Fatrasie 25 : Fantaisie

Les soldats verts
Les jardiniers se parlent à l’écart des arbres

Qui peut prendre une tache d’encre pour la mer violette ?
Un panthéiste pense que tout est lié

Il faut aussi du hasard
La mort est-elle vaine ?

Tout est pensée
Le chemin est pavé d’intentions

Seul le cerveau est séduisant
Garde tes pulsions criminelles dans un recoin déguisé

Dans mes bras Scoubidou !
Au même moment Néron Pétrone Sénèque …

Je suis terre à terre Mon mystère dit mon âme
La mort ne parle pas parce qu’elle n’a rien à dire

Sois beau et tais-toi
Fond et forme sont les deux faces de la même médaille

Ce que je fais tu peux le faire
Le fleuve d’azur sous le soleil entre dans la mer

Je manque d’esprit et d’humour
Jerry Lewis est drôle pour moi

Bêtise et folie sont le lot commun le génie en plus
Une erreur par jour

Je suis pris ailleurs
Je suis là et bien là

Gare à la folie cachée
L’essentiel est un détail caché

L’art de la flatterie
L’amour est vague de fond

Questionner est être L’Etre est question
Etre ou ne pas être un âne sur un arbre ?

La seule question qui vaille : l’Etre
Je suis et ne suis pas plein de choses à la fois

Laissons l’Etre exister
L’incommunicabilité

Je ne suis plus là pour le haïku
Responsable irresponsable plutôt responsable

Qu’est une fatrasie ?

A la fin du XV° siècle en France à l’époque des « rhétoriqueurs » la fatrasie était un genre poétique consistant à associer des mots hétéroclites, incongrus, farfelus.
A notre époque certains jeunes artistes considèrent que notre monde étant fait de bric et de broc, implosant sur de multiples dimensions, il est souhaitable de présenter des formules esthétiques qui rendent compte de ces phénomènes. Leur modèle le plus simple peut être le patchwork.
Mes fatrasies offrent de nombreuses associations d’idées, du coq-à-l’âne à la dialectique historique, du non-sens au bon sens, du détail infime aux spéculations les plus intellectuelles, qui correspondent à ce genre de préoccupations.

Fatrasie 24 : Allons bon !

Les femmes sont des hommes
Regretter le monde qui nous a quittés ?

L’art est intense
L’élève aide le professeur

L’animal a du charme
Sodome et Gomorhe ont toujours existé

Avec ce qu’on a faire ce qu’on pourra
Nos chers troglodytes

A Paris tout est gris le soleil brille malgré tout
Grand-mère et son pépère ont boudé le ciel

On doit se poser les questions sans réponse
Il faut un dieu puissant pour nettoyer le méchant

Le poussah poussin pousse et repoussera
Assis sur leur cul les puissants sont si bêtes en somme

Quand l’oeil entendait…
Le génie est seul sans le désirer

Etre nu c’est bien Etre habillé c’est mieux
L’innocence est un don

De la montagne de Platon je suis descendu vers les douces taupinières
La démagogie tue la démocratie

Une femme ordinaire est extra-ordinaire
Tout m’échappe c’est un triomphe

Le raciste a horreur des origines de la vie
L’échec ne sert qu’à penser l’essentiel

Le haïku flotte dans l’air
Je ne me promenerai plus dans la lande fleurie

Fatrasie 23 : Palsambleu

Marilyn était un cerveau
Compromis chose due

Le désir sépare le sentiment lie
Je suis avec toi

Rien n’est possible sans amour
Couillu oui couillon non

La terre fait ce qu’elle peut
Dans la bière le mort ressuscite

La corde soutient le pendu
Gardons la frite

L’amour ne reste pas amoureux
Pas d’honnêteté sans sincérité

Le Québec est libre
Prenons du bon temps

Qu’est-ce qu’on peut faire ?
Mon mari n’est pas bien

Le bon peuple est patient
La comédie humaine est divine

Sagacité n’est pas sagesse
Pas trop de désordre

Démon de midi démon de minuit
Misérable aux super-pouvoirs !

