Haïku

Je n’ai pas connu
Marx Engels alter ego*
Ni alter ega**

* Allez ! go ! pour le 7° pied !
** Je présente mes excuses pour ce barbarisme

Petit résumé de ma philosophie ou Epitomé

je voudrais d’abord rappeler que j’ai dissimulé une ontologie dans le « feuilleton théorique » publié vers la fin de notre mini-site « Contradictions militantes », commun à Régine et à moi, publié chez Harmattan.
Je n’ai pas eu de modèle pour cette ontologie qui répond à cette question simplette ( et non simpliste ) : « Qu’est l’Etre ? »
Mon point de départ, à seize ans, a été « l’Ethique » de Spinoza. Parmi mes premières dents philosophiques, j’accorde une particulière importance à celles que j’ai développées contre les postulats du grand Spinoza. Je me suis dit presque immédiatement que nul n’était tenu à cette axiomatique. Je rappelle que Spinoza fonctionnait « more geometrico », sur le mode de la géométrie d’Euclide, lequel a présenté de célèbres postulats, nécessaires et improuvables.
Dans le même temps j’entrais en admiration pour le chef d’oeuvre du grand Baruch Spinoza, pour sa reconstruction de monde à partir de l’essentiel reconstruit a priori. J’en reste marqué en profondeur.
Mais ma philosophie fondamentale n’est pas à chercher du côté d’une ontologie à laquelle je tiens pourtant beaucoup. Ces fondements philosophiques plus importants de ma personne et de ma pensée sont à trouver dans mon histoire et dans l’histoire.
( à suivre )

Fatrasie 5 : Phantasmes

Refuges humains et trous à rats
Trop de rien

Sépulcres blanchis
Le risque est gros le singe rit

Sacré social
La panthère à musique

Le social est sacré
Rire bête

Le rire est social
La chanson glisse

Le coeur endurci
Vit par procuration

Langue du corps
La vie s’aime à tout vent

La petite robe noire
Marcher est un monde

La nécessité du bonheur
Tu te fous de moi

Révolte juste
Armée en danger

Le pire est routine
Le narcissisme est la bêtise

Simple simplicité
Simplicité complexe

Les chiens aboient
Les beaux Bidule

Manger se mérite
La finesse se fiance à la géométrie

Le vieux pas vétuste
Le haïku sucré

Le roi est mort
Musique parfaite

Musique parfaitement inaudible
Le narcissisme est la bêtise

Sacré social

Petit retour sur ma petite histoire de la philosophie

Un redressement moral a été proposé philosophiquement face à la crise de la Cité ( si grave qu’elle devait en mourir ), sous la forme du stoïcisme et de l’épicurisme.
Mettons en valeur un point : à force d’insister sur le déterminisme, le stoïcisme finit par mettre en avant le destin, en latin « fatum », dans une manière de fatalisme, une position que je suis tenté de nommer « stoïciste ».
A force d’insister sur la liberté personnelle, individuelle, l’épicurisme a glissé vers ce que nous appelons d’habitude les positions épicuriennes, éprises de plaisirs divers, loin du rigorisme quasiment de yogi ( sans le fond religieux, mystique et gymnastique ! ), cher au fondateur et que j’appelle volontiers « épicuriste ».
Les postures stoïcistes sont une exagération, les épicuristes sont un retour au fondateur, peut-être exagéré.
Rappelons que les positions cosmologiques sont un retour à la fondation, le grand Etre d’un côté, les atomes de l’autre.

N.B. : Cf. le 6/08/2015

Poème à chercher

Changer bouger Efficacité Trucage On croit que ça marche Facile Fragile Il y a tant de choses à faire Imiter les animaux Le rire déferle Je ne l’ai pas fait exprès Un autre truc Où est le poème ?

Petite histoire raisonnée de la philosophie grecque

Petite histoire raisonnée et personnelle :
1) Au début pour moi était Héraclite. Aux trois éléments primordiaux, la terre, le ciel , l’eau, il a ajouté le feu, perpétuellement en mouvement. De façon pour moi plus profonde il voyait dans le temps, la durée le principe premier de toute chose. Là où les philosophes d’habitude cherchent dans le monde et dans la pensée un principe fixe, celui d’Héraclite est un mouvement perpétuel qui selon moi relativise toute chose y compris l’univers lui-même et la pensée d’Héraclite elle-même.
2) Ensuite vint Empédocle. Le mouvement, le temps suscitent par eux-mêmes des contradictions, des oppositions. Les plus simples sont du genre: haut/bas, intérieur/extérieur… La plus profonde, créatrice de tout ce qui existe, oppose union/division, autrement dit concorde/discorde, amour/haine…
3) Socrate et Platon ont mis de l’ordre dans le désordre suscité par le mouvement impétueux de la pensée grecque. Après Socrate le maître, l’initiateur, Platon ne voit de solution que dans l’élévation du monde des idées, transcendant par rapport à notre réalité « mondaine », « sublunaire ». A la tête de ce monde idéel et idéal sont le beau, le bien, le juste.
4) Aristote détourna la philosophie de cette élévation riche en « apories » pour la tourner vers l’étude logique des processus immanents, terrestres, naturels et sociaux.
5) Loin de résoudre le problème philosophique, l’opposition entre Platon, regardant vers le ciel des idées, et Aristote, considérant le socle des concepts, en suscitait un autre, accentué par la crise de la Cité grecque, politique et morale : au delà de la logique, la morale. Le stoïcisme répondit par un ordre moral, fondé sur le culte de la loi cosmique et humaine, un ordre rigoriste, la discipline intériorisée, la maîtrise de soi.
6) Epicure répondit pas la quête du plaisir simple, naturel, nécessaire. Cet ordre personnel impose autant de discipline que son rival stoïcien. A l’ordre moral, législatif, social, holistique du Stoïcisme s’oppose l’ordre naturel, sensible, voire sensitif, individualiste, atomistique de l’Epicurisme… S’il regarde en arrière, le stoïcisme est épris de l’unité cosmique, du « grand animal ». L’épicurisme lui est atomistique, d’où donc son individualisme.
7) Devant tant de propositions divergentes, le scepticisme répondit par le dédain, la dénégation, passant du doute absolu, négateur en théorie de toute réalité, jusqu’au doute agréable, éclectique, sociable comme celui de Carnéade, en quelque sorte scientifique avec Sextus Empiricus.
Le christianisme entreprit de réduire cette diversité, mais buta sur Aristote et Platon. L’islam, à la suite du néo-platonisme, entreprit de les unifier. Le catholicisme de Thomas d’Aquin se fondait sur Aristote. Dés le XV° siècle « Renaissant », Pic de la MIrandole réhabilitait Platon. Au début du XVII° siècle Gassendi retrouvait Epicure. Il y a des accents platoniciens chez Descartes… La philosophie moderne était lancée en partie sur des bases antiques.

N.B.: Je présente mes excuses aux nombreux oubliés de cette petite histoire, par exemple Démocrite, l’inventeur de l’atomisme qu’a retrouvé Epicure, Parménide, le fixiste de l’Être, Protagoras, le défenseur de la démocratie, Diogène, le refus de la culture, etc…