F.A.N.36

La huppe jolie s’égare au pays du chagrin
Je la renvoie au nid des promesses
Prends le chemin de l’amour
Rien n’y est près rien n’y est loin
Je t’envoie mes voeux et mes promesses
Je me réserve l’ivresse
Je t’enverrais volontiers ma vie
Elle voyage mal
Je t’enverrais mon art
S’il avait de la valeur
Pour quelqu’un d’autre que moi

F.A.N.35

J’ai été imperméable
A beaucoup d’influences
Qui ont été profitables à d’autres
Quand je serai poussière
A quoi bon pleurer de regret ?
L’arcade de ce monument
Me ferait pleurer de joie
Si j’étais architecte
Confusion des sentiments ?
Je t’envoie le vent du nord
C’est un bon messager
Tu es caché aux regards
Mais accompagnes les coeurs

F.A.N.34

Ments-moi que je regarde ta tête
Toi l’ami qui revient sain et sauf
D’un long voyage
Couvert de la poussière de ton chemin
Hélas tu m’as fermé la route
Mes yeux regardent l’univers
Sauf que tu y as glissé
Un grain de ta poussière
Tu parles beaucoup de l’amitié
Demain quand j’aurai disparu
Me pleures-tu ?

F.A.N.33

La mort ne tue que la vie
La vie pourrait se passer de la mort
L’amour est plus fort que la mort
Sans amour nous ne sommes rien
Rares sont ceux qui aiment la mort
Ils font des dégâts énormes
Les animaux savent aimer
Les plus sauvages les plus féroces
Beaucoup d’humains
Se meurent de ne pas avoir été aimés
Demande à aimer
Ne demande pas à être aimé

F.A.N.32

L’amour se fane comme les fleurs
Il renait comme elles
Souvent sur le même terreau
Lève-toi marche médite
L’univers appartient à ceux qui aiment
Et qui débutent en aimant l’amour
Il doit être plus fort que les déceptions inévitables
Ne sacrifions jamais l’essentiel à l’accessoire
L’Âme humaine est belle
Dommage que si peu le sachent !

F.A.N.31

Nous aimons l’amour
Et pratiquons beaucoup la haine
Parfois par excès d’amour
Pour un ciron dans l’univers
Nous cherchons tous l’Ami
Il nous faut cependant accepter ses défauts
Parfois ton ami s’en va
De ton coeur ne sort que de la fumée
Même si le vent souffle comme tu le désires
Tu ne peux le nouer

F.A.N.30

Pourquoi te laisses-tu
Pourrir par les ridelettes ?
Elles ne sont même pas des vaguelettes
Qu’une petite partie de toi impose à l’autre
Les murmures du vent
Sont inconstants et vagues
Il est facile de s’en défaire
Il suffit d’un peu de volonté
Notre monde est en guerre
Evite la guerre avec toi-même
La cure n’est pas nécessaire
Ta profondeur est proche de la surface
Elle ignore les ridelettes

F.A.N.29

Les sylphes ont disparu
Que de pleurs avons-nous versés !
Le feu de la chandelle
Brûle les coeurs
Il n’en reste que la fumée
Devons-nous porter le deuil ?
Les sylphes ne reviendront plus
Suis-je assez nu mon coeur ?
La mort est un malappris
Qui me séparera de toi
Nous sommes l’arbre
Et le chèvrefeuille
Ils ont disparu à jamais

F.A.N.28

Je ne blâme pas les libertins
Je ne suis pas comptable des erreurs des autres
Je connais des libertins honnêtes
Fins amateurs de libertés
Dans tous les milieux sont nombreux
Les hypocrites qui se voudraient libres
Nous cherchons les amis
Sobres ou ivres
Ils ne comprennent pas mes paroles
Derrière le voile
Sur le Bien et le pire
Ils me rejetteraient
De leur retraite vaine
S’ils savaient ce que je pense

F.A.N.27

La brise souffle du Jardin
Un gueux se vante d’être dans le vrai
Je ne lui donne pas tort
Je ne lui donne pas raison
La vérité comporte bien des niveaux des aspects différents
Bien fol est qui abandonne le présent
Son monde est peut être une ruine grossière
Faite de notre poussière
Je m’enivre pour oublier
Que le gueux a peut-être raison