Fatrasie 16 : Incertitudes

Le temps et l’espace sont des illusions
Le physicien le plus théorique est bien réel

Il n’est pas évident d’apprendre à vivre
Je suis né fatigué

Un bateau sur l’eau
Croquons la pomme

Le temps s’arrête
Le jour de Mercure

De l’oubli surgit la culture
Molière est mort

Dieu nulle part le Diable partout
Le pire est que le Diable se fasse passer pour Dieu

Je me cache dans mon havresac
J’aime la contrainte que je n’aime pas

Les Anglais inventent le sport
Choisis la voie royale

Un homme de foi a mal au foie
Le jeu du jour

Les galets sont décongelés
Le capitalisme est une fuite en avant

Le jour de Vénus
Chaque jour sa peine

Respecter les petits humains
Lève ton cuiot

Tu ne plais plus tu es transparent
La vie est une ile

Tu ne connais pas ton voisin
Le conflit au coeur de l’univers

L’amour est plus fort que la haine
La haine est-elle plus forte que la mort ?

Huguette est de guingois
Le jour de Saturne

Toi plus moi font trois
Les mouettes redoutent le ciel confus

Fatrasie 15 : Balbutiements

Fou et sage
Un programme de télévision peut être bon

Octobre n’est pas rouge
Méditation médiatique ?

Sagesse de chat Chatgesse sagesse de l’égo
La beauté dans la laideur

L’avenir est un enfant
Le sexe est un Styx

Le char de l’Etat navigue sur un volcan
La sublimation est obsédée par le sexe

Les puces modernes nous fabriquent
Si je n’étais pas ce que je suis

Un air bonasse
Jouer à cace-cache

La hure a belle allure
La lutte des classes passe par des groupes multiples

Le soleil n’aime pas la lune
Tyrannicides

Le beurre et l’argent du beurre
Le nanan n’est pas gnangnan

Optimisme et pessimisme en politique
Les belles citadelles de l’obscurantisme

L’originalité me trouvera
Spécialiste ès idées générales

Certains assènent et assomment
Entre le verre à moitié plein et le verre à moitié vide je choisis le plein

Le néant est bleu
Toute vision du monde a un fond d’affectivité

Le top du top est un bébé
Les ténèbres intérieures sont plus dangereuses que les ténèbres extérieures

Le jour de Mars
Dans le désordre un ordre

Fatrasie 14 : Strumpferies

A chaque pas nous piétinons des cadavres
Droits et devoirs

Fais ce que peux Fais ce que veux Fais ce que dois
Qu’il subsiste un peu de ton esprit !

Pourvu que ça dure !
Un bus entre les tortues

La méditation des media
L’océan de tes pensées

Avoir le choix entre ses dentiers
La guerre de Troie a eu lieu

Qu’on lui coupe la tête !
Nous sommes ailleurs

Il est des vérités qui se croient seules au monde
Ne jamais oublier le passé qui nous suit

Le hurluberlu est seul avec son livre
La tyrannie est fragile pas le despotisme

Les hommes sont suffisamment inférieurs pour que les femmes soient supérieures
Que faire de cette vie qu’on a encore ?

Leurs nouvelles missions masculines n’enlèvent rien à la féminité des femmes
Obéis aux lois de la nature

Les fausses momies
Le faux est un hommage au vrai

L’animal se plaint le moins possible
Le pari de faire ce que nul n’a fait

Chanter et briller
Tout est fait de bric et de broc

Faute d’être universels soyons éclectiques
Le grille-pain sait ce qu’il fait

L’élégance du quadrupède
Le fuchsia a la tête en bas

Les chiffres sont et font
Les balbutiements sont divers

La galéopithèque
POLONIUS PRÉFÈRE LA REINE À SA FILLE

Fatrasies 13 : Borborygmes

La nouvelle scolastique se nourrit de sophismes
Le bon sens la chose du monde la mieux partageable la moins bien partagée

Ne mange pas la peau de la banane
Pas de règle sans exception ?

Je vais bien tout va bien
Mon nom de code est « classificator »

Un bouc émissaire ne disculpe de rien
Le connard se hait

Deux murs porteurs peuvent faire un couple
On ne sort pas du haïku

Pourquoi en parler ?
Qu’est le couple ?

