Le monde nous survivra
Il ne nous reprochait pas notre absence
Comment pourrait-il nous regretter ?
Tu passes dans l’étrangeté
Saisis le moment
Il est peut-être le seul joyeux
Comment pleurer les amis ?
La nuit passe elle aussi
O.K.18
Je ne suis pas présent par choix
De plus le destin me chasse malgré moi
Par bonheur je bois
Je me lave de la misère du monde
Aurais-je le choix qu’en ferais-je ?
Quand même pas ne pas devenir ?
Ne pas être ?
O.K.17
Je suis venu au monde de l’agitation
Pour m’agiter moi-même
Aujourd’hui j’avance à contre-coeur
Trop conscient de mon ignorance
L’intellect se révèle futile
Se réduit à un bavardage stérile
S’il ne se critique pas gentiment
O.K.16
Le cerveau de l’homme
Ne connait ni l’absolu
Ni l’éternel
Il est très dangereux
De franchir ces limites
Sinon c’est l’ignorance
Déguisée en savoir
L’histoire est le repère
La suprême pensée
O.K.15
Volant toujours plus haut je n’ai rencontré
Ni dieu ni sage
Ni dans les nuages ni dans les étoiles
Aussi me remetté-je
A mon ouvrage quotidien
Qui me loge et me nourrit
La porte est étroite
Bien assez large pour moi
O.K.14
Tout se termine mal
Le but n’est pas la fin
Mais le chemin
Comment finit l’Histoire ?
Nous ne le savons pas
Mais nous pouvons faire
Comme si le paradis
Qui n’existe pas
Etait à portée de main
O.K.13
Ne laisse aucune ombre sur tes jours
Ne renonce jamais à chanter l’amour
Certains méditent longuement
Sur le vide de leurs doutes et de leurs certitudes
Ils cherchent la Voie
Alors qu’il y en a plusieurs
O.K.12
Dans chaque bulle de champagne
Tu vois ton visage
De l’autre côte des océans
Le monde survit à tous les départs
Il ne regrette pas notre absence
Il ne la mentionnera pas
O.K.11
Chacun est roi dans son corps
Au dessus l’âme est une couronne
Alentour le temps est un palais
Les valets bras et jambes fraient le chemin
Quand tu daignes te mouvoir vers l’aube odorante
Livrée au chant des petits oiseaux
O.K.10
Ta fin n’est autre que la fin du monde
Tu refuses à raison la résurrection de ton passé
Tu ne crains pas l’angoisse que tu as préparée
Tu ne t’attardes ni sur le début ni sur la fin
La voute céleste est la coupe
Dans laquelle tu bois l’élixir
Bois jusqu’à la lie !