F.A.N.6

Echanson pourquoi ne remplis-tu pas ma coupe ?
La musique n’est-elle pas à ton goût ?
Le pain des bigots ne vaut rien aux côtés de mon vin
Depuis toujours nous sommes inscrits
Pour une séance de très peu de temps
Ne m’effacez pas de vos mémoires
Vous ne connaissez plus mon nom
Pourtant il se reflète dans la coupe que vous buvez
La lune vogue sur l’océan vert

F.A.N.5

Le monde est avare
Notre premier et dernier séjour une motte de terre
L’argile est imperméable
Le limon se mange à table
Pourquoi veux-tu toucher la lune ?
Ici tout finit par un massacre
Le rossignol reçoit l’appel de la rose
Je balaie de mes cils les pleurs de rosée

F.A.N.4

Ne compte que sur dix jours d’enchantement sur terre
Le repas est bref les dents sont tristes
Les gens de bien ne veulent pas de moi
Je ne suis pas le Charmeur
Dans ma main ne mollit pas la pierre
Je me révolte en sachant qu’il est vain
De se rebeller contre les siens

F.A.N.3

N’est pas née la machine
Qui pour établir la paix
Détruira l’humanité
Trop guerrière à son goût
Mais elle s’assemble peu à peu
Comme les pièces d’un puzzle
Dont personne n’a l’image
Console-toi de ton temps restreint
Pour l’amour et le vin

F.A.N.2

La Femme séduit et décide
Elle est la Beauté féconde
Principe de réalité
Sur ses lèvres rouges et douces
Ne dépose de baiser
Que si tu ne dévoiles pas
L’énigme du Temps
Et de la Destinée

F.A.N.1

Souvent les humains sont honnêtes et sincères
Mais leur raison est faible
Elle les dévoie les fourvoie
Qu’achète le marchand de vin
Qui vaille la boisson divine qu’il nous vend ?
La vérité est dans le vin
Prodige de la nature et de l’art humain

O.K.154

La lune suit le cours qui lui est imposé
Elle s’en va
Ma coupe est remplie du doux vin de la rosée
A l’ombre de la rose je ne veux plus dormir
Par milliers les pétales jonchent la libre plaine
Seul le temps réussit de tels coups

O.K.153

En ce moment volé au gris cadavre de la nuit
Je verse du vin rouge dans la coupe de cristal
Nos coeurs vivants aspirent aux vastes plaines
En cette aube radieuse ni chaude ni humide
Aux joues de rose baptisées par la rosée
Je ne rougis pas de mes repentirs

O.K.152

L’aube chevauchait le ciel
Le soleil royal remplissait sa coupe
Nos cris s’élevèrent du Bistro :
« Apporte-nous à boire, échanson du diable »
Avant que ne soit pleine la mesure
Laisse le coq chanter !

O.K.151

Les chemins de la liberté sont multiples
Les libertés souvent sont obscures
Le désir de mort de l’autre fait son chemin
Seule la liberté permet la confrontation des passions
A travers laquelle une liberté plus grande apparait
La liberté ne peut être un despotisme