Coin de folie coin de génie coin encore
Que de crimes au nom de la liberté

Je cherche le ciel dans l’ouragan
Les lendemains qui chantent l’épouvante

Chevalier chrétien chevalier païen même combat
Une souris grise n’aime pas les souris vertes

Fatrasie 22 : Psalmodie

Le chat rieur trouve les souris trop bêtes
Il ne faut rien voir partout

Le naturel revit dans l’instant
A l’origine la femme le noir le juif

Le racisme originel
Grognons et ronchons

L’amour n’a que les limites de l’amour
Les oiseaux chantent la vie et l’amour

Au un en deux je préfère le deux en un
L’immortalité n’existe pas

Science sans sapience
Homme de bien et de peu

N’abuse de rien
Le travail peut être liberté

Même le mot amour est usé
Un reste de lucidité est glaçant

L’âme a de l’esprit
Le corps est l’univers

La pensée a des ailes
Profil moyen signifie médiocre

Gentil le titi
Le haïku n’est pas qu’un calcul

Le coeur n’est pas un cadenas
Il est des mots prodigieux

La raison a accès à tout l’irrationnel à rien
Les extrêmes s’attirent

Je suis donc je suis
Je suis con mais je me soigne

La loi liberté
Pas de compromis sans compromission

La réalité se venge
Pataquès

L’ennui naquit un jour de l’université
L’améthyste est belle à ton doigt

Le sexe sublimé reste un bout de chair
Le chat se promène

Fatrasie 21 : Aboukir

Le Tatave n’est pas batave
La femme le black le juif

Le mot est mensonge
Je n’ai pas froid parce que je suis bien couvert

Infime pas infirme
Le mot est un songe

La misanthropie tue à petit feu
Les fleurs sont ouvertes

Le pouvoir attire les mouches
Karl Marx était pro-capitaliste

Le fou est furieux
Tout pouvoir corrompt

Mishoug est un chat
Tu me piques

Le tort tuera
Souvenir d’enfance : le topinambour

Tu es tu questionnes
On m’a demandé de sauter deux mètres j’en ai sauté deux mille

Le nez nu fard
Kikik est kukuk

Vérité en moi vérité partout
Le vrai est solaire

Le joli mois de mai
L’extraordinaire c’est qu’il y ait quelque chose

On ne met pas le sexe à toutes les sauces
Le dernier fumeur français

L’homme est un animal qui met beaucoup d’intelligence à être bête
Ma réponse est oui et non

Le potiron jaune salue le soleil vainqueur
Les pieds sur terre la tête dans les étoiles

Fatrasie 20 : Syllogismes

Le chat est tout miel à la différence de la chauve-souris
Le vent vert du printemps

La douce brise me brise le coeur
L’ami(e) est parti(e)

A un âge certain l’ami(e) n’est pas remplaçable
Le loup n’aime pas les enfants sages

Nathalie est guide Frank est Sinatra
Le prince aime la tour abolie

Fleurs fanées fleurs de l’idée
Jour de lune jour de la diablesse

La carpe répétait : « carpe diem »
Converti ne crois pas ce qu’on raconte

La bêtise c’est toi pas moi
Le pourpre pou est l’ennemi du poulpe

Trois fois très vilaine
Les parties ne sont pas tout

Touti mon Touti
Bel et bon notre grand Tatave

Le bock est plus petit que le demi
Notre pépère chéri

La loi de la mama
Tohu bohu soit

Mère veille qui ne la veillera pas
Trop d’alcool pas cool

Gravité sois légère si tu peux
Prince des ténèbres cherche la lumière

J’aime tant l’humain que je le hais
Le bavard nargue la musique

Sans toit tu braves mal le malheur
Tu vis tu vieillis

Fatrasie 19 : Improvisations

L’impossible est incertain
Au coin de la rue il y a si bel amour

L’incuriosité nous protège
Je ne prévois pas l’avenir

Je ne suis pas sûr des détails
Rire aux éclats ou rire intérieurement

Supplément d’âme ou âme mise à nu ?
Romantisme, classicisme, baroque, archaïsme ? Quoi encore ?

