Fatrasie 34 : Tintamarre

Sabbat au boudoir, c’est kitsch
Trop, c’est trop

Spécialiste de rien
Un suffisant est un bécile

A qui sont destinées les fleurs qu’on dépose sur les tombes ?
Aux jeunes l’utopie

Les talents sont rares en matière de sexe
La bêtise est patiente

Je doute de tout je ne doute pas du doute
Je cours après l’esprit Je parie sur l’esprit

Maman c’est sûr papa peut-être
Le jardin des délices et des désillusions

Passion violente et assassine
Formidable et fort minable sont dans le même bateau

A part le viol tout est presque permis en matière de sexe
Le rapport femme-homme est le plus naturel et le plus cultivé

Un peuple est histoire
L’interprétation est intuition

Je prédis le passé
Séparer la femelle du mâle serait la fin du monde

Dans le doute affirme-toi
L’historien s’ouvre à l’autre

Le chat se rendort
Je me donne le droit à l’erreur et à toi aussi

La haine débute par soi
Le bon sens est la chose du monde la plus partageable et la moins partagée

Peu de règles sans exception
Je vais bien tout va bien

J’aime classer les phénomènes Certains m’appellent Classificator
Un bouc émissaire te permet de ne pas te mettre en cause

Deux murs porteurs qui se supportent l’un l’autre un couple
Entre honte et épouvante faisons un tour

Faire ce qu’il faut
Doléances sans fin et sans but

Il est temps de vivre
La nature sort de la culture

Tu n’écoutes pas tu entends
Tu sais vieillir en restant jeune

Un couple libre

Guy et Régine vont publier un livre commun chez l’Harmattan consacré à leur vie de couple et intitulé « Un couple libre ». Voici une présentation qui pourrait figurer en quatrième de couverture :

Nés à Paris, « enfants de la deuxième guerre mondiale », précocement socialistes, Guy et Régine se sont rencontrés en 1959, se sont épousés en 1961, vivent ensemble depuis cinquante quatre ans non sans orages, mais toujours avec un grand respect mutuel et une étonnante liberté sexuelle.
Tout couple est un mystère de l’extérieur. Guy et Régine remontent à l’enfance pour donner des éléments de compréhension qui vont jusqu’à la confidence intime, mais toujours avec tact.
Qu’y avait de commun au départ entre la petite juive et le petit goy, entre la fille concrète, active, féministe et l’intellectuel abstrait, volontiers passif, très masculin ? L’idéal politique n’explique pas tout.
Guy et Régine donnent beaucoup à comprendre et surtout à deviner dans ce petit livre très vivant et émouvant. Il ne prétendent en aucune manière donner la leçon ni être un exemple. Il ressort cependant avec force de leur expérience qu’elle est fondée sur la sincérité et le culte de la liberté.

Fatrasie 33 : Apocalypse

Le goût du bonheur
Tous suspects

La moisson est encore loin
Le sol se dérobe

La méchanceté rend perspicace
Mari complaisant

L’ingratitude vice répandu
La destinée affaire de liberté contrairement au destin

L’essentiel est dans les question qu’on se pose
Une femme un homme

Le paradis est à ciel ouvert
Tes rêves ne pensent pas l’univers

La culture oubliée est source d’intuition
Tout est complexe et contradictoire

Prend le meilleur chez l’autre N’oublie pas le pire
Sagace et immobile mon chat

Tu n’es le centre que de ton univers
La mélodie et l’harmonie sont soeurs

La terre puis le soleil étaient le centre
Je suis toujours là

Tout est dans tout
Nous vivons dans le moins mauvais des mondes possibles

Pas de cause sans effet
Rien ne se perd tout se crée

Le hublot donne sur la forêt vierge
L’instinct de haine

L’amour être là
Il faut savoir ne pas aller vite

Le prince n’est pas le principe
Beaucoup de derniers resteront les derniers

Les fleurs sont idées Les idées ne sont pas des fleurs
Le tout lui-même est partie

Faire ce qu’il faut
Doléances sans fin sans but

Il est temps de vivre
La nature sort de la culture

Tu n’écoutes pas tu entends
Tu sais vieillir en restant jeune

Fatrasie 32 : Hypothèses

La vie et son côté foldingue
Je parle beaucoup de la vie qui me dépasse

Trudy dit un truc
Tableau de bord à usages multiples

L’envie des uns convient aux autres qui croient la mériter
La médiocrité sert les petits talents

Le génie est imprévisible
La postérité fige le passé

Fais comme si tout allait bien
Nous sommes tous à la mer

Donnant la vie ne la donnant pas
Souvent homme varie

Quel était le nom des artistes rupestres ?
Les hommes sont souvent misogynes Les femmes rarement misandres

