O.K.140

Le chasseur doit être à l’est
Pour cerner d’or la plus haute tour
Les noeuds de lumière se défont facilement
Cependant le soleil remplit les vases
Le pigeon rancunier se hisse sur le toit
« Hou ! Hou ! » crie-t-il en bon ramier

O.K.139

L’ignorance se diagnostique
Ne rejette pas ce que tu ne comprends pas
Ceux d’entre nous qui montent la scintillante
Ont le vertige et tombent
Une jument doit être paisible et douce
Pour rester un cheval
Sois enviable sans être envié

O.K.138

Fie-toi aux apparences
Sache les diagnostiquer !
L’éveil est guidé par le sommeil
L’habit fait le moine
Et la luxure est pure
La vérité est habillée
Tout est un puzzle fait de nombreux éléments
Même innocent l’humain est coupable
Que les apparences ne soient pas contre toi !

O.K.137

Déjà le monde ne se souvient pas de nous
Il nous reproche notre départ
Il ne regrette pas notre absence
La caravane de la vie part
Au pays de l’étrangeté
Son apparence survit à ce qu’elle n’est pas encore
L’existence court comme la lave

O.K.136

Evite convoitise et envie
De beaucoup de mal surgit peu de bien
Toute scène se dissipe sans recours
L’univers n’est qu’une coupe de vin
Pour qui sait boire
Sans se désaltérer

O.K.135

A ses limites l’intellect est futile
Une vague intuition subsiste
Il fait bon vivre
On ne saute qu’à sa taille
Un jour cette coupe fut un amant éploré
Une goutte de vin n’étanche pas la soif
Bois Résout chaque énigme qui te gène

O.K.134

Je n’ai jamais enfilé de perles ni de vers
L’un n’est pas deux mais le deux sort de l’un
Par quel miracle répété à l’infini ?
Le pigeon roucoule pas moi pas toi
Un jet de pierre fait fuir les étoiles
Si tu chantais avec moi dans le désert
Le désert serait un paradis

O.K.133

A l’ombre de la rose
Tu regardes les fleurs
Un coup de vent les disperse
Une gourde de vin rouge une liasse de poèmes
Me suffisent pour l’instant
Le fracas des tambours te séduit

O.K.132

Je n’ai pas rompu de serment pour une gorgée de vin
Tu cherches un endroit tranquille pour dormir ?
Tu attends le désir de ton coeur ?
La lune nous cherche et ne nous trouve jamais
Doit-on croire le courtier de l’espoir ?
Je ne plaide pas je quémande encore moins

O.K.131

La rose est généreuse nous répète-t-on
Mais le cresson vert aussi
Qui cache la rive du ruisseau
Que penser des arbres majestueux
Qui surplombent la scène
Où lèvres rouges et joues rosées
Sommeillent profondément ?