Les titres de ces articles sont ceux attribués à ma première lecture des pensées de Pascal ( code PP ), elle-même rendue possible par l’édition de la Pléiade
Mes articles-commentaires ne cherchent pas à être parfaitement adéquats à ce titre
Les philosophes se contredisent allègrement les uns les autres sans que la raison puisse trancher entre eux
Cela invite à laisser à chacun sa chance
L’âme, existe-t-elle seulement ?
Peut-on imaginer une âme matérielle ?
Ne pas confondre une image ( conceptuelle ) et un concept
Polysémie fréquente Voir : Âme
Chez l’être humain la superstition est multiple, insidieuse… Elle tient aux détails du compliqué qui nous assaillent
Le compliqué est complication
Un détail se produit, nous le prenons pour une cause première que nous cherchons à reproduire Superstition !
Dieu a créé puis s’est désintéressé L’univers est une machine L’humain aussi ?
Je suis à votre service, je ne suis pas à votre disposition
PP* 14 Contradictions, contrariétés ( bis )
Se cacher pour bien faire est exceptionnel
Il arrive que la vanité soit plus présente chez ceux qui luttent contre elle
La vanité fait le beau temps
Quand tu es dans une humeur certaine, pense à son contraire pour t’en libérer
Nous n’avons pas de chagrin qu’un jeu de balle ne nous en distraie
Nous nous habituons si bien à notre faiblesse que nous sommes tentés d’y voir une force
La faiblesse se montre surtout chez celui ( celle ) qui plastronne
Ne montrez pas trop votre vanité, sinon elle sera prise pour une faiblesse
Soyez hypocrite par rapport à vous-même !
Ne pas connaître sa faiblesse est la montrer comme le nez au milieu du visage
Dessous l’humilité, modestie exagérée, se profile l’orgueil
La meilleur recette est d’accéder à une bonne simplicité
Recette ? : La vie humaine est une rivière qui ne doit ni s’assécher ni se transformer en torrent si elle veut durer et être utile
PP* 13 Vanités et contrariétés ( contradictions )
Nous voulons exister pour les autres Y compris avec notre amour-propre
Méfions-nous toujours de notre vanité
La vanité est universelle
La vanité prend bien des aspects divers Elle est partout
Rien n’est meilleur qu’une amitié véritable même si elle n’est possible que par erreur
Pourquoi nous haïssons-nous à ce point ?
Les petites phrases sont des suggestions pour la réflexion, en aucun cas elles ne sont des vérités établies
L’être humain est plus bizarre qu’étrange
Le passé est toujours là, l’avenir ne l’est toujours pas… L’avenir n’est pas le futur … L’avenir est trop souvent illusion
Une horreur, mentir par pur amour du mensonge
Dans l’amour aussi la vanité est reine
Nos approximations sont souvent plus riches que nos vérités révélées
Le charme de l’amour est d’abord un « je ne sais quoi », un « presque rien »….qui nous dépasse et même nous surplombe ….
Les humains sont fous
La folie humaine nous surprend toujours
PP* 12 L’amour-propre
Tout petit moi humain est susceptible de s’enfermer dans l’amour-propre
Il y a de grandes chances que de justes reproches soient jugés choquants
On s’aime tellement qu’on se préfère aux autres
Quand une personne force cette prison on l’adore
Les crises de ménage attaquent l’amour-propre
Ne montrons pas trop notre bonheur même supposé pour ne blesser personne
Il est banal de haïr autrui, il est normal de le lui cacher
On s’efforce de traiter autrui comme il entend être traité
Grâce à l’amour-propre le moi se fait le centre de tout et assume son désir d’asservissement d’autrui
L’amour-propre est une prison, le moi déjà ….
Peut-on être amis pour la vie ?
