Un souffle unit vérité et erreur
Doute et certitude
Le baiser unit deux souffles
Deux âmes peut-être
Nous sommes un souffle
Rien peu de chose
Tout pour nous
O.K.49
Imprégné de mystère l’homme
Ploie sous les soucis sans nom
Les projets s’épanouissent
S’évanouissent
Amuse-toi une bonne fois
Puis recommence la douce litanie
Des projets inaboutis
Pendant le temps bref
Où la vie te retient encore
O.K.48
La vie se passe dans l’étrangeté
Saisis le moment qui se passe dans la joie
Ne pleure jamais le lendemain qui fache
Les amis qui se fachent
La nuit qui tache
Ne regrette rien
O.K.47
Il ne s’agit pas de se libérer du corps
Mais de libérer le corps
Le corps est une coupe
Qui contient nos élixirs
Y compris le savoir du divin
Il est bien vrai qu’il contient aussi
Nos folies
O.K.46
Dans les temps anciens j’ai connu un marché
Dans ce marché un potier faisait des poteries
Pour les riches et pour les pauvres
Pour les uns les anses et les décors
Pour les autres la simplicité nue
L’essentiel est d’être un contenant
O.K.45
Dans son échoppe un potier de l’ancien temps
Modelant sans répit l’argile
Faisait soupirer celle-ci :
« Souviens-toi que je suis comme toi »
Un ami du potier l’entendit et dit :
« Attends d’avoir une forme divine »
O.K.44
Cette coupe toute simple
Fut pour moi une maîtresse ardente
Une amante affligée
Elle fut tout pour moi
Maintenant elle est vide
Je n’ai pas la force de me tordre de désespoir
O.K.43
J’ai pressé ardemment la coupe
De mes lèvres Elles se sont desséchées
J’ai souhaité vieillir plein de sève et de ferveur
Les lèvres contre les miennes tu as déclaré :
« Bois ! Vide ton verre ! Tu t’en vas
Tu ne reviendras pas »
O.K.42
Dans le bistro les cris résonnent
Les paroles sont définitives
Nous vidons nos verres
A la mesure du jour
Avant que ne soit vide
Le verre de nos vies
0.K.41
L’aube héraut du jour
Chevauche le ciel
Le soleil répand l’or matinal
Sur les toits de la ville encore endormie
Hôte royal tu bois
Le petit noir du réveil