L’Islam

Ne caricaturons pas l’islam.
Je suis d’accord avec des auteurs aussi différents que Platon et Machiavel pour ne pas intervenir dans les affaires religieuses pour plusieurs raisons dont la tolérance
Mais l’histoire des religions est une discipline importante parce que depuis ses origines lointaines l’homme est un animal religieux selon l’expression de Mircea Eliade.
L’islam est trop souvent caricaturé. Rappelons quelques points :
1) Le prophète a demandé la tolérance pour les « religions du Livre », c’est à dire le judaïsme et le christianisme
Quand les musulmans ont conquis la région du Sindh, dans le Pakistan actuel, ils se sont résignés à considérer l’hindouisme comme une « religion du livre » !!!
2) Mahomet a considéré le Christ comme son digne prédécesseur dans la longue lignée des prophètes
3) L’un des plus grands docteurs de l’islam, Averroès, séparait radicalement la foi et la raison pour laisser toute sa place à celle-ci
4) L’une des quatre branches de la « Charia », de la tradition jurisprudentielle, le malékisme, donne toute son importance à l’Etat
Evidemment il existe d’autres docteurs de l’islam et d’autres versions de la la Charia, dont le salafisme qui réduit tout au Coran
Chaque musulman est « successeur du prophète ». C’est magnifique, mais laisse place à une totale liberté d’interprétation qui peut aller jusqu’à la folie
La force de l’islam est sa simplicité, c’est aussi sa faiblesse
Ajoutons à ce bref portrait la misogynie, le pire des racismes, ainsi que le dégoût des chiens
Cependant n’oublions pas que l’islam n’en est qu’au XIV° siècle de sa brillante histoire

Quizz 2

J’ai proposé un premier quizz à propos du « fabuliste inconnu ». Deux personnes ont découvert son nom après que je l’aie révélé, Lachambeaudie.
Mon deuxième quizz porte naturellement sur le fabuliste qui se cache derrière le pseudonyme de Fabre. On peut me donner son nom par un message sur Facebook adressé à Guy Dhoquois.
Ce deuxième quizz est facile, mais important. Je rappelle que les fables que je publie sont « translatées », c’est à dire modifiées, modernisées, résumées, souvent transformées.

Les fables de Fabre 39

Un avare voulant protéger son or
Alla enterrer sa cassette
Avec l’aide d’un compère
Un peu plus tard il voulut la revoir
Il ne trouva rien sauf le trou
Il soupçonna immédiatement son complice
Il dit à celui-ci qu’il allait rajouter d’autres pièces
Le compère un peu pressé remit tout en place
L’avare rapporta la précieuse cassette
La pressant contre son coeur
Cependant il finit par se dire :
« L’or n’est un bien que si l’on peut s’en défaire »
Il décida de ne plus entasser de ne plus enfouir
Quant au voleur il perdit de sa hauteur
Il est aisé de tromper un trompeur

Les fables de Fabre 38

Un cormoran grand écumeur des eaux
Se faisait vieux
Plus de poisson dans son écuelle
Il s’avisa d’un stratagème
Il fit parvenir à une écrevisse
La nouvelle que l’étang allait être asséché
Il était prêt à transporter chaque habitant
En lieu sûr
Poissons et autres grenouilles
Acceptèrent de bon coeur
Le cormoran les transporta un à un
Dans une mare peu fréquentée
Elle devint son garde-manger
Il vaut mieux ne pas faire confiance
Aux mangeurs de gens

Les fables de Fabre 37

Une couleuvre paressait au soleil
Un passant la mit dans un sac
Triomphant il la montra à sa petite famille :
« Regardez mes enfants je rapporte une couleuvre
Dans notre culture je ne sais pourquoi
Elle symbolise l’ingratitude
Elle est inoffensive ce n’est pas une vipère
Elle n’a pas de V sur la tête
Pourtant je vais la tuer
Je n’aime pas les serpents »
« Moi, ils me font peur » dit la femme
« Nous aussi » s’exclamèrent les bambins
La couleuvre réagit :
« Ne croyez pas cet ingrat »
Effaré l’homme recula d’un pas
« Appelons la vache »
La noble bête indolente s’en vint :
« J’ai nourri cette famille pendant des lustres
Je lui ai donné mes veaux
Maintenant que je suis vieille
Il est question de m’abattre
Sans cérémonie
L’ingrat c’est l’homme »
Un arbre fut invité à s’exprimer :
« Je protège je sers de refuge Je fais de l’ombrage
Je donne des fleurs au printemps des fruits à l’automne
Quand on m’abattra je flamboierai dans le foyer
Aucun signe de gratitude
L’ingrat c’est l’homme »
« Epargne la » dirent d’une seule voix
La mère et les enfants

Les fables de Fabre 36

Un jour de tempête
Un renard un peu bête
Se moquait d’un écureuil :
« Ta queue au dessus de la tête
Ne te protège guère
Tu voulais le faîte
Tu mérites la foudre
Ne t’en fais pas je prépare ton cercueil
Rassure-toi Je prendrai le deuil »
La pluie cessa
Le renard sortit de son trou
Accueilli par les chiens et le chasseur
L’écureuil le voyant aux portes du trépas
Ne rit même pas
Instruit pas son malheur

Les fables de Fabre 35

Une souris se plaignit à un rat
Qu’un chat la détestait
Et voulait lui faire la peau
Le rat consulta ses congénères
Qui ne savaient que faire
L’un d’eux demanda le nom du chat :
« Raminagrobis »
Au plus féroce des noms
Chaque rat rentra dans son trou
Les rates se mirent à pleurer

Les fables de Fabre 34

Contre le soleil la gent coassante
Se souleva agitée par quatre reines
Au fort tempérament
On ne pouvait désormais dormir en paix
Le soleil à leur dire allait tout consumer
Des ambassades dans le monde
Défendaient les intérêts
De quatre méchants marais
Sans prêter attention
A cette agitation
Le soleil renforça ses feux
Faisant ainsi disparaitre
La république aquatique

Les fables de Fabre 33

Trois jeunes amis se séparèrent
Le premier voulut rendre la justice
Un jour il gracia un criminel et punit un innocent
La deuxième se fit médecin
Un jour elle vit mourir trois de ses patients
Les deux se réunirent et décidèrent
De rendre visite au troisième
Près d’âpres rochers et d’une source claire
Celui-ci les écouta patiemment
Puis leur demanda de se taire
De se reposer de boire un peu de son eau
De goûter quelques-uns de ses fruits
Cueillis à même l’arbre
Puis il prit la parole : « Connaissez-vous vous mêmes ?
C’est la première condition de votre apaisement
Ce n’est pas dans vos lieux que vous la trouverez
Regardez, je trouble cette eau pure en l’agitant
Le nuage de vase cache son cristal
Vous ne voyez plus votre image
Vous deux que troublent mille accidents sinistres
Que le malheur abat que le bonheur corrompt
Vous ne vous voyez pas vous ne voyez personne
Ne quittez pas surtout vos tâches salutaires
Mais prenez soin de vous isoler quelquefois »

Les fables de Fabre 32

Un renard poursuivi par des chiens
Se réfugia dans un curieux endroit
Où s’entassaient peaux de blaireaux et de renards
Non traitées et puant
Les chiens s’arrêtèrent aboyèrent
Ayant perdu la piste
Leur maitre leur répondit :
« Allons, le renard a dû
Se réfugier dans un terrier
Nous l’avons perdu »
Ne soyez pas délicats pour sauver votre vie