Du haineux au haïssable
Il fait toujours beau pour le temps

Les morts jouent aux cartes
Le hibou chante, le chat-huant se réjouit

Méfiance envers les poux dorés
La spontanéité peut être mesquine

Etre jeune pour son âge
L’amour c’est l’amour

On obtient la liberté en étant libre
Pas de liberté sans contrôle libre

Qui a inventé le chien ne peut être mauvais
La liberté laissée à elle-même est mauvaise

La liberté n’est pas un instinct
La liberté se fixe ses règles

La liberté est le contraire de la licence
La beauté est éloquente

Il n’y a pas de nature humaine
Amusons-nous avec l’essentiel

La folie sous la vie quotidienne
Sous la peau de pèche plus doux qu’elle

Fatrasie 12 : Fils à la patte

Il est temps de vivre
La nature sort de la culture

Tu écoutes et n’entends pas
Tu vieillis tu restes jeune

Sabbat au boudoir
Bachi-bouzouk boit-sans-soif

Trop c’est rien
Le spécialiste de rien n’est pas spécialiste de tout

Un certain est un bécile
Des fleurs pour les morts pour les vivants

A la jeunesse l’utopie
Gardons la mesure

Filles et fleurs odorantes
Les talents du sexe sont rares

Ne pas parler à la bêtise patiente
Je ne doute pas du doute

Tu cours après l’esprit
Maman c’est sûr papa peut-être

Jardin des délices et des désillusions
Passion violente et assassine

Formidable et fort minable disent du mal
Je n’irai pas à mon enterrement

En matière sexuelle seul le viol est interdit
Le rapport Femme-Homme est le plus naturel et le plus civilisé

Un peuple est histoire
L’interprétation imagine sur des faits

On ne prédit que le passé
Notre monde tient à l’entente entre femelle et mâle

Dans le doute affirme-toi
L’historien s’ouvre à l’autre

Le silence du chat
Les crétins rigolent

Le droit à l’erreur
La haine commence par soi

Epitome 5

Voir le 17/08/2015 :
Pendant ma dix-huitième année j’ai lu tout Bergson, même son pavé « Matière et mémoire » ou son essai sur « le rire ». Je n’ai jamais été bergsoniste, mais j’ai apprécié la cohérence de sa pensée qui lui fait établir une continuité entre « l’élan vital » et le mysticisme.
Je pense avec lui que la morale et la religion ont deux sources, mais chez moi elles dépendent entre autres de l’opposition générale entre discipline et élan. J’ai déjà fait allusion à cette dualité fondamentale qui prend des formes multiples. Par exemple entre la fondation, l’origine et la stabilisation, l’ordre classique à quoi j’ajoute éventuellement le déclin, la décadence, tout cela à coup de contradictions, surmontées ou non.
Bergson reste unique pour moi par son sens de l’ontologie, si rare à notre époque qui préfère généralement les jeux de langage et les approximations de sophistes.

Régine 1978

Mère de la loi Tête de lard
Fille de la joie Mère des larmes
Maman et putain au si joli teint
Tu es la mère du bonheur
Donne-nous l’allégresse

Fatrasie 11 : Eclectiques

Dans le doute agis
Dans le doute je m’agite

De tout un peu
Le goût du bonheur

Tous suspects
Mourir de faim

Le sol se dérobe
La méchanceté perspicace

Le mari complaisant
Le vice si répandu de l’ingratitude

La liberté est destinée
La vérité est dans la question

Une femme un homme
Le paradis est à ciel ouvert

L’univers est plus vaste que ton rêve
La culture oubliée est source de l’intuition

Tout est complexe et contradictoire
Prend le meilleur laisse le pire

Le chat est vorace et sagace
Tu n’es le centre que de ton univers

Mélodie et harmonie sont soeurs
Le centre de l’univers n’est rien

Tu meurs tu ressuscites je suis là
Tout dans tout

Tout est pour le mieux dans le moins mauvais des mondes possibles
Pas d’effet sans cause

Tout se crée
Tu es arrivé

L’instinct de haine
L’amour bien là

Il faut savoir ne pas aller vite
Les derniers restent souvent derniers

Les idées ne sont pas des fleurs
Le tout est parti

Faire ce qu’il faut
La souffrance se met par écrit pas la douleur