PP* 11 La coutume
La coutume est habitude sociale
Rien n’est plus fort que l’habitude
Il faut s’habituer à dresser l’automate
La raison et le sentiment s’accoutument l’un à l’autre
L’habitude est une seconde nature
Dès l’origine la nature est matinée de raison
La raison doit devenir une habitude
Ce que nous appelons nature n’est souvent qu’une première coutume
La raison dresse la nature un peu, la nature dresse la raison beaucoup, la raison banale et ordinaire s’entend
La raison ne doit pas devenir mauvaise raison
Nous parlons par entités dont nous ne savons ( presque ) rien
Certains humain sont exceptionnellement doués pour la raison
Le système des petites phrases est un système décousu mais c’est un système
PP* 10 L’imagination
Limites et contradictions des philosophies
Un grand philosophe mal habillé ne sera pas entendu ou mal
Notre raison elle-même varie bêtement
Il y a trop de pièges, petits ou grands, dans le réel, pour le philosophe
A ne suivre que la raison on devient fou ou l’on passe pour tel
L’imagination est belle et plaisante, nous aimons la suive et la susciter
L’imagination n’est pas nécessairement le contraire de la raison
Les plus petites choses, un accident, un incident, peuvent fausser le jugement
Ne nous hâtons pas
Ne boudons pas la fantaisie !
Deux choses contraires peuvent être vraies en même temps
L’enfance nous informe toute la vie
La grande histoire d’amour n’est-elle pas entre parents et enfants ?
L’importance de la peinture n’est pas dans son sujet, son objet, elle est dans le travail du peintre, son inspiration suprême
Il ne faut abuser de rien même pas du meilleur
Les peuples ont la mémoire courte et des comportements anciens
PP* 9 Les puissances trompeuses
L’être humain n’aime l’amour que parce qu’il a appris son existence
L’humain privilégie l’entendement aux dépens de l’instinct, de l’intuition, mais non la raison
On aborde sérieusement, avec talent un problème du réel, on ne se trompe guère, c’est ensuite que les choses se compliquent
Tout est mouvement et plus encore la chaleur
Le plus compliqué pour nous dans le réel est en fait simple
Le réel s’offre à nous spontanément de toutes parts, la réalité est une construction sociale
L’art peut utiliser le hasard
Comme toute critique l’auto-critique est utile, mais elle aussi ne doit pas s’exagérer
Il faut être hypocrite avec la vie pour la tolérer et qu’elle nous tolère
Rusons !
PP* 8 Espaces infinis
Dieu dans son infinie sagesse a accumulé du sable pour que nous ayons des plages : Formule attribuable à Fénelon, à son esprit, mais qui n’est pas de Fénelon
Dans la mer les poissons se mangent les uns les autres : Cette formule n’épuise ni la mer ni la vie animale
Qu’est-ce qu’on voit quand on regarde ?
Par un bout les moeurs humaines sont incompréhensibles par ceux qui les pratiquent ou par ceux qui ne les pratiquent pas
Le matérialisme est un idéalisme parce qu’il ne connait la matière que par des idées
Tout se tient
L’humain ne juge que de son point de vue
L’humain est si petit que tout devrait lui paraître infini
Il y a des ports dans la mer, pas dans la morale
PP* 7 Les deux infinis
L’humain s’ignore lui-même et ignore la nature
L’humain n’est rien par rapport à l’infiniment petit et l’infiniment grand
Il est incroyable qu’il existe quelque chose plutôt que rien
La nature imite et se diversifie Elle invente aussi
L’infiniment petit est moins visible et moins compréhensible que l’infiniment grand
Nous sommes comme des atomes
Tout dépend de tout
Nous appartenons à des ensembles dont nous ignorons presque tout
Nous sommes quelque chose, nous ne sommes pas tout
Tout ce qui est excessif est insignifiant
Tout est en mouvement, nous aussi
Les extrêmes n’ont pas raison, ne sont pas raison
Connaître la partie n’est pas connaître le tout et inversement
Le meilleur des dissensus est celui qui conduit à un consensus
PP* 6 Montaigne
Il faut dire le vrai et jurer par le faux ?
Ce »livre » n’est pas le mien, il est le nôtre
Montaigne a eu mille fois raison de créer un genre nouveau fondé sur la confidence personnelle
Il y faut beaucoup de finesse et peu, un peu de complaisance
Il n’est pas sain d’être bête à dessein pour amuser de pauvres gens, d’étaler des obsessions scatologiques et sexuelles qui caressent le refoulé en société….
Pour être heureux il vaut mieux se connaître
La connaissance de soi est un long chemin
Il faut passer par le doute et la perplexité
Il vaut mieux dans la durée régler sa vie en partie par la réflexion personnelle, en partie par les convenances …
S’ignorer signifie tant de finesse pour réussir ?
On ne peut tout apprendre
Il y a des vérités que l’on sait, croit savoir sans les avoir apprises