Un bateau sur l’eau
Un passant sur la jetée
Des oiseaux s’envolent
Haïku
Né fatigué comme
Me disait mon père je
Me repose beaucoup
Des nouvelles de S.A.M.
S.A.M. est prodigieux mais il n’y a que lui qui le croit
S.A.M. aime répéter : « Sam va »
S.A.M. n’aime pas les divertissements populaires
S.A.M. se prend pour un homme à femmes
S.A.M. voudrait faire disparaitre le temps
S.A.M. a des concepts mais n’a pas d’idées
S.A.M. aime les cimetières
S.A.M. se fait des cheveux parce qu’il en a peu
S.A.M. transforme les mots en maux et non l’inverse
Haïku
La vie est dure Il
Faut apprendre à vivre C’est
Le plus difficile
Haïku
Le physicien le
plus théorique ne quitte
Pas notre réel
N.B. : Son réel est aussi quotidien que le vôtre
HAÏKU
LE TEMPS ET L’ESPACE
EXISTENT AU SENS FORT MAIS
NE SONT QU’ILLUSION
HAÏKU
LE DÉSORDRE CACHE
TOUJOURS UN ORDRE LEQUEL ?
IL FAUT LE CHERCHER
Haïku
Mardi jour de Mars
Dieu de la guerre tu tues
Les moins résistants
Poème informel
Les feux du paradis une fois sur deux de nos jours si quotidiens dans nos si petites vies parcourent le village aux longs toits avec coeur avec courage sans oublier des paroles d’amour et d’amitié s’éteignent aux douze coups de minuit comme des feux de détresse Au matin des questions sans réponse font le tour du village avant le lendemain que de nouveaux feux d’amour et d’amitié rendent plus belle la vie des oies et des canards
Haïku extérieur
Les ténèbres extérieures
Sont bien moins graves que nos
Ténèbres secrètes