Misanthropie ou amour refoulé de l’humanité
Le ciel est social

Charité commence par l’autre
Ne choisis pas entre ta famille et l’humanité

Mon point de vue compte seul pendant un temps pour moi
Restons sur notre pont de neige

Sachons apprécier les petits riens
Tragédie en général comédie en particulier

Les filles de joie mieux que les rabat-joie
Nous apprécions parfois la bêtise des autres

L’amour des origines
Pour grandir il faut être petit

La famille est plus forte que la mort
L’oiseau grossit la branche casse

Les défauts d’autrui sont les miens
La vanité est universelle

Les détails se vengent le concept meurt
Savoir de tout un peu et ne rien connaitre

Fatrasie 31 : Psychotiques

Un certain travail embellit la vie
Je construis un mécano

Ta vie est jolie
Le vent du désert

Le chiffon rouge
Mettre le monde dans un haïku

Ne donne pas ta vie à l’amour de ta vie
Le plus grand acteur français était suisse

Le vrai ne sert pas à grand-chose s’il ne fait pas rêver
Du même au même ou du même à l’autre ?

Je suis bicéphale
Le savoir est sûr pas la connaissance

L’essence du doute est connaissance
La médisance peut être vraie

Stop à la calomnie
Tu n’es pas sans savoir qu’on médit de toi

Le café ne réveille pas un mort
Démocratie et douceur des moeurs

Notre vie est simple et compliquée
Mozart pensait aussi pipi caca

Les gens bien disent du bien ( de presque tout )
La misandrie accompagne parfois l’hétérosexualité

Barbe de trois jours
Marxiste façon Groucho

La plus belle fille ne peut pas donner ce qu’elle a
La lune ne voit pas le soleil

Tu fais bande à part
Tout pourrait être pire

Essaie la moins mauvaise solution
Les chats petits animaux à poil doux

Des mollusques aux étoiles
L’amour est un non-dit qui essaie de se dire

Fatrasie 30 : Pneumatiques

La panthère noire est un mâle Bagheera
Alignez vos sophismes

L’Italie est insubmersible
L’adultère est un enterrement

Le cinéma a besoin du mensonge
Le suspense est le sel de l’existence

Les copains s’enterrent
On peut vivre pour briller

L’obsession sexuelle est un petit crime
L’un ne dit rien l’autre dit n’importe quoi

Tu ignores que tu as le même principe que l’univers
Napoléon ogre à la con

Les mouches dorment
Il était beau il chantait faux

L’amour véritable est-il amour de l’autre ?
L’espoir de changer l’humain

Deux et deux sont quatre
Le sport est vital

Tort d’avoir raison
Balle jaune et boule noire

Mon haïku est français
Lady Tatave n’est pas lady Macbeth

Tu es seul à deux
Le jabadao tu danses tu danses

Le temps qu’il fait le temps qu’il faudra
Echange de temporalités

La générosité la vertu humaine
Tu sais que je t’aime

Le vrai dissipe l’ennui pas les ennuis
La vérité est liberté

Le surhomme n’est pas surhumain
J’ai ton nounours je te le rendrai

Fatrasie 29 : Pragmatiques

Les requins sont tués pour leur aileron les rhinocéros pour leur corne
Où sont les piafs d’Edith ?

La vie est du sable
La fidélité est esprit

N’abusons pas de la longévité
Boule à facettes

La peur du gendarme est le commencement de la peur
Coupable à l’origine innocent ensuite

L’amitié est le fond du véritable amour
L’amour des parents pour leurs enfants est le parangon

La partie de tennis n’est finie que lorsqu’elle est terminée
La joie d’être vipérine

Il fait chaud et beau
Confédération helvétique et démocratique

Pas de liberté sans loi
L’homme est responsable et non-responsable par essence

Une république non-vertueuse n’est pas une république
Je suis responsable de tout

La résignation stoïcienne est soumission à la vie
Ras-le-bol des snobs

Le hasard est parfois heureux
Après le monde des besoins celui des désirs

L’homme désirant est libre s’il ne confond pas désir et besoin
Respecte la vérité pour qu’elle ne devienne pas un cauchemar

Assume le vrai comme le réel
Après l’émotion le sentiment peut devenir idée

Du sensitif au sensitif puis à l’intelligible
Le maboul perd la boule

Les jupes font l’histoire
L’estaminet de la gloire est fermé ce soir

Le sentimental est la caricature du sentiment
Ne sors pas avec ton bavoir

D’abord sensitif le sensible se prépare à l’intelligible
La mère puisait l’eau à la rivière la fille dansait

Cerveau neuronal cerveau neuronal
Héros ou zéros ?

