
Le fabuliste méconnu Pierre Lachambeaudie
Sa photo est floue comme son destin
Le nom du fabuliste inconnu dont les fables ont servi de « pré-texte » aux fabulettes de Guy Dhoquois est
PIERRE LACHAMBEAUDIE
Le nom de son ouvrage est : FABLES
Sa dixième édition a été publiée en 1851 à Paris chez Pagnerre, éditeur, 18 rue de Seine
Cette dixième édition est augmentée d’une préface, d’une lettre de Béranger et de seize fables nouvelles
C’en est fini des fabulettes que Guy Dhoquois a tirées de l’oeuvre de celui qu’il nomme le fabuliste inconnu.
Ce sont des fables que celui-ci a publiées.
Personne ne s’est manifesté pour donner son nom.
DERNIER APPEL : VOUS AVEZ JUSQU’AU 23 DÉCEMBRE POUR DONNER LE NOM DU FABULISTE INCONNU
P.S. : Vous pouvez donner la solution sur Facebook…
Une grenouille sortant de l’eau
Aperçoit une tache rouge
Elle éclate de joie :
« Adieu les vermisseaux
Adieu l’herbe de la mare
Je suis désormais la reine des eaux ! »
Elle saute et d’un bond
Atterrit sur un chiffon d’écarlate
Les grands vents réunis dans une vaste assemblée
Célébraient leurs exploits
Tempêtes ouragans cyclones typhons trombes tornades
Le sable soulevé les mats fracassés
Les arbres déracinés Les toits envolés
Le petit zéphyr tapi dans un coin
Tremblait devant tant de violence
Il finit par s’enfuir non sans dire :
« Je ne détruis rien
Je suis brise légère
Je protège du soleil
J’aide les oiseaux de mer
Je caresse le sommeil
Soyez fiers de vos crimes
Je le suis de mes bienfaits »
A ces mots les grands vents
Eclatèrent de rire
Une fée d’autrefois
Chantait si bien
Que des perles
S’échappaient
De sa bouche
L’auditoire silencieux
Ramassait les perles
« Nous aimons ton chant
Nous adorons tes perles »
Deux boeufs traçaient dès l’aube un fertile sillon
Derrière eux voletait une bergeronnette
Les boeufs lui dirent : »Viens-tu labourer avec nous ? »
La pauvrette se fit encore plus petite :
« Je viens manger les vermisseaux qui naissent sous vos pas »
D’avoir ses oeufs volés
Aussitôt que pondus
La poule se plaignait :
« Ce n’est qu’un sur cent
Que je peux voir éclore »
Elle s’évada et se réfugia
Dans une campagne sauvage
Elle vit ses poussins
Avant que le renard ne les mange
Un loup devenu sage
Enseignait aux louveteaux :
« La vertu candide peut
D’une âme novice
Tremper sa robe blanche
Aux souillures du vice
Ne la retenez pas
Dans votre impur limon
N’espérez pas
Noirs enfants de l’abîme
Elle saura bientôt
Dans un effort sublime
S’élancer loin de vous
Pour ne plus revenir »
Un jour une brebis tomba dans un étang
Grenouilles aussitôt de lui faire fête
Croyant accueillir un nouvel habitant
Elles vantèrent les rares agréments
De ce lieu noir agrémenté de vert
Mais pour l’eau la brebis est peu faite
Elle sortit comme elle le put
Avec mille remerciements