Je me souviens de celui qui partit
Sans adieu sans souvenir
Il n’avait pas besoin d’ami
Change de mode musicien
Choisis un air mélancolique
L’Homme et la Femme sont comme les deux doigts de la main
Que faire des autres doigts ?
L’homme et la femme sont souvent amants
Rarement amis
De nos jours les femmes sont plus masculines
Tout en gardant leur grâce
Les hommes les accompagneront sur le chemin
Je l’espère
La douce brise du matin les premières floraisons
Conseillent l’humain pour davantage d’humanité
Cela parait bizarre mais c’est ainsi
La lune se cache elle reviendra
F.A.N.55
Tu adores la coupe et les lèvres
Rien ne se fait bien dans la mauvaise fièvre
La Coupe t’attend et t’attendra
Elle te donnera la splendeur de la vérité
Rien ne suffit en soi-même à soi seul
Nous n’avons pas affranchi les esclaves de leurs désirs
L’Äme pousse les hauts cris du haut de la montagne
Seuls un aigle une marmotte l’entendent
Les ombrages ont été retirés de la prairie
Les oiseaux ne font plus leur nid
Le vent la brise font la leçon
Aux vaillants voyageurs
Qui cherchent dans la nature humanisée
Le naturel
Ils entendront les cris de l’Âme
Le naturel
F.A.N.54
Tous les mystères sont révélés
Le public ne les comprend pas
A quoi servent les idoles ?
A enchainer les fous
Nous sommes fous
A quoi sert-il de jouer aux échecs ?
Il faut bien se distraire
On ne chasse pas de son coeur le mal qui l’habite
La poussière ne se transmute pas en or
Nous avons beau scruter l’invisible
La Voie est le monde du sensible
La beauté de l’Amie sans voiles est l’Evidence
Tu dois te frotter les yeux
Tu veux savourer sa présence
Il y a loin de la coupe aux lèvres
Nous sommes sur la Voie
F.A.N.53
Seul le Tout est vrai
Nous n’avons affaire qu’à des vérités partielles
L’être humain est un animal erroné
A-t-il accès au Graal ?
La Coupe sacrée remplie de vin divin
Le sacré est le moyen
Le divin est la fin et le début
La cause intime et la conséquence ultime
Nous tenons le sacré pas le divin
je me suis vu rire de joie la coupe en main
Dans laquelle je voyais le monde et le genre humain
Un homme égaré par l’amour
L’invoquait en pleurant
S’en croyant éloigné
Même la Raison jongle avec nous
Elle sépare souvent les éléments
Qu’il faudrait réunir
F.A.N.52
L’oiseau qu’on appelle rouge-gorge
Avait élevé une rose avec son sang
Le vent a fauché la fleur
Le perroquet vert et bleu
Volait au dessus des arbres
On l’a mis en cage
Un flot de néant emporte beaucoup de nos espoirs
Mon fardeau est tombé Je comptais sur lui
Mon visage est gris et poudreux
Mes yeux sont pleins de larmes
Grâce à ces éléments le ciel renait
F.A.N.51
Le pacte d’amour ? Le pacte d’amitié ?
Le Tout de l’humain est pacte et contrat
Pas d’amour sans amitié
L’amitié est la forme la plus générale de l’amour
Chez les humains
Petits même quand ils sont grands
Les faux mystiques ouvrent une boite à malices
Ils se croient plus malins que leur Ciel
Le sort leur casse des oeufs sur la tête
Mon âme réfugions-nous loin des fourbes
Et de leurs fausses idées
Sinon l’Amour restera porte close
Celui qui ne réfléchit pas dans son miroir
Les apparences précieuses
Aura sans retour la honte
F.A.N.50
Celui qui a pris le parti de l’humanité
Asure le triomphe de l’amour
Les incidents et les accidents ne manquent jamais
L’Ange n’existe pas mais me protège de son sourire
Il n’y a pas que l’aimée à tenir un bout du fil
J’espère toujours que des amis se joindront à nous
Faut-il que l’ami garde les confidences de l’ami ?
Il doit respecter notre pacte
F.A.N.49
Mon âme tire-t-elle de la Coupe
L’ordre de sa continuité ?
Au grand scandale des dévots ?
Il n’y a pas d’ange pour me protéger
Sauf l’Aimée
Je garde le bout du fil
Qui me fait sortir de l’obscurité
L’Aimée garde l’autre bout
Je garde ma place
L’aimée ne me laisse pas choir
Le fil s’emberlificote
Il ne nous guide plus dans le dédale
Nous restons tous les deux
F.A.N.48
Celui qui tient la coupe
Est comme un roi
Ne tient-il pas la source de vie ?
Certains remettent leur sort à la Coupe
Je ne juge pas
Je ne porte pas de jugement
Négatif ou positif
Je suis tolérant
Je mens je me mens
Je tolère
Souvent je tolère tout juste
Telle n’est pas la tolérance de mes espoirs
Leur litanie m’afflige
Si j’avais voulu être maître de moi
Il aurait fallu que je sois maître de l’univers
Je n’en suis que l’esclave
Avec un beau brin de liberté
F.A.N.47
Dans la nuit noire et un désert
Je pleure avec ma chandelle allumée
Lorsque point le jour
Nous sommes tous deux consumés
J’envie les nuages au dessus de la prairie
La pluie
Le nid du rossignol
Est occupé par des corbeaux
Je me sens faible je n’ai plus de forces
Rejeté par la nature et les humains
Je dois étudier l’amour sans retard
L’amour n’est pas qu’émotion intuition
L’amour est une science
La science de l’amour