Fatrasie 28 : Pragmatiques

Les requins sont tués pour leur aileron les rhinocéros pour leur corne
Où sont les piafs d’Edith ?

La vie est du sable
La fidélité est esprit

N’abusons pas de la longévité
Boule à facettes

La peur du gendarme est le commencement de la peur
Coupable à l’origine innocent ensuite

L’amitié est au fond du véritable amour
L’amour des parents pour leurs enfants est la base de la société

La partie de tennis n’est finie que lorsqu’elle est terminée
La joie vipérine

Il fait chaud et beau
Confédération helvétique et démocratique

Liberté est loi
L’homme responsable et non-responsable

Sans vertu une république n’est pas une république
Mots-clefs

La résignation stoïcienne est soumission à la vie
Ras-le-bol des snobs

Le hasard est parfois heureux
Après les besoins les désirs

L’homme désirant est libre s’il ne confond pas désir et besoin
Respecte la vérité pour qu’elle ne devienne pas un cauchemar

Assume le vrai et le réel
Après l’émotion le sentiment devient idée

Du sensitif au sensible puis à l’intelligible
Le maboul perdra la boule si tu fous le camp

Les jupes ont fait l’histoire
L’estaminet de la gloire

Le sentimental caricature du sentiment
Ne sors pas avec ton bavoir

Le sensible à la jonction du sensitif et de l’intelligible
La mère puisait l’eau à la rivière

Cerveau neuronal cerveau hormonal
Héros ou zéros ?

Fatrasie 27 : Pourquoi pas ?

La vie s’aime à tout vent
La petite robe allume les coeurs

J’ai fait de la peine à mon monde
La loi du bonheur

Tu te fous de moi !?!?
Révoltons-nous contre l’injustice !

L’armée en danger
La nouveauté te fait peur ? Pense à l’enfance

Le pire est routine
Bon à cliché

Narcissisme égale bêtise
Simplicité ni simpliste ni simplette

La simplicité de la complexité
La caravane passe

Tous nos voeux de bonheur à Gudule et Trouglul
On est ce qu’on mange

Esprits de finesse et de géométrie doivent se conjuguer
Vieux ne signifie pas vétuste

Certains naissent vieux
Un chien qui aboie ne mord pas

Le roi est mort ! Vive le roi !
La musique parfaite née d’un ordinateur serait inaudible

Le nain de jardin te demande ce qu’il fait ici
Le titi tout jaune te le demande aussi

L’autorité n’est pas le pouvoir
Vive le méli-mélo ! Surtout le mélo !

Le diable se cache dans les détails
Seule l’idée débusque le diable

L’idée peut être diabolique
L’orchidée n’est plus une fleur sauvage

Le plan a disparu de nos démocraties
Vive le p.o.u.i.c. ! ( parti ouvrier universel internationaliste communiste )

Si le roi est nu ne le rhabillons pas !
La planification démocratique est la démocratie

La sincérité qu’on ne cultive pas devient son contraire
Ma joie de vivre s’est tamisée

La république est la chose publique pas la fille publique
Où sont les moineaux de Paris ?

Fatrasie 26 : A quoi bon ?

Nous sommes physiques
L’invisible est pire

Tu es mon contraire
Je suis un solitaire qui n’a jamais vécu seul

La pureté des puritains est morbide
L’amour conjugal est le seul véritable qui dure longtemps

J’apprécie le loup phoque
Le pollen féconde le printemps

Poser la question c’est être
Nous devons transformer le bruit en musique

Soutiens le ciel Sinon il tombera
Tu es toujours incriminé

Un peu c’est beaucoup
Un abîme de passion a avalé l’enfant

Le doux crépuscule la nuit sauvage
Améliorons nos rôles respectifs

Les corbeaux trop humains
La vie mange la vie

Seul le tout est est vrai
Nous nous satisfaisons de vérités partielles

Trous matière énergie noirs
L’archaïsme gagne à la fin

Sous le léger le grave
Le trou à rats bestial

Rien ne suffit à rien
Sépulcre blanchi

Le singe et la hyène rient
Le sourire est le propre de l’homme

N’oublie pas tu n’es qu’un chat
Le social est sacré

Les yeux globuleux de la panthère rose ont un air de musique
Tu ris bêtement

Sur la chaussée glissante s’affale le quidam
Pour vivre en paix je me suis endurci

Je vis par procuration
Tu te crois invincible ton corps ne suit pas