sur la voie des pins parasols
Le vent a fini de souffler Les vagues meurent sur le rivage
La barque qui a rompu ses amarres dérive sous le clair de lune
Les ombres naissent des formes
L’écho est une réponse
Ne nommons pas l’innommable
L’être et le non-être ne nous impressionnent pas
N’établissons pas des principes dans l’univers sans principes
L’erreur souvent est irréelle
La terre de l’esprit contient l’âme ses fleurs et ses fruits

PZ 167

Il y a des auberges sur notre chemin
L’esprit n’a ni commencement ni fin
L’homme que j’ai vu ce matin est déjà mort
L’impermanence n’est pas inconstance
La fumée nocturne mène au ciel vide
Saute par dessus la tête des dragons qui n’existent pas
Les phénomènes sont vérité La vérité est éternelle
L’éveil est sans trace
Les vagues de l’océan ne reviennent pas en arrière
On peut épousseter l’esprit