Les villages sont en fleurs
Les falaises font front
Les arbres bourgeonnent
Le pays natal est si proche
Si lointain
Les arbres bourgeonnent
Je foule un banc de nuages
Je suis dans un ravin
Les arbres bourgeonnent
Les villages sont en fleurs
Les falaises font front
Les arbres bourgeonnent
Le pays natal est si proche
Si lointain
Les arbres bourgeonnent
Je foule un banc de nuages
Je suis dans un ravin
Les arbres bourgeonnent
Tu ne t’es pas sur tes pas retournée
J’aurais voulu crever
En me quittant elle pleurait
Elle disait : » C’est malgré moi que je m’en vais … »
J’aurais voulu répondre :
« Tu sais bien combien je t’aime
Nos heures si belles les as-tu oubliées ? »
Les couronnes de violettes
Les tresses de roses
Le parfum mystérieux…
Toute fille de l’amour est tisseuse immortelle
Son trône étincelle
Ne lasse pas mon coeur Ecoutes-en le voeu
Ne le laisse pas s’affliger des dégoûts pesants
Ah ! Reviens ! Reviens !
Si jamais si naguère tu m’as entendu
Quand tu quittais pour courir vers moi
La maison dorée de ton mari
Les moineaux sont plus rapides que tu ne penses
Ils t’emportent tout autour de notre terre bleue
Ils secouent dans le vent leurs ailes aux plumes serrées
Parfois ils tirent droit à travers l’air
Vite ils étaient là et toi mon bonheur
Ton sourire éclaire ton visage immortel
Tu demandais le nom de ma douleur nouvelle
La raison de mon appel
Quelle folie brûlait donc mon pauvre coeur malade ?
Si je ne te vois qu’une seconde
Dieu ! Que les secondes sont brèves !
Ma joie expire sans force sur tes lèvres
Ma langue brisée est le coeur de ma chair
Un feu invisible cherche une ouverture
Mes yeux ne voient rien de clair
Mes oreilles bourdonnent
La sueur ne cesse de m’inonder
Je tremble de tout mon corps
Je deviens plus vert que l’herbe
Rien ne me manque encore
Pour me sentir comme mort
Pure fille au doux sourire
J’ai quelque chose à te dire
Mais je ne sais quoi
Si tu ne voulais que le beau et le bien
Si tu ignorais la honte
Tu me dirais franchement ce que tu penses
Le bonheur est divin
Quand il est partagé
Entre partenaires divers
Moi j’aime te regarder
J’aime la douceur de ta voix
Ton rire est magique
Il me fait fondre en moi
La mer est loin
La mer est grande
La mer est bleue et venteuse
Sur la mer rien ne bouge
Sur la lande et la montagne
Les animaux sont partis
La rafale ne sert à rien
Elle disparait au fond des ravins
Les nuages s’attroupent
Il est midi
Le parfum des fleurs
Le vent l’emporte
Le vent contourne les obstacles
Comment dormir
Quand la mer ne dort pas
La vallée est admirable
La neige est tombée
Les oiseaux se taisent
La théologie est triste la philosophie aussi
Je ne sais plus que faire
Nous ne pouvons rien connaître
J’en sais plus que n’importe qui
Cela ne me mène à rien
Je ne possède rien
L’extraordinaire est dans l’ordinaire
Et je ne le sais pas
Je me brûle le sang
Ni Dieu ni diable
Je n’ai ni scrupule ni doute
J’ai perdu toute joie
Surtout celle que j’avais quand j’étais jeune et que j’aimais
Je n’arrive pas à dire ce que je ne sais pas
J’aime à me promener sous la lune argentée
Ma mélancolique amie
Je ne peux plus danser sur les gazons pâles
Il ne me sert à rien de me baigner dans la rosée
Je ne sers à rien je ne sais rien
Je me répète
Et je m’ennuie
Ne viens-tu jamais que pour te plaindre ?
N’y a-t-il rien de bon sur la terre dans mon univers ?
Même pour manger et boire
Mon esprit chevauche les espaces
Mes désirs sont plus grands que l’univers
Je cherche dans l’obscurité
Mais que cherché-je ?
J’ai le droit de m’égarer
Sans tentation sans trop de réflexion
Je ne crois pas que le serpent mange de la poussière
Je ne hais pas mes pareils
je ne suis pas un esprit qui nie
J’aime approuver aussi
Certes je suis enclin à la paresse
J’aimerais nager dans la beauté vivante
Je suis un bon diable
Voir le 31/1/2018
Le soleil joue son rôle dans le choeur des sphères
Il se voudrait rapide comme la foudre
Personne ne pénètre son aspect
Je suis un mélange d’ignorance et de savoir
Je suis instable
Le miracle le passage du jour à la nuit a lieu tous les jours
La mer ronge la terre
Je viens à toi dans la foule
Le petit dieu du monde vagit dans les bras de sa mère
La plus belle femme qui soit !