O.K.150

Nous ne savons pas ce qui passe
Laissons sa liberté à l’évènement
Le bruit qu’il fait ne doit pas nous étourdir
Il y a de la raison sous les faits
Pour la découvrir il convient
D’être aussi libre que possible
Libre parmi les humains libres
La raison ne l’emporte pas nécessairement

O.K.149

Chaque jour te rapproche de la mort
C’est aussi un jour de plus à vivre
Comme la journée est belle !
Tu bois tu regardes tes hallucinations
Tu écris un tout petit poème :
« Mon amour je t’aime »

O.K.148

Le vin noie les énigmes
Les coupes sont belles
En frappant la balle
Tu te crées un destin
Tu devrais être ivre d’amour
Demeure à l’ombre de la rose

O.K.147

Crois le cresson qui te dit qu’il est vert
Crains la nuit qui te hurle dessus
Tu ne t’étonnes plus que la neige soit blanche
Tu n’es pas prisonnier des origines
Tu les aimes parce qu’elles contiennent le futur
Les fantômes n’existent pas
Ils ne sont que le fruit de nos angoisses

O.K.146

Sous les ramures
Une carafe de vin une miche de pain
Un livre de poésie
Toi mon amie me parlant doucement
Moi ton ami te chantant
Notre chanson
Il a suffi que nous soyons deux dans le désert
Pour qu’il devienne notre paradis

O.K.145

Evite à tout prix la paumaison criminelle
Pas la pâmoison spirituelle
Pense par toi-même
Ne nomme pas trop vite les choses
Les évènements
Tu ne te connais pas toi même
Haïs les abrutis
Qui cassent les coupes
Ta carcasse abrite le bien et le mal
Elle a été modelée pour l’amour de qui ?

O.K.144

Il faut entendre l’autre
Deviner le fil qui le conduit
Le nectar de son raisin n’a pas de prix
Sa charpente promet des merveilles
La vie amène des échansons
Qui aident bien à boire

O.K.143

Le cerveau de l’homme est limité
Et ne connait pas ses limites
Il ne peut découvrir le grand secret
Je n’évoque pas la vision spirituelle
Tu jettes ton essence aux vents
A quoi bon se faire des reproches ?

O.K.142

Le monde offre des richesses à ta portée
Tu bois d’amples gorgées
Tu oublies les embuscades de la vie
Tu penses que des anges créent le cresson
Tu penses enfin que chacun a sa voie
Tu n’apprends plus et tu enseignes encore

O.K.141

Tu confonds les vaguelettes et les vagues
Les vagues et l’océan
Tu te plains de ne pas compter les grains de sable
Tu discutes ton éternité
Je m’empare d’un grand et noble vase
Pour goûter la mer dans le vin