Dans l’ombre propice nous guérirons
Tant bien que mal de la douleur de la séparation
Le coeur malade agonise
Qui lui a donné un mortel coup d’épée ?
Faisons la paix pour que le coeur guérisse
Pour son mal nous n’avons pas de médecin
Sèche est la racine de joie
Par où va-t-on au bistro ?
Nous n’avons pas le temps de rire
Nous sortons au soleil trouvons les bonnes herbes
Nous les appliquons sur la plaie ouverte
Nous ne savons rien nous savons au moins cela
L’ombre de l’oiseau protecteur est inutile
Le coeur à nouveau sera joyeux
F.A.N.105
Tu es pris dans la Duplicité de l’Histoire
Ce qui est bon est mauvais
Ce qui est faux est vrai
Tu es le Coeur joyeux
Tu dois sauver l’humanité
Parfois en agissant en réfléchissant toujours
Les messagers sont rarement purs
Mon coeur joyeux est en tourment
Mes amis ne me prêtent pas assistance
L’arbre d’amour donnera les fruits que nous avons prévus
La discussion n’est pas dans les moeurs des derviches
De vains propos nous ne sommes pas chiches
La paix est une guerre pour les riches
Grâce à nos souhaits nos charmes nos prières
Il est possible que quelques roses de beauté
S’ouvrent au soleil
On a beaucoup parlé C’était la chose à faire
Personne ne se plaint selon les règles de la politesse
Donnons notre coeur sans y être forcés
F.A.N.104
Assis sur le chemin de l’amour
Nous guettons le désir
Il manque parfois étrangement
Nos larmes sont impures
Que notre message au moins soit vrai !
Que nos délectations moroses soient illicites !
L’amour peut être un tyran
Je ne distingue plus ton grain de beauté
J’aurais tout abandonné pour une moue coquette
Une lettre au doux parfum peut-elle m’améliorer ?
Cherchons un esprit joyeux
La porte de l’école est close
Celle du Bistro est ouverte
F.A.N.103
Il est possible de se libérer du pire
L’anéantissement de l’âme
L’amour l’emporte sur la haine
Au moins pour un peu de temps
Sans insignifiante importance
Sans vaine gloire
Le refuge contre les coups du sort
Ne durera pas longtemps
Les mauvaises herbes envahissent nos jardins
L’espoir ne va pas sans effort
Je ne suis ni un sage ni un héros ni un saint
Le navire de la clémence est ancré dans mon coeur
Mes soupirs brûlants s’en vont au fil de l’eau
Le viatique n’est pas dans le Bistro
Il est dans mon coeur et celui de l’aimée
F.A.N.102
Chacun a droit à son histoire
Nous pouvons quelque chose sur l’Histoire
Beaucoup sur notre histoire
A notre échelle il est toujours possible d’améliorer les choses
Un peu plus de joie de confort
Une amorce de réflexion
Un déferlement d’amour
Un refuge
Aux limites du néant
Le pays de l’existence découvre la ligne verte
De nos jardins de paradis
Nous sommes venus
Nous ne mendions plus
Il est toujours possible que l’honneur parte en pleurant
On ne trouve pas toujours l’océan du pardon
Nos soupirs sont brûlants
Du nuage qui cachait nos fautes
Tombe une pluie rassurante
Avec notre livre noir
Nous sommes venus
F.A.N.101
Les desseins du ciel sont perfides
Il veut nous rendre heureux
Je quitte cette demeure en ruine
En quête du repos de l’âme
Je boucle mon sac
Je sens les parfums des jardins
Je goûte la musique de zéphyr
Le coeur impatient et le corps malade
Je caresse le svelte tronc du cyprès
Je chante un poème
Comme un atome je danse
J’arrive au bord du soleil éclatant
La mort éblouissante m’attend
Je l’esquive je redescend
Je me retrouve dans le jardin de ma belle
F.A.N.100
Je vois ta lumière dans le temple naturel
Qui jouxte le musée de nos arts divers
Certains voient le temple pas sa nature
Ils m’écorcheraient vif s’ils savaient
Je ne déteste pas l’odeur du musc
Les idoles sont du musc
De la bonté des cieux
Viennent nos gémissements
Sur mon écran imaginaire
Passent les images de ton visage
Je me regarde en face pour la première fois
F.A.N.99
Je ne cesserai pas de boire à la saison des roses
Je veux dépenser tout ce que je sais
Pour le luth et la harpe des poètes
Je veux incarner la constance et la patience
Dans ce monde de vanités
Les rois mythiques tombent dans l’oubli
Pas les artistes que nous espérons
Personne n’a réfuté mes pages noires
J’ai réfuté sans le vouloir leurs pages blanches
Mes reproches je les réserve à l’aube
Au lendemain de la nuit qui sépare
J’ai une âme d’emprunt
Ephémère provisoire
Je la garde jusqu’à demain
Si je vois ton visage
F.A.N.98
Je voudrais tant me repentir
De quels méfaits ?
Je suis né coupable
Mon innocence est de l’avouer
Le printemps casse tout repentir
Ma tête est un rocher
Sur lequel se sont brisées tant de fausses idées
Je voudrais vous offrir le crâne de mes ennemis
A la vue de l’aimée je me hausse au delà du ciel
Je lui fais un collier de jacinthes et de jasmin
Je rends public mon secret
Au son des violes
Je n’ai pas de secret
F.A.N.97
Comment tuer ce qui est déjà mort ?
Est-ce ta voix ? Je me relève
Je suis la chaîne qui m’enchaîne
Aimé-le-vrai pour de vrai ?
Je te prends pour une coquette
Tes finesses me font pâlir
Le vin fait rosir tes blanches joues
J’erre depuis combien de temps ?
Depuis toujours ? Depuis ma naissance ?
Suis-je né déjà mort ?