Je suis un vertébré, pas un squelette
Le sexuel n’est pas toujours sexy

Laissons attendre la tragédie
Sans mensonges nous n’aurions pas d’histoires

Les apparences sont vraies
Le savoir est plat

Je maintiens malgré les mauvaises petites pensées
Les âmes se joignent par les mains

La mémoire oublie
La mort propriété de la vie

A genoux nous marchons sur la route des cailloux
Hommes et bêtes tous au zoo

La mer bleue des hirondelles
Honni soit qui bien y pense

Faute d’être universel je suis éclectique
Je fais ton portrait pour qu’il ne te ressemble pas

Qui lira mon blog ?
Les déesses-mères

D’où venons-nous ?
Lion et serpent rôdent ensemble

Je doute de tout mais pas de toi
Les oiseaux survolent la mer pour manger l’hiver

La vie est de l’art
Elan et discipline

La faute avouée est à demi-avouée
Je cherche le fond

Si tu trouves tout moche tu te trouves moche aussi
J’ai ouvert la boite de Pandore et j’y ai vu mon défaut l’espoir

Fatrasie 18 : Impressions

Le chien de Goya
Conflits de logique et de légitimité

Etrange étranger
Aux honneurs préfère l’honneur

La vertu est idéale
Ciel et mer se marient

Nous dépensons du temps
Les vieux se taisent

Plaindre les obèses
L’effort des autres me repose

Mon échec me convient
Tout est relatif

La malheur est télévisuel
Il faut se faire une raison

Vive le sonnet français !
Je déteste être transparent

Les ravages reprennent
La célébrité facilite la bêtise

L’humour est la vie
Je suis maître de ce que j’ignore

Le réel est de la même matière que le surréel
Le vivant va vers la mort

Sans la vie pas de mort
Un escargot rêvait d’être un escargot

L’orchidée se fonde sur son histoire
Je n’ai rencontré ni mon Marx ni mon Engels

Les femmes pleurent et repartent
Les hommes ne pleurent pas et s’écroulent

Sois n’importe qui pas n’importe quoi
L’été reverdit grâce à la pluie

Ressusciter en ours polaire baltique !
Le saltimbanque a un compte en banque

Fatrasie 17 : Pitchounettes

Melon et jambon de Parme
Aimer Se déchirer

Les deux dans un couple sont amants
Il n’y a pas de couple délicieux il y a des moments

On est ce qu’on est au quotidien
Seul on ne construit rien

Ne pas gaspiller la vie ne pas la galvauder
Les contes de fée sont atroces

La culture est faite de classiques et de petits riens
Prêcheur sans ouailles

Le bonheur est dans les détails
Soleil d’apothéose

Tragédie en général comédie en particulier
L’Angleterre est la patrie de Shakespeare

Supporter et apprécier
Dans le monde des désirs prend tes désirs pour des réalités

Le caraco qu’es-aco ?
Mon robot porte une pince à linge

Ne dis jamais à ton robot que tu l’aimes
Certains cheveux bouclés se coiffent tout seuls

Tu sais ce que tu ne sais pas
Pas de progrès sans regrès

Il n’y a pas de montagnes plates
Il est évident que La Palisse a raison

La tautologie se répète la contradiction se nie
Le soupçon est seyant

A chaque problème sa solution
L’ensemble attendra

Aux calembredaines répondre par des calembours
Pas de gourou

Rien que des nuances
Le champion s’échappe

Palsambleu ventrebleu
Aime les problèmes avant les solutions