Tu me dis : » Je pense à toi toute la journée »
Tu penses moins à moi qu’à l’amour
D’habitude je te félicite
Pour ce genre de pensée
Qui trouve en moi un passionné
Tu me dis que j’embrasse bien
Je pense que tu penses plus
Au baiser qu’à la bouche
Je suis bête je l’avoue
Cette manie aussi de comparer les baisers !
M’aimerais-tu moins
Si j’étais un autre ?
K.Y.R.18
Je suis jaloux
Tu es là-bas à la campagne
Il fait beau en ce début d’été
Je te confonds avec le ciel
Le ciel bleu de tes journées
Quand je pense que tu voulais rester à Paris
Pour rester proche de mes soucis
Que c’est moi qui t’ai demandé de partir
Parce que je te trouvais pâlotte
Comme on dit !
J’ai l’âme ivre et défaite
Je pourrais pleurer d’amour et d’ennui
Je ne m’enlève pas ton image de la tête
De plus je suis jaloux
Je sais que là-bas tu connais du monde
Que là-dessus tu es discrète
Non je te fais confiance
Mais je voudrais que tu haïsses l’été
Pour que vite tu me reviennes
K.Y.R.17
Je veux faire une fin
C’en est fini des ambitions
Elles s’avèrent superficielles et vaines
Surtout quand elles sont ratées
Il y a en moi quelque chose
Qui ne fonctionne pas du point de vue social
Je ne suis pas a-social non
Je suis trop social au contraire
Je suis incapable de me faire de l’argent
Heureusement tu n’es pas une femme d’argent
Je ne suis pas un homme de pouvoir toi non plus
Je garde mon ambition pour mon jardin secret
Dont tu es aujourd’hui la principale fleur
Pour ne pas dire la seule
K.Y.R.16
Toute la vie toujours
Il ne faudrait jamais dire toujours
Il ne faudrait jamais dire jamais
On ne se refait pas
On dit toujours toujours
J’ai besoin de croire en notre éternité
Se séparer nous deux ?
Impossible incroyable
Quand quelqu’un que j’estime
Affirme que nous deux c’est pour la vie
Je me sens heureux et fier
K.Y.R.15
J’ai fait une chanson sur trois notes
Pour mon petit oiseau
Elle a hoché la tête
Elle n’aimait pas trop
Sans oser le dire
Elle a trouvé ma chanson bête
Depuis lors je suis jaloux
Je me dis que dans l’univers
Il y a un homme capable
De lui écrire une chanson
Qu’elle aime
Je n’ai rien dit
Je suis resté coi muet silencieux
Elle se penche vers moi et dit :
« C’est bête et méchant monsieur
D’être jaloux »
K.Y.R.14
Tu ne serais pas une femme
Si tu ne savais pas si bien
Te refaire une âme
Chaque jour tu fais semblant
D’être neuve et nouvelle
Chaque jour je me laisse prendre
Tu es là avec d’autres yeux
Une autre peau
Tu te composes des parfums d’âme
Ton art des vêtements
Rajoute beaucoup à l’illusion
Pour que tu sois la même
Et différente
Mais quand je te prends dans mes bras
Que je te regarde au fond des yeux
Je te retrouve la même
Toujours la même
Enfin je suis heureux
K.Y.R.13
Nous serons heureux heureux
Mais nous devons savoir que le bonheur
N’est pas un ciel bleu
Il est fait de mille ennuis
Dus en grande partie à nous-mêmes
Nous sommes trop intolérants
Méchants
Dans l’amour même
Qui ne devrait être que félicité
La moindre déception
La plus petite incompréhension
Deviennent un enfer
Un enfer sur terre
Le seul qui existe
Nous avons du mérite
A être heureux quand même
K.Y.R.12
J’ai horreur de la vulgarité
Elle rabaisse tout
Elle pourrit tout
Heureusement elle ne triomphe pas
Elle ne vainc même pas
Et puis ce que certains nomment vulgarité
Ne l’est pas pour d’autres
Elle devient du pittoresque de l’humour
Diversité des moeurs
Rappel de nos bas-côtés
Qui peuvent être aussi de bons-côtés
La vie a des côtés vulgaires essentiels
Il faut faire pipi caca
Nous avons bien d’autres obligations encore
Il faut les assumer sans fausse honte
Puis passer à autre chose
K.Y.R.11
Nous sommes illusion
Illusion dans l’illusion
Nous en rajoutons sur l’illusion
Pour vivre mieux un peu moins mal
La robe des femmes
La coquetterie des femmes
Sont illusion sur l’illusion
Toutes ces illusions sont nécessaires
D’une illusion implacable
Pour que nous nous sentions vivre
Et vivre libres
K.Y.R.10
Où serions-nous si ta mère ce soir là
T’avait empêchée de sortir ?
Tu étais si jeune si petite
Si tu n’avais pas délicieusement rougi
Quand pour le toute première fois ma main
A effleuré la tienne ?
C’est à de petits évènements aussi
Que nous devons l’extase la métamorphose
Qui nous ont bouleversé
Pour la vie entière
Ont fondé la seule vie que nous possédions