La troisième guerre mondiale ?

L’islamisme sunnite a déclaré une guerre totale, d’abord contre les juifs, les occidentaux, puis les chiites, les anciennes religions du Proche-Orient, les Kurdes, en attendant tous les musulmans modérés…
Il ne s’agit en aucun cas de confondre cette tendance sectaire et criminelle avec la religion musulmane pas plus qu’on ne peut assimiler christianisme et la croisade ou l’inquisition…
Tous les moyens dits civilisés doivent être utilisés contre l’islamisme radical. Il s’agit d’une guerre inexpiable. Elle ne permet cependant aucune atteinte aux droits de l’homme au nom desquels cette guerre doit être menée.
L’Occident a une immense part de responsabilité dans le désordre du monde. Mais il ne s’agit pas de considérer les islamistes radicaux comme d’innocentes victimes. Ils sont complètement responsables de leurs crimes.
Quand un drone américain tue des civils, voire des otages occidentaux, c’est hautement condamnable. Mais plus condamnable encore est le groupe taliban ou relevant de D.A.E.S.H., etc…, qui contraint à la lutte armée. Ne nous trompons pas de cible.
La guerre contraint à des choix clairs. Il faut abattre le terrorisme islamiste.

La zone d’ombre

Nous avons tous une zone d’ombre, nos secrets souvent dérisoires, nos mystères parfois insensés.
Le paradoxe est que l’ombre est lumière, qu’elle renvoie de la lumière si on sait l’interroger.
Une difficulté éventuelle est que la lumière fait de l’ombre si elle rencontre un obstacle.
Cette zone d’ombre, née de nos angoisses, de nos appréhensions, de nos mauvaises expériences ou que nous jugeons telles, est diverse, multiple. Le sexe y joue son rôle, il est loin d’être seul contrairement à des préjugés actuellement répandus. Citons l’humiliation, l’échec, l’envie, l’ignorance, la fermeture d’esprit…
La forêt d’ombre est aussi la forêt des ombres. Une projection de ces ombres est ce que j’appelle la zone d’ombre. Elle est déjà extériorité. En aucun cas elle ne se confond avec l’intériorité essentielle que j’appelle âme.
Pour résoudre certains de ces problèmes ou du moins les appréhender sérieusement ma méthode de bon sens allié au sens commun peut suffire. S’ils sont plus graves la consultation psychologique s’impose.
La psychanalyse est lente et narcissique. Il arrive qu’elle perde toute prétention thérapeutique sauf par le bavardage. C’est qu’au quotidien il est trop rare qu’on puisse se confier en toute impunité.

L’esprit et l’âme

La distinction relative entre esprit et âme n’est pas sans rappeler celle entre sacré et divin. L’âme est le fond mystérieux de notre être, indiscernable sauf peut-être par moments.
L’esprit est normalement précis, organisé. Il prend bien des formes, existentielles, personnelles, culturelles, raisonnables, voire rationnelles. Le Bon Sens à la chinoise n’est pas le Bon Sens à la française. Confucius n’est pas Descartes.
Mon idéal personnel et social a un côté anglo-saxon. Il s’agit de Bon Sens lié au Sens commun. Dans ma spécialité qui n’en est pas une, fondée sur l’histoire, il est hors de question de se couper radicalement des préoccupations communes au quotidien.
Il est évident que mes distinctions sont relatives, incertaines. Ce sont là encore des hypothèses de travail. L’affectivité, l’émotion sont fondamentales dans ces processus.

Le divin et le sacré

Le divin est la part du réel qui nous enveloppe et nous échappe. Une part de mystère inconnue, peut-être inconnaissable. Devant l’inconnu seul l’art et la poésie ont des armes.
Le sacré est la part de divin que nous croyons amadouer, voire domestiquer par des rites, des symboles, des mythes. Comme nous le savons déjà le sacré est social et le social est sacré.
Divin et sacré facilitent la superstition à laquelle il ne faut surtout pas succomber. Malheureusement elle est en partie inévitable du fait de notre ignorance.

Les défauts

L’être humain est un animal socialement modifié. Il en a tiré beaucoup de qualités, voire des vertus, et des défauts, voire des vices. Les vertus principales sont artificielles, nécessitent une discipline, un apprentissage. Les vices aussi.
Les principales caractéristiques gardent quelque chose d’animal. L’animal laissé à lui-même dans l’être humain devient bestial.
J’ai tous les défauts du monde, mais je les garde à petit feu. Je suis radin, colérique, hypocrite, narcissique… Mon travail principal consiste à dissimuler ces déficiences de mon petit être, autant que faire se peut, à l’exception de mon défaut principal, la paresse, impossible à cacher et qui trouve chez moi une complaisance coupable.
Le seul aspect positif que je vois à ma paresse est qu’il me contraint à une forme d’intelligence pour réparer en partie les dégâts.
Tous les défauts, à condition de rester mineurs, ont un aspect positif : ils me lient à l’humaine condition et me contraignent à la tolérance.
Certains de ces défauts sont l’envers de qualités. Ainsi l’hypocrisie provient de mon rôle d’acteur sur la scène du monde ( hypocrite signifiant acteur en grec ancien ). Elle accompagne nécessairement la politesse ( une grande vertu ), la tolérance…
Le narcissisme, en dehors de son simplisme, signifie aussi que je m’efforce d’exister par moi-même, en contact avec les autres et la société. J’essaie en particulier de penser par moi-même.